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Mondial 2014 : les découvertes et les bons souvenirs de Mathilda Cappeliez

Pour sa première participation au Championnat du Monde dames, la jeune (16 ans) Française avait vécu une super semaine et signé les deux meilleurs scores (69 et 68) de l’équipe de France sur le parcours d’Iriyama.

Le parcours d’Iriyama a bien réussi à Mathilda Cappeliez. Elle y signa ses deux meilleures cartes (69 et 68).

Huit jours avant l’ouverture de la 26e édition du Championnat du Monde par équipes dames à Karuizawa au Japon, une ville ayant accueilli les jeux Olympiques d’été (les épreuves d’équitation en 1964) et ceux d’hiver (le tournoi de Curling en 1998), Mathilda Cappeliez avait débarqué à Tokyo après un vol de douze heures en compagnie de Karine MathiotManon Gidali et Michel Pradet. Ce dernier avait concocté un programme de préparation physique en pleine montagne à deux heures de route de la capitale nippone : « C’était un coin perdu mais, tout de suite, une bonne ambiance a régné au sein de groupe, explique Mathilda. J’étais la petite nouvelle issue des Girls et je me suis très vite intégrée. J’ai rapidement tissé des liens d’amitié avec Manon Gidali. Céline (Boutier) nous a rejointes pour les reconnaissances car elle avait été retenue par sa fac américaine (Duke). Dans un premier temps, il a fallu s’adapter au décalage horaire (7 heures). »

Mathilda Cappeliez, Manon Gidali et une partie du staff ont ensuite découvert les deux parcours du Karuizawa 72 East Golf Club, l’Iriyama et l’Oshitate, tous les deux dessinés par Robert Trent Jones Jr, car Karine Mathiot et Céline Boutier les avaient reconnus quelques semaines plus tôt : « Ils étaient magnifiquement préparés, indique Mathilda. Je me souviens qu’il y avait un par 6, (le trou n°18 de l’Oshitate). C’était la première fois que je jouais un trou aussi long, de près de 700 yards. Nous logions dans des bungalows. Nous avons vécu de très bons moments et nous avons beaucoup rigolé. Laurent Tiffounet, notre kiné, était très investi. Il était aux petits soins avec nous. L’organisation japonaise fut irréprochable et la cérémonie d’ouverture, grandiose. »

Au terme des quatre tours de stroke play sur ces magnifiques parcours avec une vue imprenable sur le Mont Asama, l’un des volcans les plus actifs du Japon culminant à 2568m, l’équipe de France s’était classée onzième avec un total de 564 (- 12), à un coup des Philippines, dixièmes, et à dix-sept des Australiennes, sacrées championnes du monde pour la troisième fois : « Ce n’était pas le résultat espéré mais, je n’ai pas été déçue de ma performance (elle avait signé les deux meilleurs scores de la formation tricolore sur le parcours d’Iriyama)confie-t-elle. Pour une première participation à un Championnat du Monde, j’étais contente. François Illouz avait envoyé un message de félicitation à mes parents après mon 68 du dernier tour. Je me rappelle avoir partagé une partie avec Minjee Lee, la n°1 mondiale à l’époque, et l’Américaine Kristen Gillman, la vainqueur de l’US Amateur 2014. L’Australienne était vraiment impressionnante. Ces deux semaines au Japon furent très enrichissantes et je n’en garde que de bons souvenirs. D’ailleurs, j’ai très envie de retourner au pays du Soleil-levant pour vraiment le découvrir car, je n’en avais pas eu l’occasion durant le Mondial. »

Mathilda Cappeliez en compagnie de Minjee Lee, la n°1 mondiale, et de Kristen Gillman, la vainqueur de l’US Amateur 2014.

« La compétition me manque beaucoup »

Révélée par ses performances dans les catégories de jeunes notamment son 64 au CFJ sur le parcours de l’Aigle, la «flamboyante» Mathilda Cappeliez a disputé par la suite toutes les grandes compétitions nationales et internationales individuelles et par équipes avant d’entamer une carrière professionnelle. Mais, peu à peu, son mental de battante l’a abandonnée et la confiance avec : « Il faut que je trouve une solution à mon problème, assure-t-elle. J’y travaille afin de retrouver de la stabilité et essayer d’avancer. Je lis beaucoup d’ouvrages. Je vois pas mal de gens pour m’aider. Mais, je ne renonce pas au golf. La compétition me manque beaucoup. Cette année, j’ai joué deux tournois (7e au Terre Blanche Ladies Open en avril). C’était un vrai plaisir. Le golf est un si beau jeu qui procure tant d’émotions. Rien d’autre ne l’égale. C’est dur d’en éprouver d’identiques dans la vie de tous les jours. Ça reviendra. Il faut toujours y croire. »

En attendant de reprendre plus assidument le chemin des parcours en compétition, Mathilda Cappeliez entamera à la rentrée sa 3e année à l’IESEG, une école de Commerce à Paris : « Pour décrocher un Bachelor en business et finances, précise-t-elle. Actuellement, je suis en stage chez Linxea, une société d’épargne en ligneJe terminerai à la fin du mois d’août. J’ignore ce que je vais faire par la suite. Enchaîner sur un autre stage ? J’ai envie d’aller travailler à l’étranger car j’aime parler anglais et j’adore bouger. » Sa nouvelle vie et son nouvel environnement à Chantilly contribueront peut être à lui redonner la confiance qui lui manque pour recouvrer son meilleur niveau et renouer le fil de sa carrière.


Par Gérard RANCUREL
4 août 2022