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Trophée Gounouilhou (1/4 finale) : Renversant Saint-Cloud

Les Clodoaldiens ont mené à bien une époustouflante remontée lors des simples de l’après-midi, après avoir subi la loi de Chantilly dans les deux foursomes du matin. Mardi, en demi-finale, ils croiseront les fers avec Bussy-Guermantes.

Nicolas Delbos a apporté le point décisif à Saint-Cloud, en venant à bout de Thomas Le Berre. Alexis Orloff et Frederic Stevens / ffgolf
27 avr.
1 mai
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES MESSIEURS 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOUNOUILHOU
LIEU : GOLF DE TERRE BLANCHE, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

Le résumé

Sans doute est-il impossible de compter le nombre de fois où la Gounouilhou, gente dame aux 88 printemps, a vu l’improbable advenir. Mais si un tel décompte est tenu quelque part, il vient incontestablement, ce lundi, de gagner une unité. Balayés sans mesure par Chantilly lors des deux foursomes du matin, les joueurs de Saint-Cloud ont renversé la table dans les quatre premiers simples de l’après-midi, pour aller chercher leur place dans le dernier carré.

Les Cantiliens avaient pourtant bouclé les débats du matin à vitesse grand V. A vitesse Grand VV pourrait-on même dire, tant Victor Veyret, aligné dans le deuxième double avec Alexis Leray, a montré sa maîtrise. Son plantage de mât sur une sortie de bunker compliquée au 10, concrétisée dans la foulée par Leray, reste un modèle du genre. Les deux finissaient par s’imposer 6&5 sur Olivier Patience et Matthieu Lefebvre.

Scénario similaire dans le premier match : après avoir fait à peu près jeu égal avec Marin d’Harcourt et Martin Piedelievre sur les premiers trous, Théo Boulet et Thomas Le Berre ont creusé l’écart à partir du 6, bâtissant pierre après pierre un avantage qui allait se transformer en succès, 4 & 3.

Dans les simples de l’après-midi, les Clodoaldiens ont vite montré un autre visage. Dans le match de tête, Marin d’Harcourt a vite pris quatre trous d’avance sur Marius Cara, et malgré quelques allers-retours dans le score, le joueur du Pôle France Boys s’est imposé sans trembler, 3&2. Même chose dans le quatrième match pour Matthieu Lefebvre, qui disposait de Felix Godfrey, 5&4.

Le dénouement est intervenu dans les matches 2 et 3. Ce dernier a vu Martin Piedelievre prendre l’ascendant sur Alexis Leray, après avoir longtemps été à touche-touche. Une victoire 3&2 qui permettait quelques minutes plus tard à Nicolas Delbos de rentrer le putt de la gagne sur le 17 face à Thomas Le Berre. Score final : 4,5 à 2,5.

Le match clé : Piedelievre contre Leray

L’analyse peut paraître paradoxale, mais elle est partagée y compris par le principal bénéficiaire : le point de bascule de la rencontre est intervenu non sur un trou remporté, mais sur un trou partagé. En l’occurrence, la bataille de birdies livrée par Alexis Leray et Martin Piedelievre sur le 12, lors de leur simple de l’après-midi. Sous la pression d’un Alexis Leray ayant rentré un très solide putt pour birdie dans ce match square, Martin Piedelievre a eu assez de nerfs pour en faire de même avec le sien.

Le mur cantilien a, alors, commencé à s’effriter : trois putts au 13 puis balle dans l’eau au 14 pour Leray, et birdie au 15 pour Piedelievre, qui concluait sur le 16, 3&2.

Les joueurs : Martin et Paul Piedelievre

Rassurez-vous tout de suite : non, Paul Piedelievre n’a pas enfreint son nouveau statut professionnel pour prendre les clubs à la place de son frère. Et il a cantonné au rang de blague glissée entre deux

Martin et Paul Piedelievre ont cheminé ensemble vers la victoire.

trous la possibilité de se substituer opportunément à son indistingable jumeau. Mais sa présence tout au long de la journée sur le sac de Martin a été tout sauf étrangère au succès de ce dernier l'après-midi, pierre angulaire de la victoire de Saint-Cloud.

« Forcément, d’un point de vue extérieur, je ne vis pas la même chose, livre Paul Piedelievre. J’ai beaucoup moins de pression. J’essayais de le raisonner, de lui dire qu’à tel ou tel endroit, il fallait plutôt taper un fer qu’un driver. »

« Si je gagne, c’est grâce à lui, reprend le frangin. Face à Alexis Leray, qui est un très bon joueur, j’aurais sûrement eu plus de difficultés tout seul. »

En tout cas, l’histoire est belle pour un Martin Piedelievre qui avait été privé de la Gounouilhou 2018 par une fracture du fémur. « J’ai versé ma larme à la fin de la rencontre, admet-il. J’ai repris il y a quatre mois, et depuis, je donne absolument tout. Mon swing n'est pas encore remis, mais sous pression, j'ai très bien tenu. C’est vraiment une grande satisfaction. »

L’œil du staff

Capitaine d’une équipe héroïque, Thomas Sirot n’a forcément que des compliments à la bouche.


Par William LECOQ
29 avril 2019