Robin Sciot-Siegrist, dans les starting-blocks !

15/03/2017
Photo : Alexis Orloff / ffgolf

Détenteur d’un droit de jeu complet sur le Challenge Tour 2017 par l’intermédiaire des PQ3, l’ancien étudiant de Louisville (Kentucky) lance sa saison cette semaine au Kenya. Il vise le top 15 en fin d’année.

Robin Sciot-Siegrist a joué sept fois sur le Challenge Tour en 2016 et son meilleur résultat reste une neuvième place obtenue au Vaudreuil le 24 juillet.

Robin Sciot-Siegrist s’est envolé pour le Kenya ce mercredi. Afin de préparer au mieux ses grands débuts sur le Challenge Tour 2017 programmés la semaine prochaine à Nairobi au Barclays Kenya Open (23-26 mars). « J’ai en effet pris quelques jours d’avance, nous explique ce jeune homme de 23 ans. Je vais d’ailleurs jouer entre vendredi et dimanche le Karen Masters, un Pro-Am qui va m’aider à me mettre en jambes, à m’acclimater également à l’altitude (1 700 mètres). En plus, il y a un peu d’enjeu (15 000 dollars de dotation). Et puis ça va me permettre de renouer avec la compétition. Ce qui n’était plus le cas depuis le mois de novembre ! »

Quatre ans dans le Kentucky

Tout a basculé pour ce licencié de St-Nom-la-Bretèche (78), passé professionnel l’an passé, lors des  PQ3 des Cartes européennes, du côté du PGA Catalunya (12-17 novembre 2016). Malgré un sixième et dernier tour très compliqué, bouclé en 81 avec deux double-bogeys sur des pars 5 pour une 69e place finale, l’objectif était néanmoins atteint. Il obtenait ainsi une catégorie 5 sur le Challenge Tour, soit un droit de jeu quasi complet pour la saison 2017. Un superbe exploit quand on pense que l’élève d’Arnaud Verhaeghe n’avait pris part entre 2015 et 2016 qu’à huit tournois au total sur la deuxième division européenne.
Une ascension aussi fulgurante que rectiligne pour le Français, aujourd’hui classé 1 402e joueur mondial, ancien étudiant durant quatre ans de l’Université de Louisville (Kentucky) qui a notamment vu sortir pas mal de grands golfeurs américains tels Kenny Perry, JB Holmes, Derek Fathauer ou encore le Canadien Adam Hadwin, récent vainqueur du Valspar Championship il y a quelques jours seulement sur le PGA Tour... 

Des swings horribles

« Cela arrive vite, concède-t-il, mais j’ai bossé dur pour ça. Dans le golf, ça peut aller très vite dans un sens, comme dans l’autre. Louisville, c’est la meilleure expérience de ma vie. Je suis arrivé à 18 ans et j’avais tout à prouver. J’ai bien progressé au niveau mental tout en sachant bien gérer mon temps car on ne vous fait aucun cadeau. Une séance de musculation à 6h00 du matin est complètement banale là-bas. Malgré une mère irlandaise, j’ai également dû me remettre à niveau avec l’anglais. Et puis question jeu, j’ai fait aussi un bond important. A mon arrivée, notre équipe universitaire (Louisville Cardinals) était 110e au ranking. A mon départ, on était 35e. Et j’étais dans le top 20 mondial amateur avec 24 tops 10 et deux victoires... C’est aux Etats-Unis qu’on m’a inculqué l’esprit de la gagne. En tournois, je voyais des swings horribles mais les types jouaient -1, -2 à chaque fois. C’est là que j’ai appris que le plus important, c’était d’abord de scorer. »
Une habitude qui lui a certainement servi sur le Challenge Tour 2016 mais aussi lors des différentes étapes des Cartes européennes entamées pour lui en Autriche le 23 septembre dernier, puis à El Saler (Valence) au PQ2 début novembre, avant le PQ3 sur le redoutable Stadium Course du PGA Catalunya...  

"Les coups difficiles ? J'adore !"

« Quand j’ai disputé à la mi-juillet l’an passé en Espagne mon premier tournoi sur le Challenge Tour 2016 (Fred Olson Challenge de Espana), sur un parcours plutôt facile, se souvient-il, j’ai fini à -3 mais le cut était incroyablement bas, à -6. Si je voulais m’en sortir sur ce Circuit, je savais qu’il fallait que je sois plus rigoureux sur mes choix et mes stratégies. Je m’aperçois que mon jeu est fait pour les parcours sélectifs. Et ça m’a beaucoup aidé à El Saler puis aux PQ3. Moi, je joue beaucoup au feeling, j’aime créer sur le parcours... Les coups difficiles, j’adore. »
Comment imagine-t-il alors sa saison 2017 ?
« Je suis confiant, conclut le natif de Rueil-Malmaison.  J’ai effectué une excellente préparation physique durant l’hiver en compagnie d’un pote qui finit ses études dans ce domaine. On a pas mal travaillé à St-Nom mais aussi durant une semaine à Marrakech (Maroc), et là, depuis trois semaines, je fais beaucoup de jeu en situations. Pour les sensations... Non, je suis très motivé. J’ai prouvé des choses durant ma période amateur. Donc, là, je vise le top 15 final. »

Lionel Vella
Vidéos
La séance fitness avec Justine Dreher : épisode 6

La séance fitness avec Justine Dreher : épisode 6

L'Académie fitness développe votre physique de golfeur avec les conseils et exercices de Justine Dreher, joueuse du LET, accompagnée de Thomas Brégeon, coordinateur fédéral de la préparation physique. Dans ce sixième épisode, travaillez votre transfert de poids.

One Year to Go : Björn et Furyk font le spectacle

One Year to Go : Björn et Furyk font le spectacle

Capitaines des équipes européennes et américaines de Ryder Cup, Thomas Bjorn et Jim Furyk participaient lundi aux célébrations du One Year to Go. Une journée consacrée aux plus jeunes qui éveille déjà l’enthousiasme à moins d’un an de l’édition tricolore.

toutes les vidéos
La séance fitness avec Justine Dreher : épisode 6

La séance fitness avec Justine Dreher : épisode 6

L'Académie fitness développe votre physique de golfeur avec les conseils et exercices de Justine Dreher, joueuse du LET, accompagnée de Thomas Brégeon, coordinateur fédéral de la préparation physique. Dans ce sixième épisode, travaillez votre transfert de poids.

One Year to Go : les deux capitaines à la Tour Eiffel

One Year to Go : les deux capitaines à la Tour Eiffel

Les deux capitaines de la Ryder Cup 2018, Thomas Björn et Jim Furyk, dans les pas d'Arnold Palmer et en swing au 1er étage de la Tour Eiffel ! La Ryder Cup n'a jamais été aussi proche.

One Year to Go : Björn et Furyk font le spectacle

One Year to Go : Björn et Furyk font le spectacle

Capitaines des équipes européennes et américaines de Ryder Cup, Thomas Bjorn et Jim Furyk participaient lundi aux célébrations du One Year to Go. Une journée consacrée aux plus jeunes qui éveille déjà l’enthousiasme à moins d’un an de l’édition tricolore.

Italian Open (T4) : La réaction de Grégory Havret

Italian Open (T4) : La réaction de Grégory Havret

Grégory Havret réagit après son 65 (-6) lors du dernier tour de l'Italian Open 2017.

toutes les vidéos
Partenaires officiels
logos partenaires officiel sffgolf
fournisseurs officiels
logos fournisseurs officiels ffgolf
Partenaires medias
logos partenaires médias ffgolf