JOUR 5, denier tour
Auteur d’un 70 très solide, François Delamontagne est resté dans son humeur de la semaine : seize greens touchés et de très bons putts pour un total de cinq birdies. Des moins bons également, puisqu’il a concédé deux bogeys en prenant deux fois trois putts (sur le 6 et le 11) alors qu’il était à moins de dix mètres à chaque fois. En revanche, il a sorti un bon 5 sur le 17, le fameux road hole, avec coup de départ au-dessus de l’hôtel, hors limite à droite et gros rough à gauche qui empêche toute attaque de mât si on va se fourrer dedans. Et au final, un bon par également sur le 18, alors que son coup de fer sur le tee s’était arrêté en plein sur le chemin goudronné qui traverse le fairway. François a appelé un arbitre pour essayer de chipper un drop, au cas où, mais sans résultat : « Je connaissais la règle qui veut qu’on joue la balle lorsqu’elle est sur le chemin ici, mais j’ai quand même tenté le coup… Et encore, je m’en tire pas mal, parce que j’ai un bon lie. J’aurais pu me retrouver dans un creux dix centimètres derrière. En revanche, il fallait absolument la toucher clean, parce que si tu fais un sale top, tu peux vite filer hors limite. »
Sa neuvième place finale, partagée avec sept autres joueurs, lui rapporte presque 60.000 euros de gains qui le ramènent à la 126e place de la Race to Dubai (199.941 euros). « C’est mon premier top 10 de la saison, et j’ai le sentiment d’être enfin récompensé vu la façon dont je tape la balle. » Suite de la chasse à la carte dès cette semaine à Madrid, en espérant le richement doté Portugal Masters la semaine suivante, pour lequel François est pour l’instant seulement huitième réserve. Mais Peter, son caddie australien, a pris ses renseignement et ça devrait normalement passer.
De l’excellent Grégory Bourdy également, qui a attrapé 17 greens ce lundi et concédé deux bogeys sur deux fois trois putts, son regret du jour :
« Parce que je suis à moins de huit mètres et que ça pouvait facilement s’éviter, oui. Mais à côté de ça, j’ai bien putté et j’ai vraiment joué très solide. Mon jeu est de mieux en mieux, surtout au niveau des mises en jeu, et il reste encore de gros tournois d’ici la fin de l’année pour espérer attraper le top 60. » Top 60, on le rappelle, qui jouera le Dubai World Championship, remplaçant de feu le Volvo Masters, sans cut lui non plus. Sinon, Raphaël Jacquelin a encore fait son métronome, comme pendant tout le tournoi : trois birdies à l’aller, mais hélas plus rien au retour sinon un bogey au 15. « Le vent s’est mis à tourner à partir du 15 et c’est malheureusement devenu bien plus difficile », regrettai-t-il. Tout ce beau monde sera à Madrid mercredi seulement, du fait du retard pris par le Dunhill, pour un total de sept Français engagés (Bourdy, Havret, Lucquin, Jacquelin, Lorenzo-Vera, Gonnet, Delamontagne).
JOUR 4
Dunhill, 3ème tour décalé et cut...
La partie 100% frenchie vedette de la semaine, c’est Jacquelin-Delamontagne. Les deux compères ont encore envoyé du lourd hier à Saint Andrews. On les a suivis sur leur retour du 1 au 9, puisque partis du 10. L’ambiance était plutôt très sympa, avec François qui chambre gentiment Raph’ après son bois 3 un peu hooké du 1 : « Ok, t’es sur le fairway ! », se marrait-il, au vu de la largeur de ce dernier (environ cent mètres puisque le fairway est commun avec le 18).
La partie a quand même duré 5h45, avec un temps d’attente hallucinant sur certains départs. C’est dû bien entendu à la structure particulière du Old Course. Il y a beaucoup de greens doubles, qui invitent à la patience. Lors du deuxième coup du 7, il faut également attendre que le green du 11 se libère complètement. Et comme le green du 9 était drivable, il fallait là aussi patienter.
