greens et bunkers

Bernard Pascassio, Bill Coore des greens et des bunkers parfaits

Fermement planté sur la terrasse du club house, Bernard Pascassio ne semble pas se lasser de contempler avec émotion le parcours qui s’étend sous ses yeux. Rien d’étonnant puisqu’il est à l’origine des golfs du Médoc dont l’histoire remonte à une trentaine d’années, lorsqu’il rencontrait aux Etats-Unis un architecte encore peu connu, Bill Coore. « On s’est liés d’amitié et il m’a dit un jour que si je voulais faire un parcours en France, il en serait l’architecte » Quelques années plus tard, il convainquait les propriétaires des lieux, messieurs Seydoux et Pélisson, de se lancer dans l’aventure.

 « Le premier parcours a été celui des Châteaux, raconte Bernard Pascassio. Il représente exactement ma façon de concevoir le golf : il n’y a pas de hors limite, très peu d’obstacles d’eau, tous les joueurs peuvent y prendre beaucoup de plaisir mais on peut le rendre aussi très exigeant. Les greens et les bunkers sont très réussis, parfaits, c’est un parcours à l’écossaise, à l’ancienne, pas carte postale. Il a été créé il y a 25 ans mais régulièrement Bill Coore revient pour apporter quelques touches, certains aménagements. »

Et quand ce n’est lui, c’est l’un de ses assistants qui prend le relais (voir ci-contre). « Bill Coore est un homme qui a fait très peu de parcours, une trentaine je crois, et il est associé avec Ben Crenshaw (www.coorecrenshaw.com), poursuit Bernard Pascassio, inlassable. Le golf est plus encore qu’une religion pour lui. Il n’est pas du genre à faire 100 parcours, ce n’est pas son style. Mais il n’a dessiné que des parcours fabuleux, notamment dans le Nebraska. Pour lui, tout doit être le plus naturel possible. Et c’est quelqu’un de très impliqué dans ce qu’il entreprend : il a passé huit mois ici pour concevoir le parcours, il a conduit lui-même des machines, c’est un vrai architecte, un artiste, il n’est pas du genre à donner un coup de crayon et à repartir. »

On l’aura compris, Bernard Pascassio ne cache pas sa fierté d’avoir été à l’origine de cette réussite qui s’étend pour lui à l’ensemble du site. « Ici, tout tourne vraiment autour du golf, le club house et l’hôtel sont posés discrètement à la croisée des deux parcours sur lesquels il n’y a pas une seule construction. Et même dans l’hôtel, presque toutes les chambres ont vu sur le parcours et chacune est équipée d’un lieu de rangement pour les sacs de golf ! »

Reste à savoir ce que sont, aux yeux de celui qui est l’un des piliers du golf en France, des greens parfaits. « Les très bons greens, comme ici, sont immenses, ce qui donne la possibilité d’une quinzaine d’emplacement du drapeau, des plus simples aux plus compliqués. C’est formidable, ça ! Bill Coore les a dessiné avec beaucoup d’intelligence et de professionnalisme. On peut avoir de très longs putts à jouer mais tout le monde peut s’y amuser. »

Et les bunkers parfaits alors ? « Beaucoup de gens sont choqués quand je dis qu’un bon bunker est le contraire de ceux qu’on trouve la plupart du temps en Floride, très léchés. Ici, c’est le contraire, les buttes sont naturelles, il y a souvent de la bruyère autour. Je comprends que ce soit difficile à saisir pour des gens qui n’ont pas encore la culture du véritable golf et ne savent pas apprécier les dessins naturels. Mais les bunkers ne sont pas faits pour que l’on y joue des fers 4 ou des bois : il faut d’abord en sortir ! »

Partenaires officiels
logos partenaires officiel sffgolf
fournisseurs officiels
logos fournisseurs officiels ffgolf
Partenaires medias
logos partenaires médias ffgolf