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Épreuves de choix n°5 : 10 choses qui rendent la Golfers’ Club unique

Au même titre que la Gounouilhou chez les messieurs, le championnat de France amateur par équipes de première division dames fait partie des grandes épreuves de l’Hexagone. Elle aurait dû débuter ce mercredi alors petit aperçu des ses caractéristiques.

Elle est là, celle qui est tant convoitée et qu'on espère revoir d'ici la fin de l'année 2020, la Coupe Golfers' Club. Alexis Orloff / ffgolf

1. Son histoire

C’est en quelque sorte la sœur jumelle du Trophée Gounouilhou chez les messieurs mais elle porte le nom de Coupe. Pour autant, elle n’a rien à lui envier, elle qui se joue dans la foulée de ce dernier. Cette épreuve si convoitée ne date pas d’hier puisque sa première édition s’est jouée en 1929. Seule la période de 1940 à 1945 n’a pas vu ce championnat se disputer mais jusqu'à l’an dernier encore, la Coupe Golfers’ Club a toujours répondu présente.

Ce mercredi 6 Avril aurait dû marquer son lancement, espérons que la Golfers’ résistera à la pandémie de Covid-19 et qu’elle trouvera sa place d’ici la fin de l’année pour ajouter une page de plus à son grimoire.

2. Le prestige

Il y a des tournois, des épreuves, des rassemblements golfiques parfois "inclassables". Performer sous les couleurs de son club c’est déjà particulier. Alors cocher sur son CV une participation, voir une victoire en Golfers’ c’est indéfinissable.

Le championnat de France par équipes de première division dames a toujours fait rêver. Encore aujourd’hui il donne le sourire aux participantes et procure un sentiment inexplicable. Difficile de trouver les mots pour définir cette sensation, même pour la récente gagnante en 2019, Pauline Roussin-Bouchard, avec son club de Valescure : « Je ne sais pas trop comment l’expliquer à part dire que c’est une semaine de golf unique et chaque année différente. »

3. Le format

C’est aussi ça et sûrement ça qui fait l’un des atouts de cette compétition. Elle est unique par son format, par sa durée et par le marathon de golf qu’elle peut vous proposer. Tout y est rassemblé, du stroke play pour les qualifications, du match-play pour la phase finale, des duels en barrages pour la survie en 1ère division. C’est un savoureux mélange qui réserve toujours des surprises et du suspens. Un régal pour les amoureux de ce jeu, un casse-tête pour les suiveurs non assidus mais au final un feu d’artifice d’émotions pour celles qui arrivent au bout. 

4. Des parcours à la hauteur

La beauté du parcours de Fontainebleau et ici son trou numéro 3. Frédéric Stevens / ffgolf

Qui dit Golfers’ Club, dit parcours de qualité et parcours exigent. Il suffit de regarder le lieu de réception de la première édition de 1929 pour comprendre l’esprit attendu. C’est le golf de Chantilly qui avait ouvert ses portes pour la première et c’est d’ailleurs l’équipe locale qui s’y était imposée.

La Golfers’ a souvent voyagé sur les golfs voisins de la capitale comme Saint-Cloud, Le Racing Club de France La Boulie ou encore Saint-Germain. Elle aussi fait quelques sauts vers de prestigieux terrains en province comme Chiberta, Hossegor ou Aix-Marseille.

Mais le meilleur exemple d’excellence reste sûrement le passage de l’épreuve sur le Golf de Fontainebleau, l’an dernier, ou de Morfontaine par trois fois (1952, 1987 et 2005). Deux dessins classés parmi les plus beaux d’Europe.

5. Les scénarios

Si un jour la Coupe Golfers’ Club se dispute près de chez vous, n’hésitez pas à vous y rendre car le spectacle y est toujours au rendez-vous. Comme l’année dernière, sur le golf de Fontainebleau où les quarts de finale avaient vu l’élimination précoce de quatre clubs majeurs et considérés comme des favoris.

6. La domination francilienne

C’est bien simple, dans l’histoire de la compétition, il n’y a que deux clubs de province qui se sont imposés. En 1982 Chiberta l’emportait 2 à 1 face à Morfontaine sur le tracé de Chantaco. Et puis en 2019, Valescure venait à bout de Saint-Nom-La-Bretèche, 4.5 à 2.5, pour inscrire son nom au palmarès.