Le meilleur score est revenu à François Delamontagne, auteur d’un deuxième 67 consécutif, après celui de Carnoustie vendredi : « J’aurais dû en faire quelques-uns supplémentaires ces quatre derniers mois, mais ça ne voulait pas sourire... » Sept birdies pour deux bogeys, encore quinze greens pris en régulation, et le coup du jour : drive de 320 mètres sur le 9 (son dernier trou), pour se mettre à deux mètres du mât. Mais le putt pour eagle n’est hélas pas tombé…
« Ici, c’est beaucoup plus facile qu’ailleurs pour le putting. Tu n’as jamais de surprise : tu sais que vent avec, ça va glisser, et que vent contre, tu devras taper plus fort. L’herbe est plus franche, il n’y a pas d’histoire de grain, de greens à l’ombre moins rapides, ou de greens surélevés plus rapides… » Le voilà désormais 11e à -11, à cinq coups de la tête détenue par Luke Donald : « C’est un juste retour des choses, parce que je n’ai rien volé cette semaine. Le -1 du premier jour, je ne peux pas scorer moins bien. Vendredi à Carnoustie, je touche les quinze premiers greens, donc le grand jeu est vraiment là. »
Idem pour Jacquelin, auteur d’un beau 68 (14e à -10) et de deux eagles : drive sur le 12 et putt de quatre mètres, puis drive et merveille de bois 3 au 5 pour enfiler là encore quatre mètres derrière. Son 68 aurait même pu fondre davantage encore s’il n’avait pas raté un mètre au 18 (son neuvième trou) et s’il n’était ensuite resté court trois fois dans la ligne (2, 3 et 8). Mais Raph’ ne se plaignait pas : « J’aime bien ce que je fais, et surtout au putting. J’ai une vitesse très régulière, alors même si je reste court parfois, c’est ça qui me permet d’en mettre beaucoup. Et je prends pas mal de plaisir à putter, y compris à l’entraînement. »
Troisième et dernier Français à passer le cut, Grégory Bourdy. Comme Delamontagne, Greg vient d’enchaîner deux 67 qui le portent à la 18e place (-9). « Une partie solide où je me suis régalé. J’aurais pu faire un très gros score, mais ce -5 est très satisfaisant. » En revanche, ça ne passe pas pour Havret et Cévaër (115e, +1), Gonnet, Van de Velde et Lucquin (123e, +2), Levet (132e, +3) et Lorenzo-Vera (155e, +9)
JOUR 3, tempête
Les Ecossais sont toujours un peu cabotins quand ils évoquent le vent. Tant que la tempête ne s’est pas levée, ils minaudent du genre : « Oh non, aujourd’hui, ce n’est qu’une petite brise. Chez nous, on dit qu’il y a du vent quand les drapeaux sont couchés sur les greens ! » Mais ce samedi, personne ne faisait le malin. Les vents étaient si violents que les organisateurs ont décidé d’annuler la journée dès le matin. Le troisième tour est reporté à dimanche, avec des tee times inchangés, et le tournoi se terminera lundi.
Le temps devrait en principe le permettre : si des rafales de plus de 100 km/h sont encore annoncées cette nuit, elles devraient se calmer dimanche (20 km/h en moyenne et rafales à 40). « En théorie, nous aurions pu ramener le tournoi à trois tours, mais nous avons pris la décision de le jouer sur quatre tours, parce que c’est un tournoi prestigieux et très bien doté », ont déclaré les organisateurs. Vrai que la fête aurait été gâchée, avec un dernier tour se disputant sur trois parcours en même temps.
Pas une seule balle n’a donc été tapée de Saint Andrews à Carnoustie, en passant par Kingsbarns, et ce n’était même pas la peine d’essayer. Aucun joueur ne s’est plaint de la décision, comme le confiait le surdoué nord-irlandais Rory McIlroy : « Il n’y avait pas d’autre choix possible. J’étais près du 9 à Kingsbarns ce matin, et il n’y avait aucune chance de se mettre près du green en 3 sur ce par 5. Et ce n’était même pas la peine d’imaginer putter dessus… » Et surtout, les balles ne tenaient pas sur les greens. Heureusement, serait-on tenté de dire : déjà que les parties pro-amateurs durent près de six heures en temps normal… Pour le fun, on s’est amusé à remonter le fairway du 1, vent de face, à Saint Andrews, et on pouvait à peine tenir debout. Parfois, le vent bloquait toute tentative de marche. Idem dans le centre-ville, où les tables en terrasse s’envolaient dans tous le sens.
