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Trophée Gounouilhou (demi-finale) : Bussy-Guermantes ira défier le champion

L’équipe de Seine-et-Marne a gagné son billet pour la finale, en triomphant de Saint-Cloud dans une demi-finale nerveusement éprouvante, 5 à 2. Mercredi, ceux qui étaient encore en deuxième division il y a un an se présenteront face aux tenants du titre biarrots.

27 avr.
1 mai
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES MESSIEURS 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOUNOUILHOU
LIEU : GOLF DE TERRE BLANCHE, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

Le résumé

Les aptitudes golfiques des joueurs de cette 88e Gounouilhou ont été depuis samedi suffisamment testées par le tracé du Château de Terre Blanche pour en avoir une idée claire. L’aspect qui a

Jeong-Weon Ko a fait preuve de beaucoup de maîtrise toute la journée.

incontestablement franchi un niveau ce mardi, lors des demi-finales, a été la solidité des nerfs des équipes.

A ce jeu, Bussy-Guermantes a su se montrer à la hauteur, suffisamment en tout cas pour dominer une coriace équipe de Saint-Cloud et prendre rendez-vous avec les champions en titre.

La lutte s’est engagée dès les foursomes du matin, qui ont laissé les deux équipes dos-à-dos. Le compteur de Bussy a été ouvert par Jeon-Weong Ko et Christophe de Grancey, face à Maxence Mugnier et Olivier Patience. Longtemps à égalité, le match a peu à peu glissé dans le camp de Bussy à la fin de l’aller, qui se bouclait avec un 3 up à la marque.

Mais les Clodoaldiens ne se sont pas laissés faire, et Olivier Patience s’est même livré à un exercice de coup de wedge dans la boîte au 12, pour faire eagle et revenir 2 down. Le match s’est finalement dénoué au 17, sur un putt monumental de Christophe de Grancey.

Le score de la rencontre a été ramené à 1-1 quelques minutes plus tard, dans un match de tête âpre et tendu de part en part. Certes, Nicolas Delbos et Marin d’Harcourt ont pris deux longueurs d’avance à l’aller. Certes également, un coup d’accélérateur de Lucas Abrial et Aurélien Douce au 10 et au 11 (birdie-birdie) leur a permis de revenir à hauteur.

Mais dans un match aux multiples trous partagés, il devenait au fur et à mesure évident que le point échapperait au camp faisant l’erreur de trop. Ce fut malheureusement pour lui le cas d’Aurélien Douce, qui envoyait sa mise en jeu du 18 fort à droite. Balle perdue signifiait alors perte irrémédiable du match.

Le match clé : Douce contre Piedelievre

Dans l’après-midi, les matches se sont dénoués plus rapidement. Aligné en tête face à Marin d’Harcourt, Jeong-Weon Ko n’a fait qu’une bouchée du pensionnaire du Pôle France Boys, en s’imposant 7&5.

Le match qui allait réellement faire la différence opposait Aurélien Douce à Martin Piedelievre. Longtemps à touche-touche avec son adversaire, le joueur de Bussy a fait peu à peu la différence, pour se présenter 4 up au départ du 15. Mais le revenant Clodoaldien a vendu chèrement sa peau, en rentrant un birdie au 15 pour survivre, et en négociant plus que correctement une approche en contre-bas depuis la zone à pénalité devant le green du 16. Mais il ne pouvait empêcher le succès de Douce, mettant Bussy à un point de la victoire.

Le joueur : Christophe de Grancey

Déjà vainqueur le matin en foursome avec Ko, Christophe de Grancey, opposé à Matthieu Lefebvre, a mis un point final au succès de Bussy. Dans ce simple, il s’est rapidement illustré en rentrant une approche jouée au bois de parcours au 2.

Il a continué à se détacher, notamment en rentrant un birdie au 7 pour passer 4 up. Un écart qu’il parvenait à consolider jusqu’au 14, où il rentrait le putt de la gagne dans un cri de rage à la hauteur de son bonheur.

L’œil du staff

Tout à son bonheur aussi, le capitaine de Bussy, Nicolas Poirier, analyse la confrontation qui attend ses joueurs mercredi, face à Biarritz : « Je pense que ça va être un match au sommet. Je l’ai dit aux joueurs, on ne gagne pas une Gounouilhou sans match difficile. Ça veut dire qu’il faudra forcément qu’on se dépasse, qu’on aille plus loin que ce qu’on a l’habitude de faire. Bien sûr, on aura un peu de pression, mais les joueurs sont contents d’être là, il vont tout donner. »


Par William LECOQ
30 avril 2019