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25/07/2010

Karine Icher: «Bien finir, c’est un point positif»

 

Karine, bonjour, partie en 61e position, vous signez une belle journée finale (69, -3) pour boucler cet Evian Masters 2010 à la 37e place. Quel est votre bilan?
J’ai mieux tapé la balle ce dimanche qu’au début du tournoi. Dommage que je fasse ce bogey un peu bête au n°15 alors que j’étais partie de ce tee-là à - 5. Au n°16, en plus, nous avons été «timées», c’est à dire qu’on nous a demandé de jouer plus vite, en prenant moins de 30 secondes pour chaque coup. Car nous étions en retard. Ce n’était pas vraiment cool. Et je refais un bogey au n°16. Cela dit, ce dernier tour à -3 reste positif. C’est aussi de bon augure pour l’Open britannique, la semaine prochaine. 

Ce qui est frappant, avec vous, c’est que mêmes les années où vos sensations sont un peu moins bonnes, vous tirez toujours votre épingle du jeu à Evian. Déjà en passant le cut en permanence...
Passer le cut, c’est le minimum. Surtout pour un tournoi où il est très important pour nous d’être présentes. Mais on ne peut pas jouer bien tout le temps, c’est le golf. Donc, je me suis accrochée. A un autre niveau encore que le mien, c’est justement ce qui fait la force des très grands joueurs: ils savent scorer même quand les choses se passent mal? 

Avec des scores de 72, 72, 74 et 69 sur le par 72 d’Evian, vous avez vécu une bonne semaine, mais sans plus. Comment l’expliquez-vous?
Mon problème, cela a été les mises en jeu. Pas assez bonnes pour que je puisse faire plus de birdies. Avec peut-être aussi un peu de fatigue car j’ai eu une première partie de saison assez dense sur le circuit américain. Et puis Evian est une semaine fatigante pour nous, beaucoup plus difficile que le reste de l’année. Nous sommes très sollicitées. C’est le jeu, bien sûr, et c’est positif aussi pour nous. Mais cela fait un changement par rapport au reste de l’année où nous sommes deux «pécores» (Glwadys Nocera et elle, toutes deux sur le circuit américain), toutes seules au fin fond du monde!

Que vous inspire le fait que les numéros  1 et 2 mondiales, Ai Miyazato (19e) et Cristie Kerr (31e) ne soient pas plus que vous dans le peloton de tête à l’issue de cet Evian Masters 2010? Est-ce une consolation?
Oui, bien sûr cela fait relativiser. Vous savez, au golf, nous sommes 110 au départ et 20, voire 30 filles, peuvent gagner. C’est la même chose chez les garçons. On en a eu encore la preuve avec Greg Havret au dernier US Open. Il avait des petits soucis avec son jeu, il était proche de la 400e place mondiale et le voilà 2e! Notre sport est très particulier en ce sens. Au tennis, c’est très rare de ne pas retrouver les têtes de série à la fin. Au golf, tout peut arriver.

Quelle est votre programme pour la deuxième partie de la saison, Karine?
Il y a le British Open la semaine prochaine, puis nous aurons Portland, puis un tournoi au Canada et un autre sur le sol américain en septembre (qui tombe malheureusement en même temps que l’Open de France). Au total, il ne reste que six tournois LPGA sur le continent nord-américain. Puis trois tournois en Malaisie, Corée et Japon. C’est fou de penser que nous sommes en juillet et qu’il ne nous reste que dix tournois d’ici à la fin de l’année. C’est peu. D’autant que, ayant réussi à être 41e de la money liste du circuit américain avant cet Evian Masters, mon but est d’être au minimum dans le top 30 du classement final, comme lors des années 2005 et 2006, où j’étais 30e les deux fois.
 
Nathalie Vion pour la FFGolf
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