Du coup, les joueurs se sont occupés comme ils ont pu. Jacquelin, Havret et Lucquin se sont tranquillement posés au restaurant du club-house, et Thomas Levet, après avoir soulevé des poids et envoyé une grosse séance de gym, cherchait des partenaires de poker. Tous ou presque partiront plus tard pour Madrid, la semaine prochaine.
JOUR 2
L'escalade Delamontagne...
Impérial François Delamontagne à Carnoustie, qui a su dompter l’un des plus monstrueux links du monde : 67 (-5), avec six birdies, un bogey et des stats imparables (douze fairways et quinze greens). Le Breton a ainsi réalisé la toute meilleure carte de sa saison, après son 66 de l’open d’Estoril en avril dernier.
F.D. : « J’ai joué vraiment fantastique, très propre. Les putts ne sont pas trop tombés au début, mais j’a eu un bon passage au milieu du parcours (cinq birdies du 8 au 15) qui a débloqué la journée. J’ai juste un regret sur le dernier trou, où je tape mon seul mauvais coup de la journée : un bois 3 qui kicke à gauche et file dans le ruisseau. Après le drop, il me restait un coup de fer 4 pour le green. A l’arrivée, c’est donc un très bon bogey. » Une sortie de parcours nettement moins frustrante que celle de jeudi, après son double bogey du 18 à Kingsbarns et un -1 qui ne reflétait pas sa performance du jour : « Ma partie de jeudi, c’est le reflet de ce qui se passe depuis quatre mois. Je joue pas mal, je n’arrive pas à mettre les putts, puis je fais une couille où je prends très cher. »
Carnage annoncé...
Ce samedi, il y a tempête au programme, sur les trois parcours. le vent soufflera à 50 km/h de moyenne, avec des pointes à 90 km/h à Saint Andrews. Des conditions de jeu qui rappelleront probablement à François celles rencontrées en avril dernier, en Corée du sud, où il avait été le seul à jouer sous le par lors d’un samedi infernal : « Sûr que je signe pour le même résultat, mais j’espère d’abord que ce sera pas injouable comme là-bas. »
Delamontagne est désormais 2è à -6, à égalité avec son partenaire de jeu Raphaël Jacquelin (-1 hier). Encore un grand jeu excellent pour Raph’, avec quinze greens en régulation, mais moins de réussite au putting : seulement deux birdies et un bogey. Les deux compères seront alignés encore une fois ensemble sur le Old Course ce samedi, à cinq coups de la tête détenue par trois joueurs : Rory McIlroy, Michael Hoey et Richie Ramsay.
Grégory Bourdy a lui claqué son petit -5 sur le Old Course et en a profité pour revenir à la 49e place, à -4. Il a notamment aligné cinq birdies sur le retour (du 1 au 9), une belle réaction après son vilain bogey du 18, où il s’était pourtant mis près du green après son drive : « J’étais très bien sur les mises en jeu, qui ne sont jamais évidentes ici avec tous ces bunkers. Je swingue bien, je suis assez confiant, et l’objectif de fin de saison est vraiment d’aller chercher les soixante premiers et le Dubai World Championship. » Le cut se fera ce samedi, une fois que les joueurs auront tous joué les trois parcours. Seuls les soixante premiers professionnels passeront (les vingt premières équipes amateurs). Le cut est pour l’instant à -4, mais va remonter à coup sûr avec les conditions de jeu demain. On annonce même des rafales à plus de 100 km/h à Carnoustie, où des interruptions de jeu seront peut-être possibles.
Jean-Baptiste Gonnet s’est lui rapproché de la ligne fatidique, avec un -2 solide à Kingsbarns. Le voilà 77e (-2 total), avec encore Carnoustie à affronter demain. A la 87e place, on retrouve Grégory Havret et Christian Cévaër. Greg est toujours en délicatesse avec son putting : il en a pris 35 jeudi et 32 vendredi, avec une belle réaction puisqu’il a joué -4 sur le retour. Ça risque en revanche d’être très chaud pour le reste de l’armada française. Lucquin est 100e (dans le par total), Levet et Lorenzo Vera 142e à +3, Jean Van de Velde 154e à +5.
