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2020, l’année charnière pour Jeong weon Ko

Grand espoir du golf tricolore, le joueur de Bussy (77), qui devrait passer pro dans moins d’un mois, se prépare actuellement aux Etats-Unis avec son coach coréen, Won Park. Ensemble, ils visent à court terme l’European Tour.  

Jeong weon Ko partage actuellement son stage aux USA avec la proette, Mathilda Cappeliez Frédéric Stevens / ffgolf
18-20
février
EIN BAY OPEN
LIEU : Sokhna GC (course A&B), Egypte
CIRCUIT : Alps Tour

Le grand public l’a découvert au mois d’octobre. A l’Open de France. Sur le très exigeant parcours de l’Albatros au Golf National. Pour son premier tournoi sur le Tour européen, Jeong weon Ko, 21 ans et encore amateur, avait franchi le cut, signant deux cartes de 73 (+2) et de 69 (-2). Avant de prendre une 57e place par la faute d’un lourd 77 (+6) concédé le dimanche.
Cette belle « surprise » venait ici concrétiser d’excellentes sorties effectuées le mois précédent sur le Challenge Tour. Profitant de plusieurs invitations, le jeune golfeur de Bussy (77) avait ainsi fini 18e à l’Hopps Provence, 31e à l’Open de Bretagne et 53e au KPMG Trophy. Trois tournois, trois cuts. Il s’était même payé le luxe de pointer en tête à Mallemort après dix-huit trous. De quoi débarquer avec le plein de confiance le 7 novembre suivant aux PQ2 des Cartes européennes, du côté d’Almeria. Hélas, son objectif de pousser jusqu’aux PQ3 et de décrocher un droit de jeu sur le Challenge Tour en 2020 s’est subitement évanoui dans le vent espagnol. 51e à +9 (297), score final ! 

Un stage d’un mois et demi à Palm Springs 

« Le parcours n’avantageait pas mes qualités, qui sont le driving et ma portée de balle, résume-t-il aujourd’hui. Je suis plutôt précis avec le driver. Mais là-bas, on a surtout joué les fers la plupart du temps. Et puis on a eu énormément de vent. Je n’ai pas performé alors que d’habitude, dans le vent, j’arrive à bien gérer les éléments. Cela m’a fait un peu mal mentalement. Mais bon, c’était ma première expérience des Cartes. J’ai surtout vu qu’il me manquait encore des trucs dans mon jeu pour rivaliser… »
Passée la déception, Jeong weon Ko, né en France de parents originaires de Séoul (Corée du Sud), a décidé de suivre un stage longue « durée » aux Etats-Unis, du côté de Palm Springs (Californie), avec son coach, le Coréen Won Park. Parti le 25 décembre, « à mes frais », signale-t-il au passage, il ne reviendra que le 14 février prochain. 

Des vidéos putting envoyées en Angleterre 

« C’est très commun dans la culture coréenne de partir longtemps comme ça à l’étranger, nous explique-t-il au téléphone. Le but de ce stage est de travailler la technique, tous les domaines de jeu. Deux mois, ou presque, c’est bien. Chaque année, mon coach effectue ce stage. C’est la troisième fois que je le fais. Je suis avec trois autres coréens, deux garçons et une fille, et Mathilda Cappeliez. Là, on travaille pas mal le grand jeu. On passe beaucoup de temps sur le practice, et on va aussi assez souvent sur le parcours. J’envoie aussi des vidéos à mon coach putting, David Ames, qui est basé en Angleterre. »
De quoi préparer au mieux la saison sur… l’Alps Tour, la troisième division européenne où il jouit d’une catégorie de jeu, et espérer quelques invitations sur le Challenge Tour via la Fédération française de golf (FFG). A ce titre, il devrait passer professionnel dans un peu moins d’un mois, juste avant de lancer sa saison en Egypte sur les traditionnels premiers tournois de l’Alps Tour (Ein Bay Open du 18 au 20 février suivi par le Red Sea Litte Venice Open du 23 au 25 du même mois). 

Pas trop de différence entre amateur et professionnel 

« Le but est d’aller jouer les premiers tournois de l’Alps Tour et basculer sur les tournois du Challenge Tour, ceux pour lesquels je bénéficierai d’invitations, si tout va bien, notamment les premiers rendez-vous en Europe, ajoute celui qui aura 22 ans le 25 avril prochain et qui continuera à s’entraîner à Bussy, là où il vit. La finalité est de jouer le plus rapidement possible sur l’European Tour. En 2021. »
Pour y parvenir, il redouble donc actuellement d’efforts sur le driving, son point fort, mais aussi sur le wedging. « Pour me mettre près des drapeaux, conclut-il. Et envoyer assez facilement des scores bas. Mon putting, lui, est très consistant depuis que j’ai vu David (Ames). Voilà… C’est marrant, je ne vois pas beaucoup de différence entre les amateurs et les pros. A part le fait de toucher un chèque à la fin d’un tournoi. Et puis en pro, on joue contre des garçons plus complets dans leur jeu. Mais pour le reste, c’est pareil pour moi… » 


Par Lionel VELLA
22 janvier 2020