Les légendes de l'Open

Rubrique : Golf pro

1920 - Walter Hagen, un Américain à Paris

Première édition jouée au lendemain de la Première guerre mondiale, le Grand Championnat Omnium retrouve son terrain de prédilection du Golf Club de Paris à La Boulie, les 5 et 6 juillet. Si, comme le note Le Figaro dans son édition du 6, « le terrain était lourd, par suite de la pluie », les conditions météo n'empêchent pas les Français de briller. Le Biarrot Eugène Lafitte score 73 et 74 lors de la première journée pour se porter seul en tête avec un total de 147, trois coups devant Jean Gassiat, également de Biarritz. Ce dernier, vainqueur de l'édition 1912 du tournoi, partage sa deuxième place avec la vedette américaine Walter Hagen, qui vient d'échouer dans sa tentative de conquête de l'Open britannique la semaine précédente au Royal Cinque Ports.
Mais le lendemain, sous une pluie battante, "The Haig" revient à hauteur de Lafitte grâce à des scores de 75 et 73, contre 75 et 77. Les deux hommes sont donc contraints de partir en play-off, le premier de l'histoire du tournoi. Celui-ci, disputé sur 36 trous, a lieu le jour suivant, et voit Hagen triompher avec cinq coups d'avance. L'extravagant "Sir Walter", qui finira sa brillante carrière avec onze tournois Majeurs au compteur, signe la première des trois victoires américaines à l'open de France, avant Byron Nelson en 1955 et Barry Jaeckel en 1972.

1924 - Cyril Tolley, le seul amateur vainqueur de l'Open de France

L'édition 1924 du Grand Championnat Omnium se déroule les 1er et 2 juillet sur les "links" – comme on désigne à l'époque tous types de parcours – du Golf Club de Paris à la Boulie. Au terme de la première journée, c'est Gene Sarazen qui domine les débats avec un total de 144 pour ses deux parcours. Le grand champion américain, vainqueur des deux précédentes éditions de l'USPGA Championship, devance d'un coup l'Anglais Aubrey Boomer, de deux Cyril Tolley, Anglais lui aussi, et le Français Raymond Botcazou, et de trois son compatriote Walter Hagen.
Le lendemain, « malgré la pluie de la matinée, le parcours était en excellent état », rapporte Le Figaro dans son édition du 3 juillet. Sarazen signe pourtant un rédhibitoire 88 le matin et abandonne toute chance de victoire, tout comme Hagen (77). La chute des professionnels ouvre la porte à Tolley, qui score 71 avant le déjeuner et assure sa victoire avec un 73 dans l'après-midi. Avec un total de 290, il devance de trois coups Hagen, vainqueur quatre ans plus tôt sur le même parcours. À 29 ans, le membre du Royal & Ancient Golf Club de St. Andrews devient le premier joueur amateur à remporter l'Open de France, une distinction dont il reste aujourd'hui encore le seul détenteur. Cyril Tolley soulèvera une deuxième fois la coupe Edward George Stoïber, quatre ans plus tard et toujours à la Boulie.

1925 - La quatrième victoire du "toujours jeune vétéran" Arnaud Massy !

Vainqueur en 1906 à La Boulie de la première édition du Grand Championnat Omnium, Arnaud Massy est à cette période l'un des meilleurs golfeurs européens. Dans les années précédant la Première Guerre mondiale, le Biarrot amasse les trophées de part et d'autre de la Manche : en France (1906, 1907, 1911), en Belgique (1910) et en Espagne (1912). Son fait d'armes le plus prestigieux, accompli en 1907, est évidemment son sacre au British Open à Hoylake, le seul d'un non-Britannique dans les 56 premières éditions de l'épreuve ! Mais alors que se s'ouvre la 15e édition de son open national, le 5 octobre 1925 à Chantilly, le Français ne figure pas parmi les favoris, eu égard à son âge avancé : 48 ans.
Après deux premiers tours joués en 75 et 76, il pointe à la 8e place, à cinq coups de son compatriote Jean Gassiat. Le lendemain, à la faveur d'un troisième tour en 68 suivi d'un quatrième en 72, Massy termine en tête à 291, à égalité avec l'Anglais Archie Compston, l'un des favoris. Un play-off sur 36 trous est disputé le 7 octobre pour départager les deux hommes. À l'expérience, le « toujours jeune vétéran professionnel français », comme le dénomme Le Figaro dans son édition du 8 octobre, « domine nettement son adversaire, le battant de sept points ». Le joueur de la Nivelle remporte ainsi son quatrième Open de France et établit un record d'âge pour un vainqueur (48 ans et 93 jours) qui tient toujours !

