golf de Bréhal

Bréhal, en toute simplicité

À Bréhal, il n’y a pas de place pour faire plus de 9 trous, mais il n’y a pas non plus de place pour les regrets. Créé il y a une cinquantaine d’années des mains d’anciens sociétaires de Granville, ce golf, et ses membres, se satisfait pleinement de sa taille et de son exceptionnelle situation, juste au-dessus de la plage.

À l’origine, les maîtres des lieux étaient les moutons. « Ils venaient paître dans la dune, explique Yannick de Saint Jores, le greenkeeper. Les moutonniers avaient le droit de pâture sur le terrain et ils l’ont encore, d’ailleurs. Mais nous nous sommes mis d’accord avec eux et ils ne viennent plus. Cela dit, j’aimerais bien faire nettoyer les roughs par des animaux mais bon, c’est un peu compliqué, il faudrait installer des barrières... »

golf de Bréhal

Comme Granville, le golf de Bréhal pourrait donc lui aussi être un links. « Ce n’est pas le cas parce qu’on arrose le parcours, précise notre greenkeeper. Si on ne le faisait pas, il n’y aurait pas de végétation de tout l’été. J’adore les links, mais il faut savoir que c’est réservé à une élite du golf. Les gens qui ne pincent pas les balles ne peuvent pas y jouer. Et le fond de commerce de notre golf ce n’est pas les joueurs à un chiffre. On est donc bien obligés de faire des choses pour faciliter le jeu, même si on est puriste. »

« Si vous faites la pyramide des index, la grande majorité sont les hauts handicaps, surenchérit Ivan Poisson, le président. Ici on a une majorité de papys, et si on fait un links, ils ne viendront plus. Là, ils ont un beau tapis sous leur balle, elle est bien portée, ils passent le bois facilement et ils sont contents. En dessous d’un index de 10, on doit avoir 8 joueurs sur 315 membres. Mais c’est vrai que ceux-là sont de vieux renards ! »

golf de Bréhal

Nos deux compères savent de quoi ils parlent et on devine vite, à voir leurs yeux malins s’éclairer lorsqu’ils parlent de leur parcours, qu’eux aussi appartiennent à cette caste des « vieux renards » des fairways. Et des greens. « Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce golf est bien plus dur qu’il n’y paraît, ajoute Yannick de Saint Jores. C’est très dur de scorer. Les greens ont beaucoup de relief et, si on se lâche un peu, on peut avoir des positions de drapeau très difficiles et là, ça peut filer. Mais on ne le fait pas tout le temps », rassure-t-il.

« C’est un petit parcours qui se défend, on a juste 9 trous mais qui sont un bon support pour bien jouer au golf, résume Ivan Poisson. En général, les gens sont étonnés par la qualité du parcours et par les vues. » On confirme sans aucune hésitation. Les par 3, et ils sont au nombre de six, sont costauds. Il est relativement facile d’y réussir le bogey, mais il faudra être chanceux, ou très bon joueur, pour y signer des par. Quand on sait qu’il ne reste que deux par 4 et un par 5 pour se refaire, le deuxième tour de circuit (les drapeaux portent chacun deux numéros, celui de l’aller et celui du retour) donne à réfléchir à ses coups.

Pour ce qui est des vues, le paysage est en effet magnifique. Les départs du 5 et du 8, au ras des dunes herbeuses, offrent de superbes perspectives sur l’interminable plage et sur la mer. Le green du 8 est lui aussi étonnant : constitué de deux vastes plateaux, il grimpe progressivement vers le sommet de la dune et forme ainsi une sorte de balcon avec vue imprenable. La terrasse du club house offre elle aussi une vue imprenable sur le parcours et l’accueil comme l’ambiance sont simples et chaleureux.

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