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Maitena Alsuguren : « une opération à valeur ajoutée »

La Directrice Technique National adjointe en charge du haut niveau, Maïtena Alsuguren, revient sur les stages de l'hiver 2019 à La Reserva regroupant les joueurs et joueuses cibles accompagnés de leurs entraîneurs personnels et appuyés par l'intervention d'experts.

Maitena Alsuguren

Quels bilans et enseignements tirez-vous des différents stages organisés en ce début de saison ?

Les bilans des deux stages, sur lesquels ont été associés les joueurs du groupe cible, les entraîneurs de ces joueurs puis l’association de différents experts, est extrêmement positif. Le principe est l’instauration d’une communication fluide avec les entraîneurs personnels des joueurs et une forme de reconnaissance aussi en les associant sur ce type de stage et en leur faisant partager les expertises au même titre que les staffs fédéraux et les joueurs bien sûr. Je pense que cet objectif-là a été atteint. Nous avons reçu de nombreux messages de remerciements témoignant de la qualité des interventions et du contexte dans lequel les coachs personnels ont effectué ce stage sans oublier leur satisfaction d’avoir pu échanger avec tout le monde.

Au sujet des intervenants, Grégory Havret a partagé son expérience avec nos jeunes joueurs mais également avec le staff parce que c’est aussi important qu’il y ait cet échange, cette complémentarité qui s’instaure dans le travail réalisé. Cela a été fait de la même façon avec Gwladys Nocera auprès des Girls en février, toujours avec les staffs individuels des joueuses aux côtés des staffs fédéraux en charge des collectifs. Une expertise putting a été mise en place par Edouard Bréchignac qui a pu faire des bilans spécifiques et créer des ateliers thématiques axés sur la performance et le jeu. Les filles enchaînaient derrière sur les Internationaux d’Espagne (remportées par Candice Mahé ndlr). C’est vraiment une opération à valeur ajoutée pour tout le monde, même pour Grégory et Gwladys.

D’autres stages ont été organisés en amont notamment avec Patricia Meunier-Lebouc pour les dames au mois de janvier. Si les staffs des joueuses n’y avaient pas été associés pour des raisons d’organisation, Patricia est en communication très étroite avec eux. Les filles ont su tirer profit de la qualité du stage et la victoire de Pauline Roussin-Bouchard dans la foulée au Portugal peut en témoigner.

La qualité de l’accueil de la Reserva contribue à cette excellence. Nous sommes convaincus que ces stages ont atteint tous leurs objectifs. Les joueurs et joueuses nous montreront dans la durée si cela s'est révélé bénéfique.

Pourquoi organiser ces stages sur les installations de La Reserva en Espagne ?

Tout d’abord, nous remercions La Reserva pour son accueil et son hospitalité. Nous disposons de deux outils essentiels sur place : le climat, surtout en cette période aléatoire, et la qualité d’entretien du site. C’est l'idéal pour s’entraîner à l’approche des compétitions et même en phase de préparation hivernale avec des greens de qualité. Toute la différence est là.

Vous pouvez faire du swing un peu partout mais pour les compétences à développer, celles-ci ne se développent que sur des greens fermes. Si les contacts de balle sont moyens, cela ne pardonne pas sur ces types de greens. Il y a une lecture directe de ce qui est fait, en terme de contact et de créativité. Ce sont les greens que les joueurs vont être amenés à rencontrer dans des conditions de tournois de très haut niveau. Nous nous entraînons à la compétition donc la qualité du terrain en fait partie.

Verrons-nous à l'avenir des stages de ce type reconduits ?

Nous souhaitons mettre en place la même structure sur une deuxième partie de la saison. Nous allons renouveler les expertises et faire venir à différentes reprises les mêmes experts comme James Ridyard au wedging ou David Ames au putting. Ce n’est pas en une journée qu’on obtient des résultats car il faut vraiment avoir des évaluations et des focus pour voir les progressions sur plusieurs séquences. Nous souhaitons donc stabiliser un réseau de qualité et faire appel à lui régulièrement sur plusieurs années comme des cycles de 2-3 ans afin de garder une continuité et un lien dans le discours.


Par Pierre-Francois YVES
15 mars 2019