20/07/2012 - Open britannique

La tournée des tournois majeurs s’achève donc prématurément pour les joueurs français. Puisque aucun d'entre eux n'est qualifié pour jouer la dernière levée, l'UsPGA, il ne leur reste plus qu’à espérer très bien finir la saison, ce qui est d’ailleurs clairement leur objectif, pour assurer au plus tôt leur présence sur ces épreuves l’année prochaine.

Forcément déçu de ne pas passer le cut, Raphaël Jacquelin dit cependant ne pas avoir de regrets. Cela s’est joué à très peu de choses. Un départ manqué sur le 18e trou voyait sa balle s’enfouir dans le rough. Il lui aurait juste fallu faire le par, facile à dire, pour se retrouver à 3 coups au-dessus du par, et faire ainsi partie des 70 joueurs acceptés pour disputer les deux derniers tours.

« Les conditions de jeu sont tellement bonnes depuis deux jours qu’il fallait faire des birdies. Il y avait beaucoup plus d’options de birdie sur ce parcours que d’habitude sur les Open britanniques. Mais je n’ai pas rentré assez de putts. Il aurait fallu scorer tout de suite. »

Raphaël Jacquelin a pourtant on ne peut mieux commencé sa partie avec un birdie sur le premier trou. Le reste de son parcours s'est résumé à ses yeux à une course aux exploits. « On a couru toute la journée après les positions de birdie pour juste se qualifier. Courir après une qualification, ce n’était pas vraiment l’objectif… »

Le point de vue est discutable mais peut se comprendre à la lumière des ambitions du Lyonnais. Entre le tout et le rien, pas de moyen terme. « Les bonnes semaines que je fais sont celles où je ne cherche pas spécialement à faire des birdies. Ils viennent tout seuls. Et c’est comme ça que j’ai bien joué dernièrement à l’Us Open. »

La petite lueur d'espoir quant au sort de Grégory Havret s'est vite éteinte dès le début d'après-midi. Les conditions atmosphériques étaient trop bonnes pour provoquer des bouleversements dans le classement.

Pourtant, Grégory a très bien joué ce matin. « Il a joué dix fois mieux qu’hier, commentait Benoît Ducoulombier. Il a planté beaucoup de drapeaux, mais son putting, même s’il n’a pas été mauvais, n’a pas été suffisamment efficace. » Le bilan après 9 trous était plutôt mauvais, avec trois bogeys, mais le retour s’enclenchait parfaitement avec deux birdies au 10 et au 14.

« Malheureusement, le double bogey du 15 m'a fait très mal et a définitivement plombé ma journée, se désolait Grégory. J’ai dû me dropper dans le bunker gorgé d’eau. Du coup la balle était un peu pluggée dans un sable très humide. J'ai trop pris de sable et la balle n'a pas décollé... »

Comme le reconnaissait Grégory, « il faudrait un petit miracle après ». Très belle approche au 16, mais birdie manqué ; exceptionnel deuxième coup au 17 qui rendait facile le birdie, deuxième coup un peu loin au 18 pour se donner une nouvelle chance de revenir à + 4.

Cet après-midi, le joueur ira tout de même au practice mais il aura la tête déjà ailleurs. D’une part sur les quelques semaines de break qu’il va prendre avant le tournoi de Gleneagles fin août. Et d’autre part sur le besoin de remettre en place quelques points techniques. Mercredi, au practice, Grégory a bénéficié du regard acéré du grand manitou qu’est David Leadbetter.

« Benoît lui a demandé de regarder mon swing, explique-t-il. David a dit qu’il trouvait mon swing très bon mais qu’il faudrait faire évoluer une ou deux choses, notamment au niveau des hanches pour dynamiser un peu mon swing. Le but est d’avoir le dos un peu plus droit, avoir des angles plus droits, des angles marqués, pour que le levier du club ait un chemin naturel plus dynamique, plus vertical et être plus puissant et plus régulier. »

On peut cependant se demander s’il est opportun d’opérer une intervention technique en cours de tournoi. « C’est à nous de faire la part des choses, répond Grégory. La question était de savoir à quelle dose le mettre ce changement en place. Le problème est qu’il faut changer la routine pour changer la posture et ça m’a un peu gêné. Finalement je l’ai très peu fait, un peu plus aujourd’hui mais sans exagérer comme je le faisais au practice avec lui. »

Havret mettra donc à profit ses trois prochaines semaines sans tournoi pour peaufiner ces légères modifications dans sa technique. Avec la ferme intention de finir cette saison comme il finissait la précédente, c’est à dire avec une belle collection de top 10.

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