Hier, plusieurs d’entre eux se sont donc installés dans les clous, à mi-chemin des six tours. Il y a là l’Anglais Simon Kahn, vainqueur du Celtic Manor en 2004 et sur le Tour depuis cinq ans, en tête à -14. L’Espagnol Alejandro Canizares, vainqueur de l’Open de Russie 2006 et sur le Tour depuis, 4e à -10 avec son 61 d’hier. Citons aussi les Suédois Jarmo Sandelin (cinq victoires et quinze ans de circuit) et Patrick Sjöland, Carl Suneson ou l’Anglais Phillip Archer.
Un Français s’est glissé dans cette catégorie-là. Michael Lorenzo-Vera a joué -6 hier, sur le parcours rouge, au terme d’une partie quasi parfaite. « Il n’a fait que planter des fléchettes ! », selon son coach Jeannot Lamaison. Qui dit vrai : seize greens en régulation pour MLV, que des putts entre deux et six mètres, pour sept birdies au total. Et il a su se sauver à chaque dérapage : chip-putt de trois mètres au 18 après un premier chip plein tronc d’arbre (par), et trois mètres pour bogey au 3 après avoir envoyé son wedge dans l’eau (ainsi qu’une partie de la pancarte « dropping zone », sur un vilain geste d’humeur). Le voilà désormais 7e à -9 total, une place plancher pour lui, puisque seul un putting hésitant le deuxième jour l’a empêché de tutoyer la perfection. On ne connaîtra cependant rien du fond de ses pensées : Lorenzo-Vera est muet cette semaine.
Deux autres Français s’installent tranquilles dans le top 20, et ce ne sont pas forcément ceux qu’on attendait le plus en début de semaine. Christophe Brazillier a réédité son 67 (-3) de la veille sur le parcours rouge. Il est maintenant 14e à -7. Même classement pour Julien Guerrier, mal embarqué sur le rouge à +2 après six trous, avant de ramener le par. Il semble certes avoir perdu la magie de son premier tour (-10), et notamment son putting, mais il garde une pure attitude de combattant. Jean-Baptiste Gonnet grimpe tranquillement vers la ligne de flottaison (la carte est à -6 pour l’instant) : 39e à -4 total après son 67 rouge (-3).
Trois autres Français sont dans le cut, fixé avant le dernier tour à -2. Benjamin Hébert a découvert hier l’ambiance impitoyable qui règne ici. Il s’est pris un coup de pénalité à la demande d’un de ses partenaires parce qu’il n’a pas su respecter une règle un peu obscure : si les joueurs sont autorisés à placer la balle depuis le début, ils n’ont en revanche le droit de le faire qu’une fois. Benjamin l’a fait une fois de trop, et son par du 12 est devenu bogey : « Ça va, ça ne m’a pas trop énervé derrière, même si tu y penses sur deux ou trois trous. » Il est 47e à -3, tout comme la grosse sensation frenchie du jour : Ghislain Rosier, qui a envoyé 67 (-5) sur le parcours vert, grâce notamment à une parfaite gestion des quatre par 5 (un eagle et trois birdies) : « Ah, une très grosse partie oui, avec seize greens en régulation et un bogey bête au 4, où je prends trois putts à quatre mètres, plus 1,20 manqué au 1 parce qu’il y avait une bosse sur la ligne de putt. Mais mes bonnes PQ1 et ma victoire à Pont-Royal au Masters 13 ont tout changé. Parce qu’avant, je savais déjà que j’avais le jeu, mais je ne tenais pas 18 trous. C’est un drôle de sport quand même. En septembre, après l’open de Saint-Saens, j’étais à la limite de passer à autre chose. Et là, je ne suis plus qu’à un ou deux coups du Tour européen. On devient fou avec le golf, mais on adore ça. »
Alexandre Kaleka était lui en souffrance à +2 sur le rouge, pour se retrouver 61e à -2 total. C’est tout juste dans le cut, un cut lâché par Anthony Snobeck après son bogey du 9 (son 18e trou), qui le met 74e à -1 après un bon 70 sur le vert. Edouard Dubois a raté un tout petit putt sur le 18 rouge, ce qui lui aurait permis de finir par trois birdies consécutifs (94e à +1). Nouvelle journée délicate pour François Calmels, 148e à +10 après son 75 sur le vert.
2ème tour, la tempête fait du tri
Conditions de jeu écossaises ce dimanche en Catalogne. Le vent a soufflé toute la journée, avant que la tempête ne s’abatte sur les deux parcours en toute fin de journée. Les cartes de score de ce 2ème tour en ont forcément souffert : on a compté seulement six tours sous le par sur le parcours vert (celui de l’open d’Espagne), sur 78 concurrents.
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Un premier tour faste...
Carnage français aujourd’hui sur les deux parcours de PGA Catalunya. Sous un soleil plus printanier qu’automnal, c’est d’abord Julien Guerrier qui a brûlé les fairways et les greens du parcours rouge, le plus abordable des deux (par 70, désormais rebaptisé Tour Course). Julien a envoyé un ahurissant -10 (60), ce qui le place tout en haut du leaderboard, avec quatre coups d’avance sur ses seconds.
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Preview
A la veille du 1er tour de la finale des cartes européennes, portraits détaillés des 10 Français en piste...
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Infos PQ1, PQ2, modes de qualifications, résultats des Français
Tous les scores et modes de qualification des Français aux différentes phases. PQ1, 25 candidats, huit qualifiés pour les PQ2. PQ2, 21 Français au départ dont un amateur, 5 qualifiés pour la finale...
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