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Championnat de France : les minimes changent de formule de jeu

Dissociée pour la première fois de celles des U12 et des benjamins, la compétition des minimes se disputera sur quatre tours de stroke play avec un cut à l’issue du deuxième. Les garçons joueront sur le parcours de Moliets et les filles sur celui du Grand Saint-Emilionnais.

Le parcours du Grand Saint-Emilionnais
Après avoir accueilli un Grand Prix Jeunes majeur, le parcours du Grand Saint-Emilionnais recevra les championnats de France cadettes et minimes filles. Alexis Orloff / FFGOLF
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La Direction technique nationale pensait à ces changements depuis quelque temps déjà. En cette année 2020 si particulière, elle a décidé d’extraire la catégorie minimes des championnats de France des Jeunes pour l’associer à celui des cadets.

Et, plus encore, d’adopter une nouvelle formule de jeu plus attractive en proposant aux garçons et aux filles quatre tours de stroke play.

La championne et le champion de France joueront donc deux voire trois tours de moins par rapport à l’ancienne formule comprenant une qualification sur trente-six trous et des match play (des seizièmes ou des huitièmes à la finale).

Pourtant, les avis sont partagés entre ceux (et celles) privilégiant le stroke play et les autres regrettant la disparition du seul tournoi en match play de leur saison. 

Oihan Guillamoundeguy
Oihan Guillamoundeguy félicité par René Darrieumerlou lors d'un précédent championnat de France.

N°1 du Mérite National Jeunes Garçons, Oihan Guillamoundeguy ne cache pas sa préférence pour le stroke play : «Oui largement, déclare le joueur d’Hossegor. En match play, tu n’as pas droit l’erreur. Tu peux aussi tomber sur un adversaire qui sort une partie énorme et t’élimine. Combien de fois a-t-on vu le vainqueur de la qualification être battu au premier tour par le trente-deuxième. En stroke play, même dans un mauvais jour, tu peux serrer les boulons et te reprendre le lendemain en envoyant des birdies.»

Souffrant du dos, Oihan Guillamoundeguy avait dû abandonner lors d’un tournoi à Nîmes. Il s’est bien soigné depuis et tout va bien désormais, suffisamment en tout cas pour espérer se mêler à la lutte pour le titre : «J’ai également pas mal travailler mon putting et j’ai progressé dans ce secteur-là qui m’avait pénalisé la saison dernière.»

Comme Oihan Guillamoundeguy, Joachim Poivre d’Arvor apprécie davantage le stroke play au match play : «Je trouve cette nouvelle formule de jeu plus franche, commente le minime de Saint-Cloud. Et puis, il y a moins de tours à effectuer.»

Il a découvert le parcours de Moliets lundi à l’occasion de sa première reconnaissance : «Il est très sympa à jouer mais, il devient plus compliqué dès que le vent se met à souffler, précise-t-il. Tout va bien pour moi, même si je n’ai pas vraiment performer ces derniers temps.»

Giboudot et Lamoure préféraient le match play

Louis Pilod avoue une petite préférence pour le stroke play : «C’est moins aléatoire, affirme le Lyonnais. On ne se bat plus contre un adversaire mais, contre nous-même et contre le parcours. Le succès dépend plus de nous.»

Deuxième du Grand Prix du Médoc (- 9) à un coup de Martin Couvra, Louis Pilod compte bien produire un golf aussi performant cette semaine : «Je joue bien en ce moment mais, je dois éviter de commettre des erreurs stratégiques qui me coûtent souvent très cher. J’apprends à chaque fois et j’essaye de me canaliser. Je vais établir la meilleure stratégie possible et la respecter scrupuleusement chaque jour.»

Dauphin d’Oihan Guillamoundeguy au Mérite National Jeunes Garçons après avoir longtemps occupé la première place, Maxence Giboudot affectionnait le match play : «Parce que c’était plus marrant et que c’était la seule compétition de la saison à se jouer ainsi», confie le joueur du Val de Sorne.

Inès Archer au championnat de France minimes
Pour sa dernière compétition de la saison, Inès Archer ambitionne de décrocher le titre.

Pourtant, l’ancienne formule ne lui avait pas réussi l’an dernier à Saint-Cloud où il n’avait pas passé le cut d’une qualification ne retenant que seize joueurs. Il a donc une revanche à prendre pour sa dernière année dans cette catégorie des minimes : «Mes résultats n’ont pas été «ouf» à Nîmes (10e) et à Valescure (6e), ajoute-t-il. Mon jeu est plutôt en place mais, je dois l’optimiser encore pour que ça «matche».

Championne de France benjamines l’an dernier, Maylis Lamoure partage l’analyse de Maxence Giboudot : «Je suis un peu triste de la disparition du match play car c’était amusant et ça réservait souvent des surprises, dit l’Aixoise, licenciée aujourd’hui au Kempferhof. Je pouvais attaquer tout le temps. C’était cool.»

Pour sa première saison chez les minimes, Maylis Lamoure arrive à Saint-Emilion avec peu de tournois à son actif : «Mais, je me suis beaucoup entraînée. Je vais donc aborder ce championnat sans penser au résultat et en me fixant des objectifs de moyens.»

Leader du Mérite National Jeunes Filles Lacoste, Inès Archer est nostalgique de la formule en match play : "C'était trop bien car on pouvait renverser des situations mal engagées, indique la joueuse de Cice Blossac. J'adorais ça ainsi que l'ambiance des CFJ. Cette année, nous sommes séparés par catégorie. Je suis un peu triste. Mais, les stroke play vont nous permettre de travailler notre régularité, notre endurance et notre mental. »

Pour son dernier tournoi de la saison, Inès Archer entend finir en beauté en décrochant le titre : "J'ai pris quelques jours de vacances pour souffler un peu. J'ai continué à bosser. Après une période un peu difficile en septembre durant laquelle j'avais un peu perdu confiance, j'ai enchaîné de bons résultats à Joyenval (8e), aux Internationaux de France dames et j'ai gagné le Grand Prix du Lys Chantilly. C'était mon objectif et je l'ai atteint. J'aborde ce championnat plutôt confiante. Puis, ensuite, j'entamerai la préparation hivernale au Pôle."