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Entretien

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18/10/2013

Cet ancien lutteur de haut niveau est tombé raide amoureux du golf dès sa première balle tapée. C’était lors de l’inauguration du golf compact de Riom. Il s’est alors lancé à fond dans ce sport et a vécu diverses expériences avant de créer sa propre structure, le golf compact du Val d’Auzon. Particulièrement sensible à la préservation de la nature, il fait tout pour avoir une gestion de son golf respectueuse de l’environnement.

Puy de Dome

Votre arrivée dans le golf est particulièrement originale...
Je ne suis pas du tout issu de ce milieu. Je faisais de la lutte à haut niveau, j’ai obtenu un titre de champion de France. Je me suis découvert une passion pour le golf, et l’enseignement du golf, le jour où j’ai tapé ma première balle ! C’était au golf de Riom, le jour de l’ouverture. J’ai arrêté ma carrière de lutteur et je me suis mis à fond dans le golf.

Quel a été précisément votre parcours ?
J’ai eu la chance de tomber sur quelqu’un de merveilleux, Pavel Jirsa, qui était alors le directeur de ce golf et qui m’a donné toutes les chances pour que je puisse développer ma passion. Pour pouvoir m’entraîner intensément, j’ai fait ramasseur de balles, jardinier, hôte d’accueil, puis j’ai assisté Pavel sur son poste de directeur et j’ai été son assistant pour l’animation de l’école de golf. Et, lorsque j’ai acquis un niveau suffisant, j’ai passé mon brevet d’enseignant.

Avez-vous été joueur professionnel ?
Non, la compétition ne m’intéressait pas, je voulais absolument être enseignant. J’ai enseigné à Rouen, à Lacanau, à Orléans-Limères puis, pour des raisons personnelles, je suis revenu dans la région de Clermont-Ferrand, pour faire tout autre chose. Mais tous les mercredis et samedis j’intervenais dans le cadre de l’école de golf de Riom. Quelque temps après, ce golf m’a proposé le poste d’enseignant.

Qu’est-ce qui vous a poussé à monter votre propre structure ?
J’avais envie de prendre plus de responsabilités, et je savais aussi qu’il y avait de la place pour un autre golf compact autour de Clermont-Ferrand. C’est ce qui m’a décidé à me lancer dans cette aventure avec un associé.

Le golf du Val d’Auzon a démarré sur les chapeaux de roues...
Pour inaugurer le parcours, nous avons organisé un weekend portes ouvertes auxquelles plus de 1100 personnes ont répondu ! Puis le bouche à oreille a fait le reste. Le nombre de membres actuels est de 410 et il est conforme à nos prévisions. Il faut dire aussi que nous ne sommes qu’à une douzaine de minutes du centre de Clermont-Ferrand.

Savez-vous quelle est la part de débutants réels et de joueurs en provenance d’autres clubs ?
Sur les 400 et quelques membres que nous avons, il n’y en a que 80 qui étaient membres dans d’autres structures. Cela prouve bien que nous avons créé des golfeurs. D’ailleurs nous avons délivrés 330 licences en 2011 et 285 en 2012.

Votre école de golf est-elle aussi dynamique ?
Plus de 110 enfants participent à l’école de golf qui est une priorité pour moi. Les trois pros que nous sommes tournent sur tous les groupes, avec l’aide de bénévoles sans qui cette école n’existerait pas. Nous participons à tous les championnats régionaux et même aux championnats de France des moins de 17 ans. Aux championnats d’Auvergne, l’an dernier, nous avons remporté deux des six titres en jeu. Il y a un très bon état d’esprit : les enfants s’entraident, les grands vont caddayer les petits, c’est super !

Menez-vous des actions en direction des écoles ?
Depuis deux ans, nous avons reçu neuf groupes de plus de 50 élèves à chaque fois qui sont venus découvrir le golf gratuitement grâce à l’intervention des pros du club et à la participation de leurs enseignants.

Comment se compose votre équipe ?
Il y a trois hôtesses d’accueil, deux pros à temps plein, un greenkeeper et un jardinier et moi qui suis un peu l’homme à tout faire. Mais le restaurant est géré en contrat de sous-traitance.

Vous avez sûrement une politique tarifaire attractive...
Aujourd’hui, une heure de cours avec un pro, matériel et balles compris, dans le but de donner à nos débutants l’autonomie sur notre parcours école. Cela leur revient à 25 euros et ils peuvent rester toute la journée. Nous proposons aussi des cours collectifs à 150 euros pour 10 séances d’une heure dont la finalité est l’autonomie sur le parcours de 18 trous. Dans tous les cas, l’ordre des priorités de notre enseignement est le respect de l’étiquette, les règles de base, le jeu et enfin la technique. Enfin, être membre du club revient au prix d’un café par jour et cela donne le droit de jouer de façon illimitée.

Paul Bonnichon

Paul Bonnichon

Vous semblez particulièrement soucieux du respect de la nature...
Quand je suis venu pour la première fois ici, j’ai été frappé par cet environnement privilégié. On se devait de le respecter et j’ai voulu créer quelque chose au plus près de la nature. On a donc travaillé uniquement par déblai et remblaie, sans apport extérieur. Et nous avons veillé à retirer le moins d’arbres possible. On peut difficilement être plus près de la nature que nous le sommes ici.

Que voulez-vous dire précisément ?
Nous avons mis en place des équipements qui nous permettent de gérer au mieux les ressources. Là, juste derrière nous, vous avez une petite station météo qui enregistre toutes les précipitations et envoie ces données à une borne électronique qui détermine ainsi, grâce à un programme informatique, la quantité d’eau strictement nécessaire à l’arrosage du parcours. Et cette eau, nous la puisons de ce petit étang alimenté par deux sources. Ce n’est pas parce nous disposons d’eau à profusion que nous devons la gaspiller.

L’autonomie est un maître mot pour vous...
En effet. Il y a deux ans, nous étions le deuxième golf de France à s’équiper d’une tondeuse entièrement électrique. Cette tondeuse est rechargée grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur le toit de notre grande salle de réception de 600 m2. Nous avons la volonté réelle de faire quelque chose de concret pour recourir le moins possible à des ressources extérieures et préserver la nature. C’est aussi pourquoi 95 % des engrais que nous utilisons sont bio. Mais il ne faudrait pas croire que tout est parfait chez nous.

Vous prétendez-vous écologiste ?
Non, ce sont les actes qui m’importent. Les golfs doivent devenir des espaces de vie. Il y a des poissons, des canards, des oiseaux, des écureuils, des renards, qui laissent parfois des crottes sur les greens, et alors ? Si on veut respecter l’environnement il faut s’inscrire dans ces schémas de développement. Dans la même démarche, nous acceptons les gens qui viennent pêcher sur notre étang. D’autres viennent jouer aux boules, d’autres encore passent en VTT ou à cheval. Et cela nous va très bien.

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