1931 - Le quintuplé d'Aubrey Boomer, le plus français des Anglais

En 1921, c'est un jeune Anglais – originaire plus précisément de l'île anglo-normande de Jersey – qui remporte le Grand Championnat Omnium au Touquet. Une victoire acquise à l'issue d'un play-off l'opposant à Arnaud Massy, dont le sort est scellé par un geste remarquable de sportivité : devancé de huit coups à trois trous de la fin, Massy ramasse sa balle et vient saluer son vainqueur. À 23 ans, le fils de l'architecte du golf de La Moye, où ont également été formés les grands champions Harry Vardon et Ted Ray, signe sa première victoire d'envergure, prélude à une riche carrière au cours de laquelle il remportera notamment deux opens de Belgique, quatre opens des Pays-Bas et un open du Sud en Argentine, sans oublier trois places d'honneur au British Open.
Mais c'est en France que Boomer écrit les plus belles pages de sa vie de golfeur. Pas étonnant pour cet enseignant attaché, durant toute sa carrière, au golf de Saint-Cloud ! En 1922 à La Boulie, il conserve son titre avec une avance énorme de neuf coups sur Eugène Lafitte. En 1926, c'est sur "son" terrain qu'il remporte l'épreuve pour la troisième fois. Il est sacré une quatrième fois en 1929 à Fourqueux, égalant ainsi le record de victoires d'Arnaud Massy. En 1931 à Deauville, Boomer triomphe une fois de plus grâce à un dernier tour magistral en 67, qui lui permet de remonter neuf coups de retard sur le leader et terminer avec deux d'avance ! À 34 ans, le plus Français des Anglais remporte l'épreuve pour la cinquième et dernière fois. Un record qui n'est pas prêt d'être battu...

1938 - Chapeau, monsieur Dallemagne !

Le seul "coup du chapeau" de l'histoire de l'Open de France est l'œuvre d'un Français, Marcel Dallemagne, qui accomplit cet exploit lors des éditions 1936, 1937 et 1938.
Depuis la retraite d'Arnaud Massy à la fin des années 1920, le golf tricolore attend un successeur au grand champion basque. Dans les années suivantes, le natif du Port-Marly dans les Yvelines se pose en candidat crédible, grâce à des victoires dans les opens de Belgique (1927), de Suisse (1931) et des Pays-Bas (1933), ainsi que trois titres dans l'Omnium national (1930, 32, 35). En 1936, cet enseignant au golf de Saint-Germain-en-Laye a la chance de disputer l'Open de France à domicile. Après un premier jour moyen, il réussit l'exploit de remonter sept coups de retard sur le grand Henry Cotton lors de la deuxième journée, forçant ainsi un play-off. Le lendemain, le Français s'impose d'un seul coup face à l'Anglais au terme d'une lutte acharnée. Onze ans après la dernière victoire française dans l'épreuve, Massy a enfin un héritier !
L'année suivante, l'Open de France a lieu à Chantilly, et Dallemagne y conserve son titre avec trois coups d'avance sur l'amateur anglais Leonard Crawley. Cette victoire vient couronner une année 1937 exceptionnelle pour le Francilien, auteur du Grand Chelem français avec des succès au Grand Prix de l'A.P.G.F. et à l'Omnium national, et d'une moisson de titres à l'étranger dans les opens d'Italie, de Suisse et de Belgique ! La dernière levée du triplé réussi par Marcel Dallemagne dans son open national a lieu en 1938 à Fourqueux, où il s'impose avec cinq coups d'avance sur Pierre Hausséguy. Malgré plusieurs opportunités – de Cotton à McDowell en passant par Locke, Van Donck, Oosterhuis, Ballesteros, Faldo et Remésy – plus personne n'est parvenu signer trois victoires consécutives dans l'Open de France.

