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Entretien avec Fabrice Stolear

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19/11/2013

Ancien joueur émérite de l’équipe de France amateur, Fabrice Stolear a été nommé capitaine de cette formation au mois de mars dernier, à 38 ans, peu avant la victoire remportée lors de la Coupe d’Europe des Nations, à Sotogrande, en Espagne. Il succède à ce poste à Pascal Grizot. Mais Fabrice Stolear est aussi le capitaine, et joueur, de l’équipe première de Cannes-Mougins qui remportait la Gounouilhou, le championnat de France, l’an dernier.

Fabrice Stolear

Y a-t-il un lien entre votre rôle ce capitaine de Cannes-Mougins et votre nomination à la tête de l’équipe de France ?

C’est la Fédération qui m’a demandé d’être le capitaine de l’équipe de France et j’ai été surpris de cet appel. Je me suis dit qu’il y avait peut-être un lien entre les deux capitanats. C’est vrai que nous avons obtenus de bons résultats avec l’équipe de Cannes Mougins dont je suis capitaine depuis deux ans. Nous étions en finale en 2010 et avons remporté la victoire en 2011.

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ce poste ?
Tout d’abord, c’est un honneur qu’il est difficile de refuser. L’idée que cela me permettrait de replonger un peu dans l’ambiance des tournois que j’avais fait il y a plusieurs années est l’une des raisons. Mes derniers tournois en équipe de France doivent dater de 1998. Du fait de mes études, [il est dentiste] j’ai un peu déconnecté avec le haut niveau, je ne jouais plus que pour mon club. Le fait également que je connais Christophe Pottier [entraîneur de l’équipe] depuis longtemps a aussi joué un rôle.

Ces deux rôles de capitaine sont-ils très différents ?
Passer du statut de joueur à celui de capitaine procure une sensation un peu bizarre, même si je reste accessoirement jouer à Cannes Mougins. Au sein de l’équipe de France, cela représente un changement mental important, je suis plus du côté des officiels que des joueurs. Mais ce sont de très belles expériences. Dans le cadre du club, je connais très bien les joueurs, ce qui n’est pas encore le cas pour l’équipe de France. Mais la passion du golf permet de faire le lien tout de suite.

Comment concevez-vous votre rôle dans l’équipe de France ?
Je vois ça plus comme un rôle de manager général, un peu comme dans les équipes de rugby, où il y a le manager et l’entraîneur. Son rôle est qu’il y ait une bonne cohésion entre les joueurs, qu’ils soient tous dans la meilleure disposition possible. Lors de la Coupe d’Europe, je ne suis pas intervenu sur le côté technique mais au niveau du jeu, sur la stratégie de parcours, en caddayant par moments les joueurs, ne serait-ce que pour me faire une idée de chacun en fonction des échéances futures, pour voir comment ils réagissent en compétition, sur le plan de la stratégie. Alors qu’au sein du club je participe aux entraînements tout au long de l’année et j’interviens au niveau de la sélection des joueurs qui vont participer au tournoi.

Cela veut-il dire que vous ne choisirez pas les joueurs qui participeront à la prochaine Coupe du monde, en septembre prochain ?
Sur les trois joueurs, un seul est qualifié mathématiquement, c’est celui qui sera le mieux placé au classement mondial. Les deux autres sont choisis par un comité de sélection de sept personnes, dont je fais partie, en fonction de leurs résultats évidemment, mais il faut savoir que le classement mondial n’est pas un critère absolu, notamment parce qu’il comporte quelques aberrations. J’aurai mon mot à dire mais moins qu’au sein du club.

Vous ne pourrez disposer cette année de Julien Brun, l’un des meilleurs joueurs amateurs actuels, pour votre équipe de Gounouilhou, fin avril, mais vous devriez le récupérer pour les championnats du monde…
J’espère bien que Julien fera partie de l’équipe pour ces championnats du monde. En toute logique, il devrait figurer dans les trois. C’est un très bon joueur, il a une grande force mentale. Ça me ferait plaisir de le retrouver à cette occasion. Mais cette année il ne sera pas dans l’équipe de Cannes Mougins puisqu’il se trouve aux Etats-Unis, en université, où il gagne d’ailleurs pas mal de tournois.

Que représente la Gounouilhou pour un club comme le vôtre ?
C’est évidemment un succès très important parce que notre club n’a pas un grand passé sportif. Je suis dans ce club depuis 1993, j’ai joué depuis pratiquement tous les ans dans l’équipe première mais, avant ces deux dernières années, nous étions au mieux en deuxième division. Et puis battre les grands clubs parisiens comme le Racing ou Saint-Nom-la-Bretèche qui trustent habituellement les victoires est particulièrement agréable.

La France est championne d’Europe et championne du Monde en titre, mais les joueurs qui ont participé à ces victoires sont pour la plupart devenus professionnels. Pourrez-vous renouveler ces exploits ?
En effet, ça va être dur de faire aussi bien. Mais c’est un peu la loi du genre. En fait, le turnover dans l’équipe est important, et en général les mêmes joueurs ne font pas deux éditions différentes.

L’équipe de France peut-elle se maintenir durablement au plus haut niveau ?
Lors de la Coupe des Nations, j’ai discuté avec le capitaine anglais, qui est le père de Paul Casey. Il me disait qu’il y a peu encore ils nous prenaient un peu pour des "charlots". Maintenant ils nous prennent vraiment au sérieux. Et, de fait, nous avons un pool de joueurs assez important. La preuve en est que, en Espagne, nous avons gagné la Coupe des Nations sans quelques-uns des meilleurs actuels qui sont actuellement en université aux Etats-Unis. C’est très encourageant.

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