JOUR 1
Cinq Français sur les dix engagés au total évoluaient hier sur le parcours de Kingsbarns, sous une météo très clémente : grand soleil, un vent plutôt léger selon les standards locaux (20 km/h) et un froid assez saisissant malgré tout. On a vu du grand Raphaël Jacquelin, auteur d’un 67 (-5) quasiment parfait, si ce n’est ce coup de rescue égaré au 17 qui lui a coûté un bogey. Sinon, son jeu fut d’une simplicité confondante : le fairway, le green, et quelques putts qui tombent pour se mettre gentiment en embuscade à la 4e place du tournoi (la tête est détenue par Thomas Bjorn, à -8). Une bonne chose de faite pour Raph’, en attendant la pluie et le vent annoncés pour les deux jours qui viennent. « J’ai joué aussi bien que mon score l’indique, et j’ai su garder la vitesse sur les greens du début à la fin. J’ai pris beaucoup de plaisir. »
Bonnets et moufles...
La carte de Jean-François Lucquin aurait pu ressembler à celle de Jacquelin, mais trop de putts se sont échappés (33 au total, pour 17 greens en régulation). Jeff ramène quand même la deuxième carte française du jour (37e à -2) et ne se plaignait pas trop fort, planqué sous son bonnet et les mains dans les poches pour échapper au froid de la fin d’après-midi : « Il y avait quand même un bon club et demi de vent aujourd’hui, mais j’ai vraiment bien joué et j’aurais pu ramener trois points de mieux. »
Deux autres Français pourraient tenir le même discours, après avoir connu de vraies frustrations à Kingsbarns. François Delamontagne se promenait tranquillement à -3, avec un deuxième coup de soixante mètres à jouer pour attraper le dernier green. Une vilaine gratte dans l’eau plus tard, il concédait un double bogey pour revenir à -1 (60e). Idem pour Michael Lorenzo-Vera, tranquille à -3 au départ du 12, un par 5 vent arrière. Mais un rescue qui attrape une butte à cinq mètres suivi d’un vilain coup de fer dans l’eau lui ont coûté un bogey, avant qu’un autre tee-shot dans l’eau au 15 ne lui coûte un triple bogey. 106e à +1, il disait : « Je joue très bien et il n’y a pas de quoi s’alarmer. Je n’ai vraiment pas été récompensé aujourd’hui, et j’ai juste deux ou trois trucs à régler pour que ça aille mieux. » Dernier Français en lice à Kingsbarns, Jean Van de Velde a joué +1.
Carnoustie, le monstre...
Pas grand chose à signaler côté tricolore sur les autres parcours. Seul engagé ce jeudi sur le Old Course de Saint Andrews, Jean-Baptiste Gonnet a ramené le par (78e). Mauvaise pioche en revanche à Carnoustie pour les quatre derniers de nos représentants : Grégory Havret a attrapé 15 greens et concédé 35 putts pour finir à +1 : « Je me suis battu avec mon putting les six premiers mois de l’année, et c’était encore le cas aujourd’hui. J’ai pris tris putts sur le 17 et raté un birdie très facile sur le 3. Sinon, tout s’est bien passé. Jouer +1 à Carnoustie, ce n’est jamais une catastrophe, le parcours est tellement dur… » Grégory Bourdy termine lui aussi à +1 (106e), un coup de mieux que Thomas Levet et Christian Cévaër (+2, 126e). « J’ai bien démarré aujourd’hui, puis ça a commencé à se dérégler vers le 8, et j’ai dû composer avec ça jusqu’au bout. Je suis vraiment déçu, parce que j’ai tellement bien joué hier… Carnoustie est vraiment un parcours magnifique, mais toujours aussi difficile, quel que soit sa préparation », regrettait Levet.
PREVIEW
Gros challenge pour certains... Cette semaine se déroule en Ecosse le Dunhill Links Championship, sur les parcours de Saint Andrews (Old Course), Kingsbarns et Carnoustie. Un tournoi à grosse dotation (3,5 millions d’euros) où les enjeux sont énormes pour certains joueurs français, parce que la fin de saison se rapproche et que certaines cartes ne sont pas encore assurées.