1955 - Le dernière victoire de Byron Nelson

En juillet 1955, lorsqu'il se présente au siège parisien – situé rue Byron ! – de la Fédération française de golf pour s'inscrire à l'Open de France, Byron Nelson n'est pas un participant comme les autres. Rentré dans les annales de la discipline pour sa mythique année 1945, au cours de laquelle il a remporté 18 victoires dont 11 consécutives, il détient en effet 52 trophées sur le circuit américain, dont cinq Majeurs (Masters 1937 et 1942, US Open 1939, USPGA Championship 1940 et 1945). C'est donc une légende du golf qui vient ajouter son illustre nom à la liste de départ de la 39e édition du tournoi, prévue les 13 et 14 juillet à La Boulie.
Toute légende qu'il soit, le Texan est pourtant un golfeur retraité depuis près de dix ans. À la fin de l'année 1946, il a en effet choisi se retirer dans son ranch de Roanoke pour fuir la pression et les obligations liées à la célébrité. Auteur de rares apparitions en compétition sur le PGA Tour, notamment au Masters, il entreprend néanmoins une surprenante tournée estivale en Europe en cet été 1955, à l'instigation de son caddie Eddie Lowery, fin businessman par ailleurs. Quelques jours avant l'Open de France, Nelson prend une anodine 32e place au British Open, 18 ans après sa première apparition dans l'épreuve. Dans la foulée de son passage à St. Andrews, il pose donc ses valises dans la capitale française – au Ritz – pour participer à l'Open de France, sur un parcours qu'il découvre.
« J'ai très bien joué, raconte-t-il dans son autobiographie "How I Played the Game". J'ai passé la barre des 70 lors des trois premiers tours, mais j'ai fait 38 sur l'aller du quatrième. Eddie n'était pas là, pris par d'importants rendez-vous d'affaires, mais il est revenu au moment où j'entamais le retour. Je ne jouais pas bien et ne comptait qu'un coup ou deux d'avance sur Weetman et Bradshaw. Je me lamentais sur mon mauvais jeu quand Eddie a débarqué et s'est mis à me traiter de tous les noms. Il m'a rendu fou à tel point que si on n'avait pas été amis, j'aurais eu envie de le frapper. Mais ce qu'il m'a dit a dû m'aider, car j'ai joué le retour en 32 pour devenir le premier Américain depuis Walter Hagen en 1920 à remporter l'Open de France ! J'ai empoché 10 000 francs, ce qui n'a même pas couvert notre facture d'hôtel ! »
Pour "Lord Byron", cette victoire à La Boulie fut la dernière d'une longue liste de 64 en tant que professionnel.

