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Mondiaux 2022 : L'Italie sacrée, la France 6e

L'Italie a remporté les 32es championnats du monde amateurs ce samedi au Golf National, en devançant d'un seul coup la Suède. Les Français, en panne de réussite, ont terminé à une frustrante 6e place.

31 août
3 sept.
CHAMPIONNAT DU MONDE PAR ÉQUIPES MESSIEURS - EISENHOWER TROPHY
LIEU : Golf National (Albatros) et Saint-Nom-la-Bretèche (Parcours Rouge), France
CATÉGORIE : Toutes catégories
Marco Florioli
Marco Florioli a rendu le meilleur score du jour côté italien.

« Siamo campioni del mondo ! » Sur le fairway du 18, les célébrations italiennes ont déjà commencé alors que Filippo Celli, dans la dernière partie, vient de taper sa mise en jeu au 18. Ses coéquipiers Marco Florioli et Pietro Bovari, ainsi que tout le staff transalpin, sont allés le rejoindre pour lui communiquer la nouvelle, alors quasiment officielle. Quelques instants plus tard, le deuxième coup du Suédois Tobias Jonsson finit sa course au pied du mât, mais pas dans le trou : l'Italie est bel et bien championne du monde ! Pour la première fois de son histoire en 32 éditions, la Squadra Azzurra s'offre le titre suprême du golf amateur mondial, elle qui n'avait jusqu'à aujourd'hui jamais ramené la moindre médaille dans cette compétition. « C'est une sensation incroyable, c'est vraiment beau ! » commente Florioli, le benjamin de l'équipe, auteur d'une flamboyante carte de 65 (-6) vierge de tout bogey. « C'est génial d'avoir fait équipe avec Filippo et Pietro, ce sont deux garçons incroyables ! On s'entend très bien tous les trois et on forme une équipe très unie. Nous nous sommes vraiment soutenus et aidés cette semaine, et c'est sûr que le fait qu'on soit aussi soudés a été fondamental. »

Combiné à la carte du Bergamasque, le 68 (-3) de Bovari permet donc à l'Italie de jouer -9 aujourd'hui pour s'imposer à -31, un tout petit coup devant la Suède. Les Scandinaves, de leur côté, passent tout près d'un historique doublé une semaine après la victoire de leurs filles dans l'Espirito Santo Trophy. Portés comme hier à Saint-Nom-la-Bretèche par un excellent Tobias Jonsson, auteur d'un 66 (-5), et bien aidés par le 69 (-2) du n° 3 mondial Ludvig Åberg, les jaunes et bleus (-7 journée) pourront toutefois nourrir quelques regrets par rapport au bogey du premier au 17, ou à celui du second au 18... Sur la troisième marche du podium à -27, on retrouve enfin les États-Unis (-5 journée) d'Austin Greaser (67) et de Gordon Sargeant (70), qui ne ramèneront donc pas à la maison un Eisenhower Trophy qui leur échappe depuis 2014 maintenant.

Une semaine « à demi accomplie » pour les Bleus

Tom Vaillant
Tom Vaillant a signé le 7e score individuel cette semaine (-13).

Ce n'est pas non plus, hélas, le cas des Français, qui pouvaient légitimement prétendre à rééditer l'exploit d'Alexander Levy, Johann Lopez-Lazaro et Romain Wattel en 2010 en Argentine. Devant leur public, les Bleus ont tout donné, mais ça n'a pas suffi. Malgré un très bon départ (-3 après 6 trous) Julien Sale n'est pas parvenu à garder la cadence, lâchant des bogeys au 8 puis au 11 avant de prendre l'eau au 15 d'où il est ressorti avec un terrible quadruple bogey. Avec ce 75 (+4) non comptabilisé dans le score d'équipe, la France a dû s'en remettre à ses deux autres joueurs, dans les parties suivantes. Après quatorze pars consécutifs, Martin Couvra a bouclé les quatre derniers trous en +2 pour rendre un frustrant 73 (+2). Tom Vaillant, enfin, s'est bien remis d'un bogey au 1, arrachant des birdies au 8, 14 et 16, mais son 69 (-2) n'a pas permis aux siens de terminer plus haut que la 6e place (-21), derrière la Norvège (-25) et l'Espagne (-23).

« C'est une semaine qui est à demi accomplie. On est venus pour performer, produire le niveau de jeu pour être champions du monde, et ce qu'on a fait n'a pas été suffisant. Après, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui aurait parié beaucoup sur nous même si on connaissait les parcours, et on a prouvé que les classements ne voulaient rien dire et qu'on a notre place parmi les meilleurs mondiaux », a commenté le joueur de Cannes-Mougins. « C'est dommage de finir 6e. Il y a sûrement des gens qui auraient signé pour ça au début de la semaine, mais à partir du moment où tu commences un tournoi les prédictions s'effacent : tu es là pour le planter, et rien d'autre. Ça n'a pas été le cas, et c'est dommage. » Malgré la légère et légitime déception de ne pas avoir remporté le titre mondial dans leur pays, les Bleus peuvent assurément sortir la tête haute de la compétition, et ont pris rendez-vous avec le public du Golf National qu'ils retrouveront dans à peine trois semaines à l'occasion du Cazoo Open de France, pour lequel ils devraient tous trois bénéficier d'une invitation : « C'était quand même quelque chose de spécial de vivre ça. Ces deux ans et demi sont passés vite, et le tournoi encore plus ! J'espère vite revivre des émotions comme celles-ci dès l'open de France, où on viendra pour performer », promet Tom Vaillant.

Podium WATC

Par Alexandre MAZAS
3 septembre 2022