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La Golfers’ Club après la Gounouilhou pour Elduayen, Jones et Lorenzo Vera

Trois jours à peine après avoir vécu des fortunes diverses à Terre Blanche, les entraîneurs de Bordeaux Lac, de Bondues et du RCF La Boulie ont retrouvé leur équipe féminine à l’occasion de la 45e édition de la compétition.

Les coaches à la Golfers' Club
Laurent Elduayen, Adam Jones et Franck Lorenzo Vera ont retrouvé leur équipe féminine après une semaine passés avec les garçons à Terre Blanche. Gérard Rancurel / ffgolf
04-08
mai
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES DAMES 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOLFER'S CLUB
LIEU : Fontainebleau, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

Le retour à Bordeaux a été beaucoup plus agréable pour Laurent Elduayen que celui d’Adam Jones et de Franck Lorenzo Vera à Bondues et à La Boulie après la relégation de leur équipe respective en 2e division.

Mais, l’heure n’était pas encore au bilan pour les trois entraîneurs car, à peine trois jours plus tard, ils ont repris la route pour rejoindre le golf de Fontainebleau, hôte de la Golfers’ Club pour la première fois de son histoire.

Après avoir dirigé leur équipe masculine pendant une semaine à Terre Blanche, ils ont pris en charge «leurs» filles : «Il n’y a pas de grandes différences entre la gestion des garçons et des filles, déclare l’entraîneur bordelais. Le coaching doit être un peu plus technique pour les filles. Elles ont besoin de ça surtout celles qui ne jouent pas beaucoup. Il y a un peu plus de travail technique à effectuer, de petites piqures de rappel. J’ai davantage besoin d’intervenir sur le choix des clubs, des mises en jeu. Globalement, il y a plus de travail. En revanche, l’ambiance est équivalente. Elles s’entendent bien. Le groupe s’est soudé car il a désormais un vécu commun derrière lui après deux barrages gagnés. Ils ont renforcé les liens. Il est arrivé à maturité et la récompense serait de disputer un premier quart de finale.»

Adam Jones rejoint son homologue girondin sur plusieurs points : «Il faut davantage accompagner les filles, les mettre en confiance, explique-t-il. Elles sont plus demandeuses aussi. Leur esprit de groupe est fantastique. Elles vivent bien ensemble. D’ailleurs, pour cette Golfers’ Club, nous avons choisi de loger dans une maison plutôt qu’à l’hôtel. C’est très sympa. Je dois être tout le temps avec elles. C’est plus intense. Pour moi, la principale différence se situe dans l’attitude. Les garçons sont davantage focalisés sur la "gagne" mais, ils sont trop sur le résultat et pas assez sur le process. Pour les filles, le premier objectif est de vivre une belle semaine dans une bonne ambiance. Et si c’est le cas, les résultats suivront.»

Franck Lorenzo Vera se montre très élogieux envers les joueuses sur leur manière d’aborder la compétition : «Elles sont plus combatives et courageuses que les garçons, affirme-t-il. Elles mettent beaucoup d’énergie à la tâche. Quand elles arrivent sur le tournoi, elles sont prêtes, mieux organisées et bien préparées. Ayant un ego moins surdimensionné, elles sont aussi plus faciles à gérer. Elles se motivent entre elles. Il y a plus de cohésion que chez les garçons. Au niveau psychologique, elles sont plus affectées par ce qu’il se passe à l’extérieur. Il faut donc que je sois attentif à tout ce qui produit au sein du groupe du lever au coucher. En 2016, mon discours n’avait pas été bien perçu car trop axé sur la performance. J’avais laissé de côté les individus. J’espère m’être amélioré depuis.»

Paroles de coaches.


Par Gérard RANCUREL
3 mai 2019