1969 - Jean Garaialde, le héros que la France attendait

Né à Ciboure en 1934, formé au golf de la Nivelle par son père Raymond, lui-même élève du grand Arnaud Massy, Jean Garaialde est un pur produit de l'école basque, vivier de champions français depuis la fin du siècle précédent. Familiarisé au maniement des clubs dès l'enfance, caddie à l'adolescence, le jeune homme devient naturellement professionnel lorsqu'il atteint la majorité, en 1952. Au cours d'une immense carrière étalée sur cinq décennies, il amasse les titres à la pelle dans l'Hexagone : 17 à l'Omnium national, 12 au Grand Prix de l'A.P.G.F. et 12 au championnat de France professionnel. Autant de records qui ne seront probablement jamais battus ! À l'international, le Basque collectionne également les honneurs (25 participations à la Coupe du monde par équipes, un record là aussi) et les trophées, notamment lors d'une magistrale année 1969 au cours de laquelle il remporte les opens d'Espagne, d'Allemagne, du Maroc et de France.
C'est lors de ce dernier, disputé du 14 au 17 juillet à Saint-Nom-la-Bretèche, qu'il décroche la victoire la plus chère à son cœur. Au coude à coude avec Roberto de Vicenzo, l'immense champion argentin vainqueur de plus 230 tournois à travers le monde dont l'Open de France à trois reprises (1950, 1960 et 1964), Garaialde poste des birdies au 17 et au 18 pour forcer le play-off. Au cours d'une prolongation pleine de tension, les deux hommes manquent chacun une occasion d'en finir sur les deux premiers trous. Mais au troisième, un bogey de Vicenzo offre au Français la chance de sa vie... Son putt d'un mètre, plein trou, le consacre dans son open national devant une foule toute acquise à sa cause ! À 35 ans, Jean Garaialde réalise le rêve de ses 15 ans et devient le premier Tricolore à remporter l'Open de France depuis Firmin Cavalo en 1948. L'année suivante, il échouera pour un coup seulement à défendre son titre face à l'Australien David Graham, mais résistera au meilleur joueur du monde – Jack Nicklaus – pour s'imposer dans l'open de Suède.

1980 - Le "Requin blanc" les a tous croqués

De tous les noms gravés sur la coupe Edward George Stoïber, celui de Greg Norman est sans conteste l'un des plus prestigieux. Passé pro en 1976 à l'âge de 21 ans, seulement six ans après avoir démarré le golf, l'Australien a joué à plein temps sur le circuit européen de 1977 à 1982, avant de rejoindre les États-Unis. Bien avant de remporter ses deux Majeurs (British Open 1986 et 1993) et de dominer le classement mondial (créé en 1986) durant 331 semaines entre 1986 et 1998, c'est donc un jeune Norman qui a triomphé à Saint-Cloud le 11 mai 1980, signant la septième victoire de sa carrière tous circuits confondus, et l'une des plus remarquables de toute l'histoire de l'Open de France. Auteur d'une première carte de 67 (-5), il était devancé d'un coup, au soir du premier tour, par l'Anglais Ian Mosey, mais un excellent 66 (-6) l'a propulsé seul en tête dès le lendemain. Avec un 68 (-4) le samedi et un nouveau 67 (-5) le dimanche pour conclure, il s'est offert un triomphe absolu, comme en témoigne l'avance de dix coups sur son dauphin, l'une des plus grandes jamais enregistrées dans l'épreuve. Seuls Henry Cotton en 1946 (15 coups), Arnaud Massy en 1906 (11 coups) et Dale Hayes en 1978 (11 coups également) ont fait mieux ! Cette mémorable édition 1980 fut hélas la dernière apparition du "Grand requin blanc" à l'Open de France.

1984 - C'était l'heure de Bernhard Langer

L'édition 1984 de l'Open de France, disputée du 17 au 20 mai à Saint-Cloud, est emblématique de l'âge d'or qui caractérise le golf européen à cette période. À l'exception de Seve Ballesteros, tous les grands noms du Vieux Continent sont là, et figurent même en bonne position à l'issue des quatre tours. On retrouve ainsi, en remontant le leaderboard, Ian Woosnam et Sam Torrance à la 13e place, Bernard Gallacher à la 9e, Sandy Lyle à la 4e ou encore Nick Faldo à la 3e. Mais la coupe échoit cette année-là dans les mains de Bernhard Langer, membre éminent du circuit européen avec déjà sept titres à son palmarès et l'ordre du mérite 1981 en poche. Âgé alors de 26 ans, l'Allemand de l'Ouest, comme on le dit encore, dispute l'Open de France pour la huitième fois de sa carrière, où il compte comme principal fait d'armes une 2e place lors l'édition 1981 remportée par Lyle.
Si le grand animateur de la semaine se nomme José Rivero, en tête seul ou à égalité après les trois premiers tours, Langer suit de près la cadence imposée par l'Espagnol. Avec trois cartes de 68, 71 et 67, il n'accuse en effet que deux coups de retard à la veille du dernier tour. C'est le dimanche qu'il porte son offensive : avec un eagle et six birdies au compteur, dont deux sur les deux derniers trous, un sublime 64 (-8) lui permet de coiffer Rivero au poteau, pour un coup seulement ! La légende allemande, qui gagnera le Masters l'année suivante (puis une deuxième fois en 1993) et sera le premier numéro un mondial de l'histoire du golf en 1986, passera maintes autres fois tout près de remporter à nouveau l'Open de France. Il s'inclinera trois fois en play-off (en 1990 face à Philip Walton, en 1996 face à Robert Allenby et en 1998 face à Sam Torrance), terminera 2e de l'édition 1989, et 3e des éditions 1985 et 1986. Ses cinq places de dauphin constituent d'ailleurs un record à l'Open de France.

