Accueil / Actus / Amateur / Messieurs/Dames / Internationaux d’Italie messieurs : deux Bleus terminent dans le top 5

Internationaux d’Italie messieurs : deux Bleus terminent dans le top 5

Paul Margolis et Tom Vaillant se sont tous les deux classés à la 4e place, ce dimanche à l’issue d’un quatrième et dernier tour joué dans des conditions épouvantables. Trois autres Français ont terminé dans le top 15.

Paul Margolis décroche un top 5, deux semaines après sa finale en Espagne. Alexis Orloff / ffgolf
18-21
mars
INTERNATIONAUX D’ITALIE MESSIEURS
LIEU : Acaya , Italie
CATÉGORIE : Toutes catégories

Le post social

Une fois n’est pas coutume, ce compte-rendu débutera par un post Instagram, en l’occurrence celui de Jean-François Lucquin, sélectionneur de l’équipe de France Boys, présent toute la semaine au bord du terrain avec son binôme Pierre-Jean Cassagne. Les images sont éloquentes : vent qui couche les arbres, pluie à l’horizontal, le tout par un moelleux 5°C. Conséquence logique : les scores de ce dimanche sont sensiblement plus lourds.

Le résumé

Peu coutumiers de ce genre de caprices météorologiques, car habitués au soleil de leur botte, les leaders italiens ont malgré tout tenu le choc, en particulier Gregorio de Leo, qui est parvenu à se maintenir à -10, pour s’imposer avec sept coups d’avance sur son compatriote Marco Florioli. Du côté des Français, dont la majorité avait franchi le cut du troisième tour, le bilan demeure satisfaisant : deux joueurs dans le top 5, trois autres dans le top 15, et une constance à ne rien vouloir lâcher, chez les messieurs comme chez les Boys.

Les joueurs : Tom Vaillant et Paul Margolis

Ils avaient eu des destinées opposées aux Internationaux d’Espagne il y a deux semaines (finale pour Margolis, cut loupé pour Vaillant). La première journée de jeudi promettait un scénario similaire mais inversé, avec Tom Vaillant dans le top 5 et Paul Margolis relégué en 78e position. Et puis les voilà finalement côte à côte : les deux compères du groupe France 2022, qui partageaient par ailleurs la même partie ce dimanche, ont pris la 4e place, à -1 total.

Paul Margolis aurait même pu terminer plus haut, se présentant ce dimanche au départ du 18 avec un score de -1 pour la journée. Mais la météo, et surtout le vent totalement défavorable sur ce trou, a fait passer le joueur de Terre Blanche d’un driver-fer 9 les autres jours à un driver-fer 5-fer 5 (oui, c’est fait exprès s’il y a écrit deux fois "fer 5"), ce qui l’a contraint à concéder un triple bogey, pour un score de 73 (+2).

« J’ai rarement joué dans des conditions aussi difficiles, souffle-t-il. J’ai fait une partie incroyable, je me suis beaucoup accroché alors que je n’ai pas très bien joué. Je suis très content de mon tournoi en général. J’ai vu les points à améliorer pour pouvoir être plus performant et jouer la gagne sur ce type de tournoi. »

Du côté de Tom Vaillant, cette journée de dimanche a également consisté à limiter au maximum les dégâts de par les conditions atmosphériques. Une volonté qui a trouvé une certaine réussite, puisque le joueur de Saint-Donat a signé une carte de 74 (+2) malgré trois mises en jeu dans l’eau, pour se maintenir dans un top 5 qu’il n’a pas quitté de toute la semaine.

« Je me suis battu comme un chien, c’était vraiment dur, confie-t-il. Le bilan de la semaine est positif. Mon long jeu est très bon. C’est une bonne réaction après l’Espagne, j’avais à cœur de montrer aux autres joueurs et au staff du groupe France qu’il y a eu un tournoi en-dedans, mais que derrière je reviens plus fort. »

Tout comme Paul Margolis et Nicolas Muller, Tom Vaillant va rester à Acaya pour y disputer les deux tournois de l’Alps Tour programmés ces deux prochaines semaines. Martin Couvra, le quatrième homme du groupe présent cette semaine en Italie, rentrera quant à lui en France pour disputer l’Open d’Arcachon.

Les autres Français

Si les messieurs ont montré la voie, les Boys ont très correctement défendu leurs chances dans ces Internationaux d’Italie. Ainsi, Oihan Guillamoundeguy (Hossegor) et Adam Bresnu (Stade Français) ont signé la même carte ce dimanche : 73 (+2). Cela permet au joueur landais de gagner quatre places pour se classer 12e, à +3 total, juste devant le Francilien, 14e à +4, aux côtés de Nicolas Muller (Nîmes Campagne), toujours aussi régulier, et qui a signé un 74 (+3) ce dimanche.

Lucas Dutartre (RCF La Bouie) s’est également bien accroché pour rendre un 76 (+5), et se classer 21e à +8. Il finit ainsi juste devant Maxence Giboudot (Val de Sorne) et Théo Brizard (Aix-Marseille), respectivement 77 (+6) et 78 (+7), et ensemble à la 23e place à +9. Thomas Buisson (Médoc) a conclu son tournoi par un 77 (+6), pour prendre la 26e place à +10. Il devance d’un coup Carl Bertrand (Terre Blanche) et Grégoire Luck (Seignosse), tous deux 29e à +11.

Toméo Tissot (Cannes-Mougins) termine en lisière du top 30, en 33e position à +13, un coup devant Hugo Amsallem (Saint-Donat), qui prend la 38e place. Ugo Malcor (RCF La Boulie) prend seul la 44e place à +15, juste devant Alexis Leray (Chantilly), 45e à +16. Enfin, Joachim Poivre d’Arvor (Saint-Cloud) prend la 48e place à +18, et Hugo Legeay Gaucher (Grand Avignon) la 58e à +23.

L’œil du staff

Comme les jours précédent, Jean-François Lucquin, au bord du terrain, n’a pas perdu une miette de cette journée arrosée. « C’était très dur, campe-t-il. Tom et Paul nous ramènent deux bonnes 4e places, ils se sont très bien battus. Le mot d’ordre général était de ne pas dégoupiller, et d’accepter les bogeys. Chez les Boys, on a vu de très bonnes choses. Il y a eu quelques petites erreurs par ci par là, mais pas grand-chose. Aujourd’hui (dimanche), ils y sont allés avec la tronche et avec le cœur. »

La stat

1Un seul joueur a réussi à casser (et même tout simplement à atteindre) le par dans cette dernière journée dantesque. Le Suisse Nicola Gerhardsen a réussi à signer un 70 (-1), pour prendre seul la troisième place du tournoi. Commentaire de Jean-François Lucquin : « Je ne sais absolument pas comment il a fait ». Peut-être même pas lui...

Le post social (bis)

L’Italien Gregorio de Leo, trophée en mains après sa victoire.


Par William LECOQ
21 mars 2021