Christophe Muniesa, directeur executif de la fédération française de golf : "A titre d'exemple nous savons désormais précisément le nombre de chambres d'hotels que nous devons garantir et prendre en charge. De la même façon nous connaisons également les contours et la nature des éléments pris en charge directement par Ryder Cup Europe, tels que la totalité du village d'hospitalité. Il n'y a pas eu véritablement de surprise mais plutôt des éléments de clarification. Nous avons ainsi pu constater que nos évaluations sont réalistes et que nous sommes en mesure de répondre aux éléments du cahier des charges."
Les délégations nationales ont pu en effet juger de l'état d’avancement de leurs projets respectifs au vu des exigences formulées par un board impressionnant, composé des représentants de la PGA, des PGA européennes, du comité Ryder Cup, et d'observateurs indépendants qui viennent renforcer le board de décision.
C.M. : "La commission d'évaluation regroupera des experts de différents domaines, mais il est vraissemblable que la décision relève au final des la responsabilité des "grands cadres" du European Tour."
Parmi les experts appointés par le European Tour, on notera la présence de Michael Payne, directeur du marketing du CIO pendant 20 ans, et qui fut conseiller technique pour Londres et Rio en leur temps. La récente implication des ces trois observateurs indépendants a d’ailleurs été fort appréciée par l'ensemble des candidats.
Brigitte Deydier, commission Ryder Cup de la ffgolf : « C’est un plus pour l’examen et l’arbitrage final entre les dossiers de voir impliqués dans le board décisionnaire des gens qui ont une très grosse expérience de l’organisation et du suivi de cahier des charges d’évènements d’une telle ampleur… »
Le site internet de l'European Tour qui se faisait l'echo du symposium, a confirmé la date du 30 avril comme dead line pour le dépôt des candidatures, tandis que la date de réponse reste 2011, sans plus de précision.
Christophe Muniesa, ré affirmait devant le board le soutien du gouvernement français, exprimé par Nicolas Sarkozy dans un premier temps, puis par Rama Yade, ministre des sports, en décembre dernier lors de la conférence de presse de notre candidature, et le soutien du secteur privé, revenant enfin sur la spécificité du dossier français qui s’appuie sur ses 400 000 licenciés, ancrant ainsi le projet français dans le développement du golf.
"J'ajouterai à cela l'atout que constituent la présence de l'Open à une place de choix dans le calendrier, l'attrait du parcours du Golf National, ainsi que de Paris et Versailles. Sans oublier la qualité de la politique sportive développé par la FFGolf englobant le golf pro à travers l'Allianz Tour et le soutien aux joueurs pro. Par ailleurs, la candidature française semble posséder des atouts pour la valorisation de l'événement. En effet, les récentes éditions, ne se sont pas déroulées dans des capitales mondiales. La destintion "Paris" répond à cette ambition affichée par les dirigeant du european tour et les experts. C'est d'ailleurs un des axes stratégiques du dossier français : apporter sans arogance sa contribution à la valorisation de l'événement."
La candidature allemande, représentée par le frère de Bernhard Langer, Erwin Langer, directeur executif de Langer Sports, s’appuie sur une contribution nationale :
« Plus de 20 000 Allemands ont déjà adhéré à notre souscription… »
Jereon Stevens, président de la fédération hollandaise, mettait en avant le fait que le golf est le sport qui a connu le plus gros essor en Hollande sur ces 10 dernieres années : « Le simple fait de notre candidature aura un impact formidable dans notre pays »
Le Portugal, représenté par Miguel Franco de Sousa, développait la spécificité de la candidature portugaise, plus axée sur le développement des tournois, le pays étant déjà une destination touristique forte.
Gonzaga Escauriaza, président de la fédération espagnole, soulignait la différence entre 2018, et 1997, date à laquelle l’Espagne avait reçu la seule et unique Ryder Cup continentale à ce jour : « Notre objectif pour cette nouvelle candidature est de toucher les non golfeurs, et notre candidature pour les Jeux Olympiques en parallèle nous a d’ores et déjà permis de remplir certaines conditions du cahier des charges… »
Gunnar Hakansson de la fédération suedoise : « Le golf est le 2ème sport en Suède, nos tournois, dont le Scandinavian Masters, sont richements dotés, nous avons su recevoir la Solheim Cup, il est temps désormais pour la Ryder Cup. Le parcours que nous avons selectionné pour notre candidature, le Bro Hof Slott, est déjà operationnel, et va recevoir cet été pour la premiere fois le Scandinavian Masters ; ce symposium nous aura permis de mieux cerner certains points du cahier des charges… »
Des éclaircissements qui manquaient peut-être moins à la France, régulièrement en contact avec l’European Tour, par le biais des membre de la Commission Ryder Cup de la ffgolf, Brigitte Deydier, Patrice Clerc, Jean-François Lamour, Christophe Muniesa, Jérôme Paris, Olivier Roche, sous la présidence de Pascal Grizot.