1989 - Nick Faldo, un triplé plein de classe

Sacré une première fois à l'Open de France lors de l'édition 1983, Nick Faldo n'était pas encore l'immense champion qu'il s'apprêtait à devenir. Sa victoire à La Boulie, pourtant, n'a rien à envier à ses plus grandes heures de gloire en termes de dramaturgie : eagle au 18 pour arracher un play-off face à José Maria Cañizares et David J. Russell, birdies sur les deux premiers trous de mort subite pour rester en course, et enfin victoire acquise au troisième sur concession de l'Espagnol ! Ce succès fut le premier d'une série de cinq en 1983, sur la route de son premier ordre du mérite européen. Mais dans les mois qui suivirent, Faldo entreprit auprès de David Leadbetter un long travail technique de reconstruction de son swing, qui mirent trois ans à porter leurs fruits.
En 1988, doté d'un geste à nouveau efficace, l'Anglais remporta à Chantilly son deuxième Open de France, à nouveau grâce à un eagle rentré sur le dernier green ! Ce succès intervint six jours après sa défaite en play-off de l'U.S. Open face à Curtis Strange, et deux semaines avant la défense – infructueuse – de l'open britannique, son premier titre Majeur décroché l'année précédente à Muirfield.
En 1989, Chantilly accueille à nouveau l'Open de France, et Faldo s'y présente dans la peau d'un double vainqueur de Majeur, puisqu'il a décroché trois mois plus tôt à Augusta la veste verte du Masters. Dans cette édition qui rassemble cinq joueurs du top 10 mondial (N° 1 Ballesteros, N° 2 Faldo, N° 6 Woosnam, N° 7 Lyle, N° 10 Olazábal), l'Anglais "se contente" d'un birdie au 18 pour s'assurer un troisième triomphe dans l'épreuve !

2001 - La patience de José Maria Olazábal enfin récompensée

Quinze ans après sa première participation, et dix ans après la 2e place décrochée dans la première édition disputée au Golf National derrière Eduardo Romero, José Maria Olazábal remporte enfin l'Open de France. La 85e édition du tournoi, qui se déroule du 3 au 6 mai sur le parcours des Sangliers au Golf Club de Lyon, est d'ailleurs la dernière en date à ne pas s'être déroulée sur l'Albatros. L'Espagnol, alors âgé de 35 ans et auréolé de deux vestes vertes remportées à Augusta lors des Masters 1994 et 1999, est encore au sommet de son art, même s'il attend son 21e titre sur le circuit européen depuis près d'un an et doit composer, depuis plusieurs années déjà, avec un physique parfois défaillant.
Lors des deux premiers tours, disputés sur trois jours en raison des fortes pluies qui arrosent la région lyonnaise, "Xema" joue deux fois sous le par 70 du tracé, postant un 66 (-4) lors du premier et un 69 (-1) lors du deuxième. À mi-tournoi, il pointe 4e ex æquo à -5, deux coups derrière Marc Farry, et un derrière Grégory Havret et Anders Hansen. Au cours d'un dimanche marathon, le disciple de Seve Ballesteros s'empare d'abord de la tête à l'issue d'un troisième tour bouclé en 66 (-4). Dans l'après-midi, il s'octroie la victoire en distançant l'autre co-leader, l'Italien Costantino Rocca, à la faveur d'un ultime 67 (-3) ponctué de birdies cruciaux aux trous numéro 14 et 18.
Cette victoire constitue la cerise sur le gâteau de la longue et belle histoire d'amour entre José Maria Olazábal, qu'il a disputé à vingt reprises au cours de son immense carrière.

