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Trophée Gounouilhou : Terre Blanche et Bussy émergent de l’apocalypse

Dans des conditions météo dantesques, et jusqu’au bout du jour en ce qui concerne le tenant du titre, Terre Blanche et Bussy-Guermantes ont arraché leur billet pour une finale qui devrait, si tout va bien, se jouer en formule complète.

30 sept.
4 oct.
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES MESSIEURS 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOUNOUILHOU
LIEU : GOLF INTERNATIONAL DE LA BAULE, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

Le résumé

Le vent, la pluie, le froid, une longue interruption de jeu, une rencontre qui se termine au 19e trou du match décisif alors que les dernières lueurs de jour disparaissent… Un seul de ces éléments aurait rendu les demi-finales de la Gounouilhou 2020 épiques. Ce samedi à La Baule, tous étaient réunis.

Partie le matin à l’heure prévue, la première rencontre, opposant Terre Blanche à Saint-Cloud, n’a disposé que d’une petite heure de jeu, avant que les flaques apparues sur les greens, du fait d’une pluie battante, ne poussent à l’arrêt du jeu. Du côté de Bussy-Guermantes et de Cannes-Mougins, aucun coup n’avait alors été tapé.

Paradoxalement, l’apparition d’un vent fort, à la mi-journée, a sans doute été l’élément déterminant pour permettre une reprise du jeu à 14 h 30, et au final un bouclage des demi-finales dans la journée. Double paradoxe : les joueurs ont évolué l’après-midi sur un parcours davantage praticable, mais dans des conditions encore plus épouvantables. Avant de détailler, le coup de chapeau général s’impose.

Terre Blanche a eu un peu moins chaud… mais quand même

Terre Blanche et Saint-Cloud ont donc repris l’après-midi une rencontre dont on avait deviné, dès le matin, qu’elle serait serrée. Les premiers à faire une différence significative ont été Martin Piedelièvre et Hugo Mongalvy, dans le foursome de tête, qui apportaient le premier point aux Franciliens en s’imposant 4&3. Les Varois ne restaient pas sans réagir, par l’intermédiaire de Paul Margolis, vainqueur de Maxence Mugnier 3&2.

La partie de ping-pong a continué, avec le succès de Joachim Poivre d’Arvor côté Saint-Cloud, 4&3 contre Tom Santa, puis celui de Rodolphe de Heer côté Terre Blanche, 3&2 contre Paulin Goument. Ceci pour dire ce qui était devenu évident : le simple entre Marin d’Harcourt et Tom Guéant devenait décisif. Si l’Isérois de naissance s’est montré particulièrement solide et serein face aux conditions de jeu, il a aussi fini par bénéficier de deux erreurs de d’Harcourt : une attaque de green un peu longue au 15, et un bunker pris sur la mise en jeu du par 3 du 17. À chaque fois, malgré des approches de qualité, les putts du Clodoaldien pour partager ne sont pas tombés. Guéant s’imposait ainsi 2&1.

« C’était une journée difficile, mais je suis vraiment super content, livre Tom Guéant. Ce sont des conditions dont j’ai l’habitude, j’ai déjà joué beaucoup de matches comme ça. J’aime bien, ça m’amuse. J’ai été calme tout au long de la partie, j’ai senti un peu plus de pression à la fin, mais j’ai su rester solide. »

La folie Bussy

Christophe de Grancey s'attendait à perdre son match au 14. Il l'a gagné au 19e.

« Ce mec est un p*** de monstre. » Les joueurs de Bussy fendent la pénombre de la fin du jour pour revenir du green du 1, et Aurélien Douce utilise le filet de voix qui lui reste pour sortir ce cri du cœur vers son camarade Christophe de Grancey. Quelques secondes auparavant, ce dernier rentrait au 19e trou le putt qui qualifiait Bussy pour sa deuxième finale consécutive. Une heure plus tôt, il était 4 down.

Avant d’en arriver là, le champion en titre est resté au coude-à-coude tout l’après-midi avec Cannes-Mougins. Bussy a malgré tout empoché le foursome, 2&1, par l’intermédiaire de Nicolas Foschia et Stanislas Zdebski. Dans le premier simple, un petit putt loupé pour le partage du 17 par Toméo Tissot permettait à Aurélien Douce de doubler le capital du tenant du titre sur le trou suivant. Mais la principale sensation se produisait en même temps derrière.

Après 13 trous, Elliott Simonsen débouchait 4 up sur Christophe de Grancey. Les propres coéquipiers de ce dernier, concentrés sur ce qui se passait devant, l’ont regardé descendre le fairway du 16 en se demandant si une balle en jeu était sa destination. Puis intervint le gain du 16, ramenant l’écart à un trou. Sur le 18, rétabli dans sa quasi-immuable position de joueur décisif, il rentrait le par et empochait le trou après une belle sortie de bunker. Le reste est dit au premier paragraphe de cette section.

« Je pensais que ça allait se finir avant, et que ça n’allait pas se jouer sur mon match, sourit Christophe de Grancey. Honnêtement, je pensais perdre au 14. Au final, je me suis dit qu’il fallait absolument que je rentre le putt au 19, parce que sinon, j’allais passer une nuit affreuse, on aurait dû revenir demain matin pour, peut-être, un seul trou de prolongation. Évidemment, on y croit, on va essayer d’aller au bout. Le finaliste de l’année dernière (Biarritz, NDLR) avait gagné l’année d’avant, Chantilly avait fait la même chose un an avant… On va déjà essayer de casser cette boucle. »

Les chiffres

4 et 1Bussy s’apprête à disputer sa quatrième finale de Gounouilhou (seule celle de 2019 a été victorieuse). Pour Terre Blanche, il s’agira d’une grande première.

La suite

Contrairement aux quarts et aux demies, la finale, sauf contrordre, se déroulera en formule complète, avec deux foursomes à partir de 8h50, puis cinq simples prévus à partir de 13h50. Et vous ne raterez rien, puisque l’intégralité de cette finale sera à suivre en direct et en vidéo sur la page Facebook de la ffgolf.

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Par William LECOQ
3 octobre 2020