Shenzhen International (ET) : Damien Perrier : « Mon portrait chinois »

19/04/2017
Photo : Stuart Franklin / Getty Images Europe - AFP

En préambule du premier des deux tournois de la quinzaine organisés en Chine sur l’European Tour, le golfeur breton s’est prêté au jeu d’un question-réponse pas comme les autres. Riche et instructif ! 

Au Trophée Hassan-II, la semaine dernière à Rabat (Maroc)...

Si j’étais un parcours de golf ?
« Le Old Course de St Andrews. Etant un passionné, c’est le home of golf. J’ai hésité avec Augusta, mais c’est surtout pour la magie du Masters. »

Si j’étais un joueur de golf américain ?
« Ce qui est difficile, c’est qu’il faut en choisir un alors qu’il y a beaucoup de tentations parmi tous ces joueurs. Ils ont un style tous différents, ce qui fait leur charme d’ailleurs. Mais je dirais Dustin Johnson, pour son abnégation et sa force de caractère. Il a connu beaucoup d’échecs dans des grands événements. Mais il n’a jamais baissé la tête ni les bras pour finalement s’imposer et devenir aujourd’hui le n°1 mondial incontestable et incontesté. »

Si j’étais un trou de golf ?
« Le 17 au TPC Sawgrass (Floride). Pour le charme du trou et pour le fait que ce soit un par 3 relativement court qui pose beaucoup de soucis aux joueurs dans le money time. Il régale aussi beaucoup le public. C’est donc très sympa de voir un tel par 3, pas forcément long mais très challenging avec de sérieux retournements de situations à la clef. »

Si j’étais une légende du golf ?
« Pour faire un petit clin d’œil aux Européens, j’opte pour Severiano Ballesteros. Un véritable charisme, avec un style de jeu bien particulier. Un jeu qui peut, de temps en temps, ressembler à une échelle bien plus supérieure à ce que je suis capable de produire sur un parcours de golf. C’est-à-dire me placer parfois dans des endroits délicats et retourner la situation à mon avantage. J’adore ce joueur. C’est une vraie source d’inspiration pour moi. »

Si j’étais une compétition de golf ?
« La Ryder Cup ! D’un point de vue émotionnel, c’est au-dessus de ce que l’on peut trouver ailleurs. Dans la hiérarchie arrivent ensuite les quatre tournois Majeurs. La Ryder Cup est une expérience collective, on défend son pays mais aussi tout un Continent. En termes d’intensité, il n’y a rien de mieux ! »

Si j’étais un pays de golf ?
« L’Irlande ! Ce pays a sorti quelques grands champions comme Rory McIlroy, Darren Clarke, Paul McGinley, Padraig Harrington, Graeme McDowell... On a aussi un public passionné. Ils vivent le golf à 200 %. Ils possèdent des parcours extraordinaires, des purs links... J’ai appris le golf sur un links du côté de Granville. Alors quand je vais en Irlande, il m’arrive de faire des promenades sur ces terrains pour m’inspirer, m’imprégner d’ondes positives de ces lieux somptueux. »

Si j’étais un sport à part le golf ?
« Le basket-ball, pour la faculté qu’ont les joueurs à se transcender pour claquer des paniers à la dernière seconde. C’est d’une précision chirurgicale et d’un sang-froid exemplaire avec un brin de magie. Je pense aussi, dans un coin de ma tête et dans une vie parallèle, aux combattants de l’UFC (Ultimate Fighting Championship). Ils rentrent dans une cage, ils n’ont aucune autre option que la victoire, très entraînés pour deux voire trois combats maximum dans l’année, et surtout très courageux. Cela a quelque chose d’attrayant ! »

Si j’étais un champion de sport en activité ?
« Teddy Riner. Un grand champion avec de multiples titres européens, mondiaux et olympiques. Il a été le porte-drapeau des derniers JO à Rio pour la France. C’est un vrai colosse. Et c’est bien de s’imaginer dans la peau d’un tel athlète quand on est une petite nature de golfeur (rires). »

Si j’étais une équipe de football ?
« Je reste fidèle aux miens : le Stade Rennais Football Club. Je supporte ce club depuis que je suis tout petit, étant Rennais de naissance. Pourquoi ? Pour sa traditionnelle galette-saucisse (rires), ou pour les émotions que cette équipe nous procure. Ils sont capables de battre Paris en double infériorité numérique chez eux et de perdre 3-0 contre le dernier du championnat la semaine suivante. Equipe absolument ingérable donc, mais c’est aussi pour ça qu’on les aime et qu’on les soutient, nous les Rennais ! »

Si j’étais un champion olympique ?
« Usain Bolt pour la foudre. Ou Michael Phelps, pour les titres, les médailles... Mais je vais dire Phelps car je ne suis pas un très bon nageur. C’est franchement admirable que de survoler une discipline à ce point-là (23 médailles d’or aux JO entre 2004 et 2016). Et ce qui ne gâte rien, c’est aussi un bon joueur de golf. Je me souviens l’avoir vu enquiller un putt de plus de 40 mètres au Dunhill Links Championship il y a deux ou trois ans... »

Si j’étais un événement sportif ?
« Les Jeux Olympiques. La Coupe du monde de football mobilise aussi beaucoup de monde, peut-être pas forcément passionné à la base. Les Jeux, ça touche encore plus de monde je crois. On est curieux de découvrir de nouveaux champions, de prendre connaissance de discipline dont on ignorait l’existence. Pour moi, c’est la référence ! »

Si j’étais une légende du sport ?
« Roger Federer, Tiger Woods, Michael Jordan... Pas facile. Mais je vais quand même dire Tiger Woods. Presque 80 titres officiels sur le PGA Tour en carrière et 14 Majeurs dans l’ère moderne du golf, qu’il a totalement révolutionné. C’est dix fois plus que ce qu’un joueur du top 50 ou 100 mondial actuel est capable de rêver en termes de palmarès. Alors un grand  respect pour cet immense champion ! »

Si j’étais un stade ?
« Nouveau clin d’œil à ma Bretagne avec le stade du Roudourou à Guingamp. Il a une capacité d’accueil de spectateurs supérieure à son nombre d’habitants. Je trouve ça quand même assez extraordinaire en termes de chauvinisme, mais en même temps, on aime bien ça (rires). »

Si j’étais une date ou une année qui a marqué le monde du sport ?
« 1998 et la France victorieuse de la Coupe du monde de football. Avec ce défilé sur les Champs-Elysées qui a mobilisé toute une nation. J’étais jeune mais je m’en souviens comme si c’était hier. Un très grand moment ! »

Si j’étais autre chose qu’un sportif de haut niveau ?
« Cela ne veut pas dire que j’ai les talents pour mais pourquoi pas rêver d’une carrière d’acteur au cinéma. Dans des films d’actions, genre James Bond... Cela doit être sympa, les coulisses des tournages, ça doit être un univers différent. La curiosité pencherait vers ça. Mais ce n’est pas évident de répondre à cette dernière question car depuis tout gamin, mon objectif est exclusivement tourné vers le golf. Dans ma tête, je n’ai jamais eu envie de faire autre chose. C’est ma passion ! »

Lionel Vella
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