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CFJ Minimes garçons : Beauvy et Bekirian, l’explication finale

Les têtes de série 1 et 2 seront exactes au rendez-vous de la finale. Ce lundi, Jean Bekirian et Paul Beauvy ont achevé de nettoyer leurs parties de tableau respectives, pour se disputer la coupe Yan Le Quellec. Dans le contenu, ils ont surtout démontré qu’ils étaient bel et bien les deux pointures de la semaine.

Paul Beauvy disputera mardi sa troisième finale nationale. Frederic Stevens / ffgolf
27-31
juillet
CHAMPIONNAT DE FRANCE DES JEUNES - MINIMES GARÇONS COUPE YAN LE QUELLEC
LIEU : Bordeaux Lac, France
CATÉGORIE : Minimes (15-16 ans)

Six birdies et le reste dans le par en quatorze trous pour l’un, sept birdies et aucun bogey en seize trous pour l’autre. Certes, ces performances réalisées respectivement par Jean Bekirian et Paul Beauvy l’ont été à des stades différents de la compétition, mais elles ont cohabité dans une dense journée de lundi, lors de laquelle les deux se sont offert le droit de s’affronter pour le titre de champion de France.

Le joueur de Pléneuf Val-André a donné son récital lors du quart de final matinal qui l’opposait à Alexandre d’Aurelle de Paladines. Au trou n°4, un premier birdie lui a permis de prendre l’avantage. Un deuxième trou gagné par le deuxième des qualifications au 6 a été gommé par le joueur de Saint-Nom La Bretèche dès le 8, mais Beauvy, poursuivant son effort, repassait 2 up grâce à un putt de cinq mètres rentré au 10, puis 3 up grâce à un birdie sur le par 5 du 11.

Dès lors, l’écart devenait dur à combler pour un Francilien pourtant loin d’être hors de forme, et qui s’inclinait au 16, 3&2. « Il a été solide, il a rentré des putts. Il a fallu que je sauve des choses », reconnaît Paul Beauvy.

Les choses n’ont pas été simples l’après-midi, au moment pour lui de se mesurer à Baptiste Labeyrie, qui l’avait talonné lors des qualifications. Le matin, le Biarrot avait gagné son entrée dans le dernier carré face à Loïc Heurtin, 2&1. Là encore, le joueur de Pléneuf a pris l’avantage d’entrée, en faisant birdie au 2 (1 up) puis en empochant le 4 après un deuxième coup hors limites de son adversaire (2 up). Son avantage a grimpé jusqu’à 3 up à la fin de l’aller, grâce à une belle sortie de bunker sur son troisième coup du 9.

Le Basque n’avait pas dit son dernier mot pour autant. Après cinq trous partagés sur le début de l’aller (dont le 10 au birdie), il empochait le 15, pour réduire son déficit à deux trous. Le moment clé a finalement eu lieu sur le green du 16, où Labeyrie ne parvenait pas à rentrer un putt d’environ huit mètres qui l’aurait totalement remis dans le match, et où Beauvy parvenait à rentrer un putt pour le par qui aurait pu l’en sortir en cas d’échec. Sur le deuxième coup du par 5 du 17, la balle dans l’eau du Biarrot scellait finalement le score du match : 3&1.

« J’ai fait un bon début de partie, raconte-t-il. Je déroulais, je menais, je sentais quand même la fatigue qui arrivait mais franchement, ça allait. Et puis sur la fin, à 115m, je décélérais, c’était vraiment compliqué. Mais j’ai réussi à tenir et à être solide. »

Bekirian toujours intraitable

Son adversaire en finale, mardi, sera donc Jean Bekirian. Sa journée golfique a ressemblé à celle de Paul Beauvy, mais avec le matin à la place de l’après-midi, et inversement. « Je n'ai pas eu un bon réveil, je me suis levé trop tard », justifie-t-il.

De fait, le matin, en quarts de finale, son adversaire Antoine Renard a été le premier à se mettre en évidence, et s’adjugeant le 4. Bekirian est revenu immédiatement à hauteur, en gagnant le 5. Repassé devant, le joueur de Nîmes Campagne se faisait ensuite rejoindre au 13, où celui de la Ligue de Paris réalisait un birdie. Dans un match où chaque coup revêtait un peu plus d’importance que le précédent, l’ouverture décisive a été trouvée par le vainqueur de la qualification au 17. Dès lors, le partage du 18 lui a suffi pour se qualifier, sans avoir pris l’avantage de plus d’un trou.

L’après-midi, face à Hugo Ledouble, l’histoire fut toute autre. « Je me suis posé le midi avec mon père et les coachs de ligue, et je suis reparti comme si je n'avais pas joué le matin », explique-t-il. En quart de finale, le joueur du Paris International Golf Club avait renversé la vapeur face à Clément Marquet, pour l’emporter après avoir été mené de plusieurs longueurs. Mais en demi-finale, la réussite l’a fui au putting sur les cinq premiers trous, où il loupait quatre occasions franches de partager des trous et une cinquième d’en remporter un.

Jean Bekirian se trouvait ainsi très vite avec un matelas de quatre trous, qu’il s’est chargé de remplir de plumes d’oiselet par la suite, avec des birdies au 6, au 7, au 9 et au 12. Hugo Ledouble parvenait malgré tout à réduire l’écart par un birdie au 11 pour ne plus être mené que 5 down, mais ne pouvait éviter la défaite, 5&4. Il jouera la troisième place, mardi matin, face à Baptiste Labeyrie.

« J'ai abordé le match de l'après-midi comme un stroke play, poursuit Bekirian. Demain, je vais jouer la finale pareil. À ce niveau, il n'y a presque jamais deux ou trois coups d'écart sur un trou, donc ça revient au même. Il faut jouer le plus bas possible. »

L'affiche de mardi matin sera non seulement l'affrontement de deux joueurs qui se connaissent bien, mais surtout d'habitués des finales de CFJ. Pour Jean Bekirian, il s'agira de sa deuxième, après celle gagnée en benjamins il y a deux ans. Pour Paul Beauvy, ce sera la troisième, après les U12 en 2015 et les benjamins en 2017. Vous ne sentez pas comme une odeur de régal ?


Par William LECOQ, à Bordeaux
30 juillet 2018