Bonifacio

Bonifacio

La « capitale pittoresque de la Corse » est probablement l’une des villes les plus sportives de France pourvu que l’on gare sa voiture au niveau de la mer, tout du moins dans l’un des parkings situés près du port : une flopée d’escaliers en pente raide attend en effet le visiteur désireux de se rendre dans les hauteurs de cette vieille ville fondée en 830 par un certain Boniface. Pour la peine, ce dernier, qui fut donc le premier, laissa son nom à cette cité suspendue réputée imprenable dont les rues étroites et pentues débouchent sur d’étonnants balcons on ne peut plus aériens en surplomb de la mer : de quoi voir tranquillement venir toute sorte d’envahisseurs et repousser facilement toute tentative d’intrusion. Cela n’a pas toujours bien fonctionné comme on va le voir. En attendant, deux aller-retour dans la journée constituent un entraînement hors pair avant d’aller ferrailler contre le vent sur le golf de Spérone.

L'Escalier du Roi d’Aragon

Escaliers

Cet escalier vertigineux est réputé pour se composer de 187 marches. Erreur ! Il en compte 189 aux dires du responsable de l’office du tourisme. Et quelles marches ! Taillées à la serpe et à la va-vite, en une seule journée, dans la roche calcaire de la falaise mais dans le mépris le plus total des normes qui régissent leur hauteur en Europe ! Elles sont pourtant l’œuvre d’un fervent convaincu de l’unicité du Vieux Continent : c’est en 1420 qu’Alfonso de Aragon, cinquième du nom, par ailleurs Comte de Barcelone, roi de Valence, de Majorque, de Sardaigne, de Sicile, de Naples et on en passe sans doute, balafra la falaise. Mais pourquoi ?

A défaut de documents d’archives gravés dans le calcaire, on devra s’en tenir aux « on-dit ». Certains assurent que ce fut pour prendre possession de la ville après l’avoir assiégée. Autant dire que cette version ne tient pas la route : il était beaucoup plus simple d’emprunter les escaliers déjà existants (voir plus haut, c’est le cas de le dire) et à l’époque il n’y avait pas de problème de stationnement, même dans le port.

La version la plus vraisemblable est la suivante : au cours d’un séjour sur l’île voisine de Sardaigne à l’automne 1419, Alfonso était tombé éperdument amoureux d’une jeune Bonifacienne, et réciproquement, venue passer le week-end sur la belle plage de Santa Teresa Gallura (histoire de changer un peu des sempiternels pique-nique sur celle de Spérone) en compagnie de son père, de sa mère et de ses cinq frères. La communication directe s’avérant difficile dans ces conditions, Alfonso et Colomba (qui se faisait aussi appeler Paloma) convinrent pas signes que le premier enlèverait la seconde au plus vite. Le fait que l’escalier en question ait été taillé en une seule journée prouve la force de l’amour qui unissait les deux tourtereaux. Et si l’histoire ne dit rien de la suite c’est qu’ils vécurent heureux et cachés et qu’ils n’eurent probablement pas d’enfants.

Une autre source, plus terre à terre si l’on peut dire, fait état de moines puisatiers qui auraient découvert au pied de la falaise un puits naturel d’eau douce. Au bord de l’une des mers les plus salées du monde ? A qui voudrait-on faire avaler pareilles balivernes !

Toujours est-il que l’endroit, aussi escarpé soit-il, vaut le détour (quoique, on maintient, il sera plus simple de prendre les escaliers traditionnels pour accéder à la ville). La promenade ne s’arrête pas aux dernières marches : elle se poursuit sur quelques décamètres, juste au-dessus de l’eau,  jusqu’à un grotte dont l’entrée est protégée par une grille infranchissable. Il est conseillé de faire le plein d’inspiration avant d’entreprendre l’escalade de retour…

