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Championnat d’Europe par équipes Messieurs : les Bleus échouent si près du but...

Les joueurs de l’équipe de France Messieurs n’ont pas réussi à se qualifier dans le tableau final, la faute à des cartes trop lourdes. Ils disputeront les barrages.

Victor Veyret et Renaud Gris remontent déçus le fairway du 18. Les Bleus ne verront pas les quarts de finale. Photos Lucas Hélin/ffgolf
09-13
juillet
CHAMPIONNAT D'EUROPE PAR ÉQUIPES MESSIEURS
LIEU : Ljunghusen Golf Club, Suède
CATÉGORIE : Toutes catégories

Le soleil était pourtant revenu en Suède, durant ces deux tours de qualification. Mais à leur issue, l’équipe de France faisait grise mine. Les Bleus n’ont pas atteint leur objectif d’une qualification dans les huit premiers, synonyme de phases finales. Certains en avaient les yeux rouges. De colère, d’amertume, de déception.
« Ça s’est joué à pas grand-chose, même si honnêtement, on n’aurait pas dû être dans cette position », regrettait Renaud Gris, le sélectionneur.

À en lire les résultats, les Tricolores n’échouent qu’à deux petits coups de la huitième place, occupée par le Danemark. Ils ont bien cru pouvoir passer la tête, au dernier moment. En vain.

Deux joueurs sous le par

David Ravetto a joué un bon 69 (-3) lors de ce deuxième tour.

David Ravetto ramenait dans la matinée un brin d’optimisme avec un bon 69 (-3). Le joueur du Racing ne commettait qu’une erreur (5) pour quatre birdies (1, 6, 9, 12). « Je me suis un peu plus engagé dans mes coups et cela a bien fonctionné », soulignait-il.

Avant lui, on ne reconnaissait pas le Clément Charmasson de la veille, auteur du meilleur score de 66 (-6). Le Toulousain jouait bien, s’est battu pour revenir sous le par après un eagle au 13, puis s’est effondré. Là où il finissait fort lors du premier tour (-4 sur les cinq derniers trous), il prenait ce mercredi le bouillon (+7 avec deux triples aux 14 et 18). Il rendait un lourd 79 (+7).

De son côté, Adrien Pendaries n’arrivait pas à réagir de sa première journée en signant un 77 (+5). « Il y a beaucoup de choses à analyser et à apprendre, concédait le Francilien. Cela faisait un petit moment que je n’avais pas joué un links et il m’a manqué beaucoup de coups. »
Renaud Gris étendait d’ailleurs sa vision : « Je pense que sur cette typologie de parcours, balayé par le vent,  on est encore un peu léger. On sent que ce n’est pas un golf qu’ils ont l’habitude de jouer. »

Les joueurs de l’après-midi avaient alors plus de pression. Jeong-Weon Ko n’a pas réussi à retrouver le niveau qu’on lui connaît, en encaissant un 81 (+9).

Alexandre Fuchs tape dans la main du sélectionneur après son approche donnée pour birdie au 17.

L’espoir revenait par Alexandre Fuchs. En guerrier, il allait décrocher un 69 (-3, cinq birdies contre deux bogeys). Symbole de sa volonté, il réussissait une subtile approche au 17 pour pousser le birdie. « J’ai corrigé ce que je voulais, notamment en négociant mieux les pars 3. Renaud (Gris) m’a bien aidé à faire les bons choix et jouer les bonnes zones. J’ai su rester calme, je savais que j’allais avoir des occasions et ça s’est révélé vrai. »

À cet instant, les Français n’accusaient qu’un point d’écart avec les Danois. Victor Veyret, encore dans la bataille, revenait dans le par sur l’avant dernier trou après un passage en +2. Les Bleus pensaient alors être du bon côté. Sans savoir que les Danois sortaient les muscles, leur dernier joueur, John Axelsen concrétisait trois birdies pour finir dont une approche rentrée au 16. Le Cantilien propulsait sa mise en jeu du 18 dans l’eau, rendant la mission d’un ultime birdie pour faire passer les Bleus davantage difficile. Il tentait le tout pour le tout en tapant un bois 3 pour survoler toute l’eau et attraper le par 5 en deux. Sa tentative échouait et finissait une nouvelle fois dans l’eau.

Hors de question de perdre un seul point contre la Slovénie

Les Français intègrent alors le flight B, conséquence de barrages. Ils affrontent ce jeudi la Slovénie, une équipe sur le papier bien inférieure à eux, dernière de la qualification à +49. Pas le droit à l’erreur.
« Il n’y a pas le choix, en convient Renaud Gris. Il est hors de question de perdre un seul point contre cette équipe. C’est un match capital, pour ne pas entrevoir la descente en deuxième division, ce qui serait la honte suprême. C’est une rencontre à prendre au sérieux. »

Alexandre Fuchs se montrait également assez lucide sur la situation. « On a tous pas vraiment joué à notre niveau, au moins sur un tour. C’est dommage de se dire qu’on est passé si près tout en ayant pas bien joué. »
Les Bleus doivent retrouver le droit chemin. Cela commence ce jeudi en ne faisant qu’une bouchée de la Slovénie.

Le classement

1. Ireland (-19) ; 2. Angleterre (-16) ; 3. Écosse (-10) ; 4. Suède (-6) ; 5. Allemagne (0) ; 6. Espagne (+2) ; 7. Pays de Galles (+12) ; 8. Danemark (+14) ; 9. France (+16) ; 10. Pays-Bas (+17) ; 11. Islande (+18) ; 12. Finlande (+18) ; 13. Autriche (+19) ; 14. République Tchèque (+23) ; 15. Belgique (+24) ; 16. Slovénie (+49)



La composition contre la Slovénie



Les barrages se disputent en formule réduite, à savoir un double et quatre simples.

Foursome : Adrien Pendaries/Jeong-Weon Ko
Simples : David Ravetto, Clément Charmasson, Victor Veyret, Alexandre Fuchs.


Par Lucas HÉLIN, à Ljunghusen (Suède)
10 juillet 2019