Le reste des victoires se partage entre les grands clubs franciliens de Saint-Nom-La-Bretèche, du Racing Club de France La Boulie, de Saint-Cloud, de Chantilly, de Saint-Germain, de Morfontaine et du Paris Country Club. Mention spéciale pour le RCF la Boulie qui l’a emporté huit fois de suite entre 2004 et 2011 ; Le PCC a quant à lui signé un joli triplé 2016, 2017, et 2018.

7. Les coachs sollicités plus que jamais

Avec un brassard marqué conseil autour du bras, il n’est pas rare de voir des coachs déambuler le long du parcours et passer d’une partie à une autre pour aider les troupes. Et oui ! Si il y a bien une compétition où le terme de coach prend tout son sens, c’est celle-ci : « C’est le seul tournoi où on défend les couleurs de son club de cette manière, raconte Arnaud Verhaeghe, coach de St-Nom. En tant qu’entraîneur on s’occupe de tout, c’est absolument fabuleux, c’est les plus belles semaines à vivre car tu peux conseiller en permanence et aussi te retrouver à pousser le sac de certaines. Ça me manque de ne plus jouer ce type de compétition alors maintenant je prends du plaisir en coachant les filles et c’est super agréable comme rôle. »

8. Le choc des générations

Autre point qui participe au côté unique de la compétition, la présence de joueuses de toutes les générations. En effet une équipe composée de six filles peut très bien contenir des joueuses très jeunes comme des Mid-Amateurs ou encore des Séniors.

L’an dernier par exemple, l’équipe de Fontainebleau comptait dans ses rangs Christine Petit-Martin, une joueuse sénior de l’équipe de France. Toujours en 2019, le match décisif de la finale avait opposé Lou Rousselot, jeune pensionnaire de 16 ans, à Karen Nassy, joueuse bien plus expérimentée qu’elle. La victoire était revenue à la fougue de Lou Rousselot et de ses partenaires de Valescure.

9. Le charme du golf féminin

Moins puissant mais pas moins spectaculaire, le golf féminin déployé années après années sur les différentes éditions de la Golfers’ ne cesse de nous régaler. Les joueuses qui participent à ce tournoi ne sont jamais là par hasard. Leur talent est brut, parfois naissant ou bien confirmé et leur jeu fait le bonheur des spectateurs.

Le golf féminin souffre à tort d’une réputation ennuyeuse… ça reste à prouver. En tout cas si vous voulez du golf de haut niveau avec des drives claqués et des coups de fer millimétrés, il suffit de revoir la finale de l’édition 2019 entre Valescure et Saint-Nom-La-Bretèche. Enjoy !

10. Son goût de reviens-y

L'équipe de Valescure au complet après sa victoire de 2019. Alexis Orloff / ffgolf

Sur ce tournoi, comme sur une Gounouilhou chez les garçons, règne toujours une ambiance différente. La pression semble moins forte mais lorsqu’il s’agit d’aller jouer, les regards changent, la tension augmente et l’honneur entre en jeu.

Au-delà de l’aspect compétitif qui prend souvent le dessus, l’atmosphère générale est bien plus détendue. Quand on y a gouté une fois, on veut reprendre une part de gâteau : « Tout le monde se connaît, l’ambiance est géniale, tout le monde est solidaire et c’est hyper cool de pouvoir partager avec six joueuses, un coach et un club qui nous supporte. C’est une semaine qui est vraiment spéciale », déclare Charlotte Liautier, capitaine de l’équipe de St-Nom.

« La Golfers’ c’est un peu l’événement de l’année pour les clubs, explique Pauline Roussin-Bouchard. Valescure m’a toujours aidé et c’est vraiment l’occasion pour toutes les filles de rendre un peu au club ce qu’il nous a donné. C’est une compétition familiale, tout le monde est plus ouvert sur le parcours mais on est aussi là pour gagner et passer un bon moment en famille, la famille Valescure. »


Par Romain MURAILLE
6 mai 2020