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Trophée Golfers’ Club : Toulouse, tombeur du RCF La Boulie, voit enfin la vie en rose

Les Toulousaines, malheureuses en 2014, ont pris leur revanche face au RCF La Boulie pour décrocher leur premier titre de championnes de France par équipes. Une victoire obtenue 4-3 après des simples très accrochés.

07-11
octobre
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES DAMES 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOLFER'S CLUB
LIEU : GOLF DE BONDUES, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

Anecdote ou pas, l’issue lui donne en tout cas raison. Avant d’entamer la finale ce dimanche matin, l’entraîneur toulousain Christophe Berthelot a envoyé à ses protégées le résultat du match de rugby entre le Racing et le Stade Toulousain joué la veille. Les Rouge et Noir l’ont emporté sur le fil au terme d’un match spectaculaire.

À Bondues, sur une toute autre pelouse et clubs en main, le scénario fut aussi indécis pour la finale de la 86e édition du Trophée Golfers’ Club. Mais pour le même club vainqueur, Toulouse (4-3).

Les filles de Toulouse et du Racing ont proposé une partie haletante jusque dans les derniers instants, où l’ombre se faisait de plus en plus présente sur les fairways nordistes.

Pourtant, après la matinée, on aurait pu penser que les Toulousaines allaient boucler l’affaire bien plus tôt. Les Occitanes menaient 2-0 grâce à des foursomes aussi complices qu’efficaces.

Même en menant 2-0, Toulouse a encore réussi à se faire peur

Louise Reau et Céline Manche.

Céline Manche et Louise Reau, déjà associées en quart et en demi-finale, ont maîtrisé la paire expérimentée des Franciliennes composée de Chloé Salort et Alexandra Vilatte-Farret.
Le match s’est décidé après l’aller. Les Racingwomen prenaient les devants sur le 9 avant une accélération tonitruante dans l’amen corner bonduois des Toulousaines. Des birdies aux 13 et 14 leur permettaient de passer devant (1up), un nouveau au 17 de serrer la main, ou plutôt de se taper du poing ou du coude, Covid oblige. 

Derrière, Marion Veysseyre et Zoé Allaux dominaient plus clairement leur duel face à Evangeline Prevot et Vairana Heck en étant 3up après 13 trous. Mais la doublette des Ciel et Blanc finissait fort, des birdies aux trous 14 et 17 leur offraient le droit d’espérer sur le 18. Allaux et Veysseyre poussaient un solide par et rapportaient un deuxième point pour le GCT.

Ce confort de mener 2-0 n’a pas duré longtemps pour les Occitanes. Comme lors de la demi-finale face à Saint-Cloud, elles se faisaient bousculer dans les cinq simples de l’après-midi, jusqu’à réussir à se faire peur.

Sa rampe de lancement, Yvie Chaucheprat, a été vaincue par une Ambre Lefevre en forme pour sa première Golfers’ sous les couleurs du Racing (2&1). Idem pour Zoé Allaux dans le deuxième match, valeur sûre des Toulousaines, mais là aussi battue par Nawel Ben Letaief 2&1, très solide sur le retour du parcours Trent Jones.

Chloé Salort.

Chloé Salort, vice-championne d’Europe la semaine passée, assumait ce statut pour donner espoir au Racing de renverser la situation. Elle dominait dans les largeurs Clémence Cadéac, qui a eu le mérite de rester en vie jusqu’au 15 grâce à deux birdies consécutifs (3&2).

Manche et Veysseyre libèrent Toulouse

La centaine de spectateurs et amoureux du beau jeu ne se sont pas trompés de partie pour le dénouement. Le duel le plus accroché entre Céline Manche et Alexandra Yschard allait décider du vainqueur puisque Marion Veysseyre se faisait la malle face à Alexandra Vilatte-Farret, 5up après le virage.

La Belge néo-toulousaine Céline Manche sortait son plus beau golf pour vivre un baptême du feu. 2up après le 11, elle regardait d’un sourire inquiet le putt de près de 30 mètres de son adversaire filer au fond du godet au 12.
Yschard manquait une belle occasion au 13 et lui refaisait le coup sur le par 3 du 14 en enfilant 7 mètres. Mais Céline Manche lui répondait pour garder son avantage. Décisif. Un ultime birdie au 17 récompensait son agressivité et choix d’aller chercher le green de ce court par 4 pour signer une victoire 2&1.

« J’étais à fond dans mon match, concentrée sur mes coups. Le niveau est monté au fur et à mesure. J’ai eu la chance d’être suivie par beaucoup de monde et j’adore ça. C’était vraiment intense, j’ai transformé ça en énergie positive. »

Son cri de joie faisait écho à celui de Marion Veysseyre, oubliée sur le 15, mais qui offrait au quasi même instant la victoire à son club. Quelle belle histoire pour la survivante de la finale de 2014, lorsque Toulouse s’inclinait à domicile face à ce même Racing.

Marion Veysseyre.

« Je ne réalise pas du tout ce qu’il vient de se passer. J’étais quasiment seule à jouer mon match, j’avais juste une personne de mon équipe qui me suivait. Au moment où on m’a appris que c’était gagné, l’émotion était très forte. J’avais vraiment envie de prendre ma revanche sur le Racing. »

Christophe Berthelot était aussi présent lors de la défaite de 2014, et aussi lors des échecs dans les demies qui ont suivi. Cette année, il peut enfin savourer.

« C’est le travail de tout un club. On a l’expérience d’avoir perdu contre des clubs parisiens, qui savent gagner… Et je pense que l’expérience de perdre fait gagner. On a mis les birdies dans les moments chauds, du 15 au 17, et c’est ce qui nous fait l’emporter. »

 

Le chiffre

3Pour la troisième fois de son histoire depuis sa nouvelle formule en 1975, le Trophée Golfers' Club est remporté par une équipe hors de la région parisienne.

Pour la troisième fois de l’histoire de la compétition et sa nouvelle formule en 1975, le Trophée Golfers’ Club ira se loger en province. Dans la ville rose, à Toulouse, après Valescure l’année dernière et l’alliance Biarritz-Chiberta en 1982. Il n’y restera que pour sept mois si la prochaine édition se déroule à son époque habituelle. Cela n’enlève rien au bonheur du Golf Club de Toulouse.

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Championnes de France de Golf 2020

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Par Lucas HÉLIN
11 octobre 2020