Promenade-en-mer

Promenades en mer

A défaut de déambuler sur les marches de l’escalier du roi d’Aragon, emprunter l’un des bateaux qui longent la côte sera idéal pour se rendre compte de son « énormité ». Plusieurs formules de promenade sont proposées, simples et rapides, plus longues et plus approfondies, jusqu’aux îles Lavezzi, par exemple, où l’on pourra faire escale. A choisir, autant prendre son temps pour aller de surprise en surprise : grottes marines, criques de rêve, de celles que l’on voir sur carte postale et auxquelles on ne croit pas une seconde, les falaises et leurs stries vues de très près, eaux évidemment tellement turquoise que l’on a du mal à se retenir pour ne pas sauter par-dessus bord. En un mot, un enchantement ! On croisera même un gouvernail, « LE » gouvernail de la Corse. C’est dire la portée de la visite. Avec beaucoup de patience et un peu de ténacité on pourra même arracher quelques mots et informations supplémentaires (les visites sont commentées par le pilote) à l’un des burinés marins de l’équipage.

www.rocca-croisieres.com

Office du tourisme de Bonifacio

Ce site internet renferme une mine de renseignements, de suggestions de visites, d’idées de  promenades ou d’activités culturelles, agrémentée de très nombreuses et très belles photographies.

www.bonifacio.fr

Se restaurer

Resto-les-terrasses

Les Terrasses d’Aragon

Ce petit restaurant sans prétention possède une terrasse plantée au bord de la falaise et à deux pas des escaliers du roi de même nom. Il est dotée d’une vue exceptionnelle sur la mer, les falaises, en direction de Spérone, et sur la Sardaigne. On y dégustera des plats traditionnels, de préférence à midi ou tôt le soir, histoire de profiter de la vue. Une fois le soleil bien couché, votre serviteur peut en témoigner, on ne voit plus rien et on est obligé, ce qui n’est pas forcément une corvée, de revenir le lendemain.

21, Rue Simon Varsi, Bonifacio

Tél. : 04 95 73 51 07

U Castillé

A choisir, on optera pour ce restaurant une fois la nuit tombée bien qu’il dispose lui aussi d’une salle donnant sur la mer. Dans une très belle cave voûtée ou dans une salle plus conventionnelle, une grand choix de plats traditionnels et succulents est proposé. Notamment des moules à la bonifacienne, avec tomates, basilic et parmesan, ou une succulente terrine servie sur une tranche de « pain des morts », à savoir une pâte briochée agrémentée de raisins, traditionnellement confectionnée à la Toussaint. Cela pour l’entrée. Pour la suite, on n’hésitera pas à choisir le civet de sanglier. Croisée dans la nature, cette bête-là peut faire penser, sans doute à raison, qu’elle n’est qu’une grosse brute. Dans les plats de ce restaurant, on pourra vérifier que cet animal peut aussi être d’une grande finesse. Grâce au subterfuge suivant : le civet est préparé avec de la moutarde en grains, ce qui a pour effet d’attendrir considérablement le sanglier qui raffole justement de la moutarde dont il se régale lorsqu’il en trouve dans le maquis.

Cet établissement comprend également un hôtel, Colomba.

www.hotel-bonifacio-corse.fr

Se loger

Version Maquis

Version-Maquis

Situé à l’extérieur de la ville, à 10 minutes du centre et autant du golf de Spérone, cet hôtel est constitué de quatre petits bâtiments qui permettent de se sentir seul au monde. Les chambres, luxueuses mais sobres, sont pourvues de terrasses et offrent donc une vue magnifique sur le maquis et la mer, dans un parfait silence. La plage de Canetto est accessible depuis l’hôtel, à travers le maquis. Les petits déjeuners, préparés par la maîtresse de maison, sont servis à l’intérieur ou en terrasse, devant la piscine. Cet hôtel de premier choix est l’un des établissements partenaires du golf de Spérone - il offre des réductions sur les green fees - et propose également des petites embarcations en location, avec ou sans skipper.

www.hotelversionmaquis.com

Les autres hôtels partenaires du golf sont accessibles à partir du site www.golfdesperone.com

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