Hainan Open (CT) : Victor Perez, la belle surprise

10/10/2017
Photo : Ross Kinnaird / Getty Images Europe - AFP

Victorieux début octobre de son premier tournoi sur le Challenge Tour, l’ancien étudiant de l’Université du Nouveau-Mexique occupe la 14e place de la Road to Oman. Moins d’un an seulement après être arrivé de l’Alps Tour ! 

Le Tarbais est cette semaine en Chine, dans l'île d'Hainan

A l’instar de Matthieu Pavon, passé de l’Alps Tour à l’European Tour en deux ans, Victor Perez, 25 ans, est en train d’emprunter le même chemin. Victorieux le 1er octobre au Pays basque espagnol de son premier tournoi sur le Challenge Tour, le Tarbais occupe actuellement la quatorzième place de la Road to Oman avec 66 086 points. A quatre tournois de la clôture de la saison 2017 de la deuxième division européenne, il est pour l’instant du bon côté de la frontière. En début d’année, après seulement un an passé chez les pros ponctué sur l’Alps Tour par un succès en… Espagne et une cinquième place finale, avait-il envisagé un scénario aussi rectiligne ?
« Quand je suis monté sur le Challenge Tour, je voulais voir, prendre mon temps, souligne-t-il aujourd’hui. Il y a eu des hauts et des bas en début d’exercice mais ma deuxième place au Danemark (25 juin) m’a permis de me rassurer. Avec un tel résultat, on sait qu’on est bien parti pour conserver la carte. Mais dans ma tête, j’étais surtout parti pour jouer les tournois les uns après les autres. En ayant toujours cette sensation de progression, dans mon jeu mais aussi d’un point de vue physique et mental. Alors la Road to Oman… Je pense que je peux finir dans le top 15 comme je peux imaginer que ça peut mal se passer. Mais forcément, quand on est dans une situation comme celle-ci, il faut la saisir. Le sport de haut niveau, c’est beaucoup d’opportunités qu’il faut saisir quand elles se présentent. On ne sait pas quand elles reviendront… »

Perfectionniste dans l'âme

L’European Tour ne lui fait donc pas peur. Il avait même plus ou moins abordé cette éventualité avec son staff technique, dont son coach américain, Michael Magher, pro à Biarritz retourné depuis aux Etats-Unis.
« J’ai dit en décembre à mon staff qu’il y avait cette possibilité de partir pour deux ans d’affilée, poursuit-il. La saison du Challenge Tour se termine le 4 novembre, et celle de l’European Tour 2018 démarre le 23 novembre. En montant du top 15, on n’a pas forcément la meilleure catégorie et il faut donc chercher rapidement les points. J’avais fait un travail physique important l’hiver dernier en préparation pour ça. Après, je ne pense pas que ça bouleversera mon plan de marche… J’avais anticipé tous les scénarios depuis un bout de temps. J’espère juste être prêt si l’opportunité se présente. »
Perfectionniste dans l’âme - « je prends beaucoup de notes sur mon jeu, sur mes séances… Je note pratiquement tout » - l’ancien vice-champion du monde amateur sait qu’il traverse une période favorable dans sa jeune carrière professionnelle. Son week-end au Pays basque il y a deux semaines est là pour le prouver. Onze birdies le samedi pour une carte sans la moindre erreur avant de confirmer le lendemain avec un solide 65 (-7) fort d’un eagle, de sept birdies et de deux… bogeys pour un score final de -24 (264) et un joli chèque de 32 000 euros à la clé. 

Pic de forme à la mi-septembre

« Je vais essayer de surfer sur cette vague de confiance, enchaîne-t-il. Je vais essayer de m’appuyer sur ce que j’ai fait ce week-end là en Espagne et d’en profiter sur les quatre derniers tournois de la saison. D’après mes ressentis par rapport à d’anciens résultats, je savais que j’allais rentrer dans une sorte de pic de forme à la mi-septembre. Cela ne s’est pas tout de suite vu car j’ai raté le cut au Kazakhstan juste avant. Même en jouant plutôt bien. Je savais néanmoins qu’un travail physique avait été effectué longtemps en hiver et que cela allait porter ses fruits. Cela s’est confirmé… » 
Aux portes du plus haut niveau européen, lui arrive-t-il encore de penser aux Etats-Unis, à ses quatre années passées à l’Université du Nouveau-Mexique où il a obtenu un Bachelor en business et psychologie ? Lui arrive-t-il même d’envisager une carrière future sur le PGA Tour ?
« Ouh là, souffle-t-il doucement. Quand je suis parti là-bas en Université, mon rêve était de revenir. Plus je passe de temps en Europe, plus je me dis que j’aime la vie ici. C’est vraiment important pour un joueur de se sentir bien entouré, de se dire qu’il y a des moments plus difficiles dans la vie que de manquer des cuts plutôt que d’être seul aux Etats-Unis, un peu planté et pas toujours entouré de gens qui vont sont chers, dans une mentalité et une culture très différentes. Mais peut-être que ça changera. Pour l’instant, c’est un peu loin encore pour penser à cela. »

 

 

 

Lionel Vella
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