C'était impossible et pourtant ils l'ont fait. Menés de 4 points avant les simples, les Européens ont remporté dimanche à Chicago la 39e Ryder Cup 14,5 à 13,5. Du jamais vu dans l'histoire de la compétition !
| Etats-Unis | 13,5 | 14,5 | Europe |
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| » Session 5 - Simples |
| Bubba Waston | 2&1 | Luke Donald |
| Webb Simpson | 2Up | Ian Poulter |
| Keegan Bradley | 2&1 | Rory McIlroy |
| Phil Mickelson | 1Up | Justin Rose |
| Brandt Snedeker | 5&3 | Paul Lawrie |
| Dustin Johnson | 3&2 | Nicolas Colsaerts |
| Zach Johnson | 2&1 | Graeme McDowell |
| Jim Furyk | 1Up | Sergio Garcia |
| Jason Dufner | 2Up | Peter Hanson |
| Matt Kuchar | 3&2 | Lee Westwood |
| Steve Stricker | 1Up | Martin Kaymer |
| Tiger Woods | A/S | Francesco Molinari |
| Total Session | 3,5 | 8,5 | |
Historique ! L'exploit accompli par les douze joueurs européens dimanche à Chicago restera dans les annales. Menés de 4 points après les 4 sessions de doubles, les joueurs de José Maria Olazabal ont renversé le match réussissant au passage le plus important "come back" en terrain adverse de l'histoire de la compétition.
Le coup de maitre d'Ollie Le capitaine espagnol qui n'a eu de cesse d'évoquer la mémoire de Ballesteros peut être fier de ses hommes, cette victoire improbable est le plus incroyable des hommages au grand Seve. Il peut également être fier de ses propres choix au moment de constituer l'ordre des simples. Jamais sans doute cette décision n'aura pesé aussi lourd. En lançant d'entrée ses meilleurs joueurs Ollie a tout simplement réalisé un coup de maître. Les cinq premiers matchs ont tous été remportés par les Européens et ont permis de combler le retard sur les Etats-Unis archi favoris après leur domination sans partage en double. C'est Luke Donald qui a donné le ton en écartant la menace Bubba Watson. Le deuxième point a été converti par l'Ecossais Paul Lawrie qui n'a pas laissé l'ombre d'un espoir à Snedeker. Parti en match 2 Poulter a fini par faire plier un coriace Webb Simpson. Le vainqueur de l'US Open s'inclinant sur les derniers trous.
Le hold up de Rose Mais le tournant fut certainement la victoire de Justin Rose sur Mickelson. Mené 1Up au départ du 17 l'Anglais a rentré un putt monstrueux pour revenir square au départ du 18, déclenchant même les applaudissements incrédules de son adversaire. Sur le dernier trou l'ex numéro 1 européen a signé son sixième birdie du jour pour crucifier le gaucher américain. Quelques minutes auparavant Rory McIlroy, qui a bien failli manquer son départ après s'être mélangé les pinceaux dans les fuseaux horaires, n'a pas raté l'occasion de contrarier les velléités du valeureux Keegan Bradley de terminer invaincu.
Le réveil de Westwood Pour voir enfin un premier point américain s'inscrire sur le tableau il a fallu attendre la défaite du Belge Nicolas Colsaerts battu par Dustin Johnson au 16. McDowell subissant la loi de Zach Johnson et Hanson celle de l'impavide Dufner, les derniers matchs ont donné lieu à des duels électriques sous haute tension. Westwood méconnaissable depuis le début de la compétition a retrouvé sa bravoure pour se débarrasser sans trembler de Matt Kuchar et il ne manquait plus alors que deux points à l'Europe pour atteindre le fameux total de 14 synonyme de match nul. Tenante du titre l'Europe en cas d'égalité repartait avec la coupe et Olazabal si mal en point la veille semblait vouloir s'en contenter.
Garcia et Kaymer décisifs Quand Garcia, qui comme Poulter semble avoir du sang "Ryder Cup" dans les veines, est revenu de l'enfer pour battre Furyk au 18, la lourde tâche d'apporter la dernière pierre à l'édifice revenait soit à Kaymer opposé à Stricker soit à Molinari dans son duel face à Woods. Et il était dit que les deux américains battus trois fois en double ne connaitraient pas de répit dans cetté édition. Moribond depuis plusieurs mois c'est Martin Kaymer qui se montra pourtant décisif. L'Allemand prit l'avantage au 17 sur le vétéran de la compétition et signa un putt magistral au 18 pour sécuriser et sa victoire et le match nul de son équipe. Le dernier demi point "offert" par Woods après un dernier putt bâclé au 18 n'est pas anecdotique. Symbole de la cinglante débâcle américaine dans les simples, il parachève le triomphe européen.
» Video : La liesse européenne