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Trophée Gounouilhou : Terre Blanche garde la main

Le club varois a terminé à la première place de la phase qualificative, emmené par un excellent Paul Margolis (-6). Il devance Nîmes Campagne et Chantilly, qui se sont classés dans cet ordre au jeu du départage, et le promu Raray, déjà l’une des belles histoires de cette Gounouilhou.

30 sept.
4 oct.
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES MESSIEURS 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOUNOUILHOU
LIEU : GOLF INTERNATIONAL DE LA BAULE, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

>>> L'album photo d'Alexis Orloff et Frédéric Stevens

Le résumé

Les favoris se sont tenus. À l’issue de cette seconde journée de qualifications, les trois premières places sont occupées par les mêmes clubs qu’après l’acte inaugural. Une situation presque en trompe-l’œil d’un jeudi où les belles cartes l’ont disputé à la lutte pour les places qualificatives et aux changements permanents dans la hiérarchie.

Au final, donc, Terre Blanche prend la première place de cette qualification, et du même coup la tête de série n°1 pour la phase de match play. Partis dans cette journée avec huit coups d’avance, les Varois ont tiré les premiers, avec le très solide 66 (-6) de Paul Margolis dans la première vague. « J’ai vraiment bien joué, c’est une partie facile à débriefer, sourit-il. Les conditions de jeu étaient bonnes tôt le matin, je n’ai pas eu de vent pendant huit trous, donc c’était un peu plus facile. J’ai trouvé les positions de drapeaux plus simples aussi. »

Les cartes dans le par rendues par Camille Bordone et Rodolphe de Heer ont permis, entre autres, de sceller la première place pour Terre Blanche, avec un total de -6.

Les joueurs : Nicolas Muller et Maxence Mugnier

Certes, leurs équipes respectives (Nîmes Campagne et Saint-Cloud) évoluaient ce jeudi à des échelons différents du classement. Mais toutes les deux seront au rendez-vous des quarts de finale vendredi, et le travail effectué par Nicolas Muller d’un côté et Maxence Mugnier de l’autre n’y est pas étranger.

Deuxième après la première journée, l’équipe de Nîmes Campagne a pu compter, une nouvelle fois en début de journée, sur un Romain Buttarazzi signant son second 68 (-4) en deux jours (avec en prime un trou-en-un sur le 9). Le coup de marteau décisif est donc venu de Nicolas Muller, dans la deuxième vague, auteur d’une journée à sept birdies pour aucun bogey, et donc d’un 65 (-7).

« Contrairement à hier (mercredi), j’ai rentré pas mal de putts, analyse-t-il. Je suis très content de la manière dont j’ai joué. C’est encourageant pour les matches. Nous sommes très satisfaits dans l’équipe. Tout se passe bien pour l’instant. » Nîmes Campagne s’assure ainsi la deuxième place de la qualification, six coups derrière Terre Blanche.

La pression du passage en quarts de finale était sensiblement plus forte du côté de Saint-Cloud, 7e après le premier tour. Mais Maxence Mugnier a vite mis tout le monde d’accord, en rendant, lui aussi, un 65 (-7) dès la première vague. Sa journée avait portant commencé timidement, avec un score de +2 au bout de sept trous. La suite de son parcours n’a compté que deux pars, au 10 et au 14. Le reste ? Des birdies. Neuf au total. Dans le jargon, cela s’appelle un coup de chauffe, façon incendie.

La carte de Maxence Mugnier est éloquente : il y a eu les sept premiers trous, et il y a eu le reste.

« J’étais un peu dans le dur au début, explique-t-il. J’ai pris un trois-putts au 7, mais à partir du 8, je n’ai plus raté un coup. À partir du 14, il y a des trous un peu plus difficiles, je voulais serrer un peu le jeu, en prenant les fairways et les greens pour faire des pars… et au final, je termine par quatre birdies. » La jeune garde clodoaldienne a ainsi mis le club bien au chaud dans le top 8, à +12 total en 5e position.

L’équipe : Raray

Dewi Merckx a ponctué la journée de Raray, avec son 70 (-2).

La Gounouilhou, ce sont des joueurs de premier plan qui réalisent les performances que l’on attend d’eux. Mais ce sont aussi des équipes de potes, qui se transcendent au cœur de l’événement. Raray remplit entièrement cette dernière catégorie. Après une première journée solide en +8, le club a encore changé de braquet ce vendredi, pour poster un +2.

Et qui de mieux pour changer de braquet qu’un nommé Merckx, Dewi de son prénom, et qui a ponctué la belle journée du club picard dans la dernière vague avec un 70 (-2), score déjà signé par son camarade Damien Boyer plus tôt dans la journée. Raray prend ainsi la 4e place de cette qualification, à +10, deux coups devant Saint-Cloud, qui sera son adversaire en quarts de finale vendredi.

« Raray, ce n’est pas un esprit d’équipe, c’est vraiment une famille, souligne Dewi Merckx. On vit ensemble, on organise nos vies personnelles autour de ça, on essaie de faire des rassemblements le plus souvent possible. Maintenant, les matches vont commencer. Ce n’est pas le même jeu, ni le même esprit, et à ce jeu-là, on aime bien jouer. On va y aller le couteau entre les dents, et se faire un kif. » Sic.

Les autres quarts

Il a fallu le départage entre Nîmes Campagne et Chantilly, favorable aux Gardois, pour que les Cantiliens se retrouvent à la troisième place. Ces derniers ont malgré tout rendu trois belles cartes sous le par ce jeudi, grâce à Marius Cara (-4), Roméo Guillard-Pichard (-3) et Théo Boulet (-2). En quart de finale, ils joueront un duel de "malheureux" du départage contre Cannes-Mougins, séparé de Saint-Cloud par la même procédure, et donc sixième de cette première phase.

Nîmes Campagne, de son côté, aura rendez-vous avec le tenant du titre. Les joueurs de Bussy-Guermantes, sixièmes après la première journée, ont reculé d’une place, mais sont parvenus à se qualifier à +14, avec notamment un deuxième tour en +2. La dernière affiche verra Terre Blanche se frotter au Golf du Médoc. Les Girondins se sont fait un peu peur, en reculant de quatre places, mais seront tout de même au rendez-vous des quarts, en se classant huitièmes à +18.

Pour les huit autres équipes, en l’absence de barrages due à l’annulation des divisions inférieures, la Gounouilhou 2020 est déjà terminée. Parmi elles, les rangs 9 et 10 sont occupés par deux gros noms : Saint-Donat, demi-finaliste l’an dernier, et surtout Biarritz, vainqueur en 2018 et finaliste en 2019, mais dont la jeune garde aura malgré tout pu engranger de l’expérience.

La suite

Pour les quarts de finale, la durée du jour étant plus courte que pour une Gounouilhou "ordinaire", la décision a été prise de les réduire à un foursome suivi de quatre simples. Rendez-vous donc, à partir de 10 h, pour vivre cette journée en direct commenté sur ce même site et sur nos réseaux sociaux.

Le chiffre

23Le nombre de cartes sous le par dans cette journée de jeudi. Soit neuf de plus que la veille.

Le post social


Par William LECOQ
1 octobre 2020