Œil de Links

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Œil de Links : pour une poignée de tees

Alexis Orloff sort son objectif et sa plume, et vous ne regarderez plus jamais vos tees de la même façon !

Le tee a subi bien des avatars depuis son invention brevetée en 1898 - mais jamais commercialisée - par le docteur George Grant, dentiste diplômé à Harvard. En 1921 William Lowell, ayant une vision commerciale plus aiguisée que William Grant, dépose un autre brevet et met en route une fabrication avec un succès immédiat.

Pour la petite histoire, rappelons que ce succès est à l’origine de l’encordement des parcours lors des épreuves professionnelles à cette époque. En effet, il a fallu canaliser les spectateurs incapables de résister à la tentation de ramasser les tees utilisés par les joueurs professionnels de cette époque ! Une vraie ruée pour récupérer des souvenirs de Walter Hagen, Gene Sarazen et autres !

En effet, le tee semble exercer une insurmontable attraction au point de sembler dépasser sa simple fonction qui paraît pourtant simple, même si les sirènes du marketing essaient de nous persuader que les fabricants sont à même de nous présenter des modèles révolutionnaires, aptes à nous permettre de driver encore plus loin, voire d‘éliminer le slice. Formidable !

De nos jours, il est devenu habituel, sinon obligatoire, de mettre à disposition des tees au départ pour les joueurs ayant le privilège, et le niveau idoine, d’être engagés dans des compétitions officielles. C’est alors que l’on peut observer la portée de cette libéralité. Un soupçon de fétichisme, peut-être ?


Par Alexis Orloff
28 mars 2019