Retour sur les étapes de l'engagement fédéral avec l'éclairage de quelques unes des initiatives de plus en plus nombreuses conduites par nos clubs...
| 2004, la ffgolf crée sa Commission Environnement |
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| 2006 | Signature de la première charte sur l’eau avec les Ministères de l’Ecologie et du Sport | |
| 2007 | Signature d’une convention de trois ans avec le Museum d’Histoire Naturelle pour mener une étude au Golf National sur la biodiversité | |
| 2010 | Nouvelle charte nationale "Golf et Environnement" avec un nouveau signataire, le Ministère de l'Agriculture | |
| 2010 | Signature de la Charte du Sport Responsable avec Generali : mieux maîtriser les ressources et les énergies et faire des choix responsables pour nos matériaux et nos équipements | |
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Quand l’industrie et les golfs unissent leurs efforts…
• Le golf de Mazières en Gâtine , du lait, de l’eau, et du développement durable…
A 7 km du golf, la laiterie de l’Union laitière des deux Sèvres produit du lait, du lait en poudre et dispose par là d’un volume d’eau qu’elle n’a pas le droit de rejeter dans les cours d’eau en dehors de l’hiver. Depuis 1999, un accord la lie au golf qui utilise cette eau issue du lait pour ses besoins en arrosage.
Mathieu Leszezynski, directeur du golf depuis 2008: «La laiterie a pris à sa charge la mise en place d’un réseau de canalisations pour acheminer l’eau depuis ses bassins de lagunage jusqu’à nos réservoirs ; nous prenons à nos frais l’électricité nécessaire aux pompes. Nous recevons ainsi 30 000 m3 par an que nous mélangeons avec nos eaux pluviales et couvrons ainsi tous nos besoins en eau pour notre 18 trous et nos 6 trous Pitch & Putt. »
Monsieur Perré, directeur de la laiterie de Champdeniers depuis 6 ans, a élargi le dispositif à deux agriculteurs avoisinants. « C’est très valorisant pour une industrie de s’impliquer dans une démarche de développement durable de ce type. Outre le golf, nous alimentons avec nos 70 000 m3 annuels, deux vergers.»
• Le golf de Mérignies et Cristaline…
« Nous savions que Cristaline, qui embouteille de l’eau pompée dans la nappe phréatique, rejetait dans le fossé un débit moyen de 40m3 par nuit, ne pouvant stopper complètement le pompage lors des temps d’arrêt des lignes d’embouteillage. Nous sommes allés les voir et nous avons passé un accord pour récuperer cette eau. Au final cela représente 10 à 20% de notre consommation. L'investissement, une véritable petite station de pompage, aurait été très lourd si nous avions dû le faire après coup... »
Chantilly, Le Mans… ou quand la mode du vert passe par le jaune
• Remy Dorbeau, directeur du golf de Chantilly et représentant de l’AGREF au sein de la Commission Environnement de la ffgolf : « L’arrosage doit principalement permettre de garder l’herbe en vie… C’est ce que nous nous employons à mettre en œuvre depuis des années. Et quand les joueurs de la Murat (juin 2011) sont arrivés, ils ont découvert un parcours jaune, avec des roughs plus verts que les fairways. Mais comme l’a très justement remarqué le capitaine de l’équipe d’Angleterre, l’agressivité visuelle est au-delà de la réalité. Avec les graminées que nous utilisons, les fetuques, nous conservons un tapis herbeux de 10 mm. On garde le port de la balle, l’herbe ne s’applatit pas. »
• Marc Petel, directeur du golf des 24 h du Mans depuis janvier 2010 : «Le cercle vertueux à créer c’est de supprimer les engrais, de réduire l’arrosage, d’utiliser des graminées plus résistantes, et de gérer l’évaporation. Depuis 5 ans, nous avons cessé tout apport d’engrais et nous regarnissons avec des fétuques, comme à Chantilly. Moins d’engrais c’est moins de maladies, donc moins de phytosanitaires, et des économies qui permettent de mettre plus dans des graminées de bonne qualité. En piquant et aérant régulièrement les greens tout orage devient bénéfique, on optimise tous les apports d’eau ; l’eau descend en profondeur, ne s’évapore pas, on garde 10 cm humide même s’il fait 35° au dessus. »