Etat des lieux des dix Français engagés (entre parenthèses, le classement à la Race to Dubai, le montant des gains amassés en 2009 et le partenaire amateur de jeu de chacun).
Thomas Levet (26e, 763.000 euros, joue avec Pascal Grizot) : Une fin de saison plutôt tranquille pour Thomas, qui a assuré depuis longtemps sa qualification pour la finale du Tour européen, le Dubai World Championship (19-22 novembre). Il a en revanche besoin de consolider sa place dans les trente premiers de la Race to Dubai pour ainsi décrocher une qualification directe pour le British Open 2010, qui aura lieu justement à Saint Andrews. Le numéro un français joue bien : il a scoré 64 mercredi en partie d’entraînement à Kingsbarns, une habitude depuis plusieurs semaines : « Mais dès qu’arrive le jeudi, je deviens le roi du bord de trou au putting et je joue seulement -1 », regrettait-il hier.
Raphaël Jacquelin (38e, 620.000 euros, joue avec Paula Gleacher) : A peu près la même situation que Thomas Levet pour Raph’. Lui aussi ira à Dubai fin novembre, et lui aussi a besoin d’une bonne performance pour chasser ce fameux top 30 qualificatif pour le British. Il reste sur dix cartes dans le par ou en-dessous lors de ses trois derniers tournois.
Christian Cévaër (60e, 450.000 euros, joue avec Arnaud Massenet) : En délicatesse avec ses scores depuis sa victoire à l’European Open en mai dernier (pas un seul top 30 depuis), Christian occupe pour l’instant la dernière place qualificative pour le Dubai World Championship. Une bonne performance ici lui permettrait de se rapprocher du dernier but de sa saison.
Grégory Bourdy (101e, 267.000 euros, joue avec David Simon) : Zéro crainte pour Greg, qui bénéficie d’une exemption jusque fin 2010 grâce à sa victoire au Portugal l’an dernier.
Jean-François Lucquin (114e, 220.000 euros, joue avec Norbert Dentressangle) : Même situation que Greg Bourdy pour Jeff, exempté grâce à sa victoire en 2008 en Suisse.
Grégory Havret (123e, 214.000 euros, joue avec Thierry Prissert) : Encore un Français exempté jusque fin 2010 (victoire en Ecosse pour Greg l’an dernier).
Michael Lorenzo-Vera (129e, 190.000 euros, joue avec Liam Botham) : Il manque encore quelques dizaines de milliers d’euros à Mike pour assurer sa carte pour l’an prochain. Combien ? C’est toute la question. L’an dernier, François Delamontagne avait décroché le dernier sésame avec 223.000 euros. Il en faudra certainement davantage cette année, puisque le 115e actuel de la Race to Dubai en a déjà glané 218.000 et qu’il reste trois tournois en Europe après le Dunhill, plus un ou deux autres en Asie selon les catégories. Mike doit réaliser une grosse performance ou alors engranger des points chaque semaine pour revenir dans le top 115. S’il n’y parvient pas, il devra alors repasser par les cartes européennes (début décembre en Catalogne).
Jean-Baptiste Gonnet (133e, 180.000 euros, joue avec Philip Wente) : Même cas de figure que Mike pour JB, à la chasse aux euros pour assurer ses droits de jeu pour 2010. Comme Lorenzo-Vera (trois cuts sur ses quatre derniers tournois), Gonnet joue plutôt bien : six cuts réussis consécutivement et une bonne 17e place en Autriche. Mais il lui manque encore probablement 60 ou 70.000 euros pour repartir sur une saison pleine. Sinon, ce sera les cartes européennes.
François Delamontagne (150e, 142.000 euros, joue avec Sarah-Jane Curtis) : La situation est encore plus délicate pour François Delamontagne. Lui aussi a besoin d’engranger des euros pour 2010, mais également à plus court terme. S’il sort de top 150 en fin de saison, il sera alors contraint de passer par les PQ2, la deuxième étape des cartes européennes, avant d’espérer éventuellement aller aux PQ3 en Catalogne.
Jean Van de Velde (236e, 30.000 euros, joue avec Bernard Droux) : Jean est rentré dans le champ grâce à une invitation et réalise la plus mauvaise saison de sa carrière. Seul un top 3 cette semaine lui permettrait de récupérer sa carte pour 2010.