2009 - La victoire de Martin Kaymer, futur Kayser

En 2009, le monde du golf suit avec intérêt l'évolution de la carrière d'un jeune Allemand du nom de Martin Kaymer. Trois ans plus tôt, le successeur annoncé de Bernhard Langer s'est illustré en signant une carte de 59 (-13) sur un tournoi de la troisième division division européenne, l'EPD Tour. L'année précédente, il a soulevé ses deux premiers trophées sur le circuit européen, en janvier à Abu Dhabi et en juin devant son public au BMW International Open. C'est donc une étoile montante du golf continental qui prend le départ de la 93e édition de l'Open de France, disputée du 2 au 5 juillet au Golf National.
Dès le premier tour, l'Allemand s'illustre en claquant une carte de 62 (-9), améliorant officiellement le record du parcours de l'Albatros, puisque le 62 réalisé par l'Argentin Eduardo Romero en 2005 l'avait été sur un tracé alors plus court de quelques dizaines de mètres. Lors des tours suivants, l'Allemand joue 72 (+1) et 69 (-2) mais perd la tête au profit de Rafa Echenique. Au terme d'un dimanche spectaculaire, l'Argentin s'écroule et Kaymer, auteur d'un 68 (-3), est rejoint en tête au club-house par Lee Westwood. Un trou de mort subite lui suffit pour vaincre l'Anglais.
Ce succès fut le déclencheur de l'irrésistible ascension de Martin Kaymer vers les sommets du golf mondial, puisqu'une semaine après il s'imposait à l'open d'Écosse, et remportait l'année suivante quatre trophées, dont son premier Majeur à l'USPGA Championship, accédant finalement au rang de numéro un mondial. Depuis, Kaymer n'a jamais manqué un Open de France, et y a signé cinq top 15 sur ses six dernières apparitions.

2014 - L'inattendu doublé de Graeme McDowell

Habitué de l'Open de France où sa première apparition remonte à 2003, Graeme McDowell avait fait vibrer une première fois le public du Golf National cette année-là, en réalisant un impensable albatros 2 au 18, alors encore en par 5. Dix ans et six participations plus tard, c'est dans la peau d'un vainqueur de Majeur (l'U.S. Open en 2010) et d'un membre du top 10 mondial (9e) que le Nord-Irlandais se présente dans la banlieue parisienne. Impérial tout au long de la semaine sur un parcours d'une rare difficulté, il aligne quatre cartes sous le par (69, 69, 70 et 67, -9 total) pour soulever la coupe Edward George Stoïber, son neuvième trophée en carrière sur l'European Tour.
L'année suivante, dans des conditions météo contrastées, le tenant du titre alterne le bon (70 le jeudi, 69 le vendredi) et le moins bon (73 le samedi) pour pointer au 7e rang à la veille du final. Si un top 5 semble alors envisageable, la victoire paraît inaccessible, puisque l'invité Kevin Stadler, en tête depuis le premier tour, compte huit coups d'avance ! Mais au cours d'un dimanche de lutte face aux éléments, l'effondrement subit de l'Américain (76) conjugué à la parfaite maîtrise du Nord-Irlandais (67) permet à ce dernier de conserver son titre, avec un coup d'avance consécutif à un triste trois-putts de Stadler sur le green du 18. Neuf ans après Jean-François Remésy, "G-Mac" devient le 13e joueur de l'histoire de l'Open de France à réaliser le doublé !

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