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Sully, un calme idyllique

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09/12/2015

Chevreuils, faisans, sarcelles, tels sont les noms des trois neuf trous du golf de Sully-sur-Loire… Ici, on se sentirait presque l’âme d’un ornithologue ou d’un zoologiste même si l’on n’a jamais tenu de fusil entre ses mains. On voulait évidemment dire de jumelles entre ses mains. Mais ici, point besoin d’outils de longue vue pour surprendre quelques habitants de la forêt. Il suffit pour cela de se lever tôt ou alors de partir tard. Dans un cas comme dans l’autre, une paix profonde règne sur ce golf.

Une paix profonde à peine troublée, de façon absolument exceptionnelle, par de drôles d’oiseaux à qui il arrive de se livrer à des scènes de chasse d’une nature un peu particulière. D’ailleurs, le club house vibre en permanence de ces histoires hautes en couleurs comme si un peu de bruit était nécessaire pour mieux mettre en valeur le calme des lieux. Malgré la très haute portée pédagogique de ces histoires pour le commun des golfeurs, nous nous limiterons à deux exemples de scènes que n’aurait pas désavoué Diane en personne. 

Il y a quelque temps, quatre joueurs lisaient avec science et sérénité les pentes d’un green (peu importe lequel, tous possèdent des pentes subtiles qui méritent attention) lorsque, avec un sans-gêne à la limite de la provocation, un sanglier approche tranquillement son tendre groin de l’appétissante surface verte. Ni une ni deux, l’un des compères, réputé très habile sur les greens, n’écoute que son courage, fait face à l’indésirable et lui assène un grand coup de putter entre les deux yeux.

Sully e¦ütang

Sur ce, l’animal, d’un poids estimé plus tard à 50 kg, sursoit à sa démarche gourmande, mais ne bouge pas d’un pouce. Après mûre réflexion, convaincu que sa place n’est pas ici, il décide enfin de faire demi-tour et de rejoindre la forêt attenante, ce qu’il ne fera jamais puisque, après quelques yards, suivant une ligne en léger dévers de droite à gauche, il s’écroule, sonné pour le compte. Notre héros, le golfeur, pas le sanglier, apprit ainsi à ses dépens que le putter est un outil relativement fragile qui peut se tordre si on le manipule de façon un peu trop sèche.

Quelques mois plus tard, c’était au tour d’Alain (le prénom a été changé) de s’essayer, à son corps défendant, à la chasse en sous-bois. « J’étais au départ du 6 des Faisans et il y avait deux Anglais devant moi, pas vraiment des perdreaux de l’année, qui n’avançaient pas très vite et qui arrivaient à peine au 7 [un par 3 dont le départ se situe sur la gauche du 6, à hauteur de drive, ndlr]. J’ai pris mon driver et une balle un peu usagée, j’ai tapé légèrement en draw et j’ai séché l’un des deux gars qui s’apprêtait à jouer ! »

N’écoutant là aussi que son courage, Alain (précisons encore que le prénom a été changé) se précipite, aussi rapidement que son chariot le lui permet, vers sa balle. Le lie n’était pas trop mauvais mais l’Anglais gisait à moitié hagard, là encore sonné pour le compte, entre elle et le fairway du 6. « J’ai tout de suite proposé d’appeler un médecin, j’ai insisté mais rien à faire. Le gars commençait à ouvrir l’œil, j’ai encore insisté mais toujours rien à faire. J’ai alors proposé de payer la bière et là, le gars s’est relevé d’un bond ! » Alain apprit ainsi à ses dépens que c’est bien de boire une bière au club house mais c’est encore mieux si on a pu finir son parcours auparavant.

Sully 13

Le trou 13.

Ainsi va la vie sur le golf de Sully, isolé en pleine campagne entre forêts typiquement solognotes, étangs bien approvisionnés, et une petite rivière au nom charmant, le Bec d’Able, qui se jette un peu plus loin dans la Loire. Bien que plus près de la petite cité de Viglain, ce golf dont la naissance remonte à 1965 a pris le nom de celle de Sully (sur Loire) que prit aussi en son temps Maximilien de Béthune, qui serait selon certains greenkeepers du crû l’auteur de la fameuse phrase « arrosage et carottage sont les deux mamelles de la France ».

Toujours est-il que Sully, le golf, compte donc trois neuf trous qui ont vu le jour entre les années 1960 et 1980. Le plus ancien est celui qui porte le nom de Sarcelles (des canards en somme) ou parcours jaune. Il est aussi le plus plat et le plus dégagé. C’est sans doute la raison pour laquelle on y distingue une très grande variété d’arbres magnifiques qui donnent l’impression de se trouver dans un arboretum, contrairement aux deux autres parcours situés en forêt où dominent chênes, châtaigniers, pins et bouleaux. A choisir en cas de manque de temps, on fera l’impasse sur les Sarcelles.

Sully 18

Le trou 18.

Les Faisans et les Chevreuils, parcours bleu et rouge, constituent la configuration la plus prisée, clôturée avec le 9 des Chevreuils, un long par 4 dont le green est posé face à la terrasse du club house. Auparavant, on aura traversé la forêt dans laquelle est implanté les Faisans, composé de trous étroits et souvent pourvus de dénivelés assez importants pour forcer à la réflexion avant de jouer. Les Chevreuils se distingue lui par sa grande variété. Plus longs mais aussi plus larges que ceux des Faisans, ses trous comportent aussi plus d’obstacles à franchir. L’ensemble de ces deux parcours présente tout de même un slope de 127 des départs jaunes. Mais cette relative difficulté est très largement compensée par la beauté de la plupart des trous et par le calme très prégnant qui enveloppe le site.

Précisons que, la population golfique de Sully étant composée d’un bon nombre de chasseurs, à qui on ne la fait pas, et d’amoureux de la botanique, à qui on ne la fait pas non plus, on mange très bien au restaurant du club house.

 

Site internet du golf : www.golfdesully.com

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