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Alexander Levy : « C’est bientôt la rentrée des classes… »

Victime d’une hernie discale au niveau des lombaires L4-L5 et du sacrum S1, le quintuple vainqueur sur le Tour européen, absent du circuit depuis début février, a retouché les clubs en début de semaine. Il espère reprendre bientôt la compétition. Peut-être dès le mois de décembre pour les premiers tournois de la saison 2022-23...

Alexander Levy voit enfin le bout du tunnel après une année contrariée par une sérieuse hernie discale AFP

La première question que l’on a envie de vous poser c’est comment allez-vous ?
Cela va mieux. De mieux en mieux même… Je commence à reprendre les coups de wedging. Je suis donc très content. C’est bientôt la rentrée des classes ! J’ai hâte de repartir, de retrouver le circuit, de retrouver les copains du circuit, de voyager de nouveau, de ressentir l’adrénaline, toutes ces choses qui m’ont bercées depuis mon enfance… 

Alors justement, le retour au plus haut niveau est prévu pour quand ?
La fin de saison approche, donc il y a de grandes chances que je reprenne pour le prochain exercice sur le DP World Tour. 

On pourrait donc vous voir en Afrique du Sud ou à Maurice entre fin novembre et début décembre ?
Il faut que je sois prêt à 100 %, que je puisse voyager sans encombre… Ce sont des longs déplacements et il faut vraiment que je sois prêt pour disputer ces tournois-là…

J’espère pouvoir jouer en décembre. Cela reste toujours une éventualité. Mais dire maintenant que je vais pouvoir le faire, je n’ai pas la réponse là, tout de suite

On dit alors plutôt Abu Dhabi en janvier 2023 ?
Oui, même si j’espère pouvoir jouer en décembre. Cela reste toujours une éventualité. Mais dire maintenant que je vais pouvoir le faire, je n’ai pas la réponse là, tout de suite. Je ne sais pas encore comment ça va évoluer mais ça reste un objectif… 

A quel moment allez-vous prendre la décision de reprendre ou pas en décembre ?
Au fur et à mesure de l’évolution de mes entraînements. Tout simplement. Je vais voir si je suis capable ou pas… 

Quand exactement avez-vous retouché les clubs ?
C’est tout frais puisque ça remonte à hier (lundi 26 septembre). J’ai repris le wedging. Je m’entraîne autour de chez moi, dans le sud. Et quand ça redeviendra un peu plus sérieux encore, j’irai voir Alain (Alberti) à Massane (dans la région de Montpellier).

J’ai vécu des passages très durs mais j’ai réussi à rebondir… J’ai redoublé d’efforts, j’ai fait beaucoup de kiné, énormément d’exercices pour remettre mon dos d’aplomb…

Vous n’avez disputé que quatre tournois en 2022, dont les deux Rolex Series en janvier aux Emirats. Aviez-vous senti des prémices du mal dont vous avez été victime ?
Oui… J’avais senti que ça n’allait pas bien dès Abu Dhabi… A Dubaï, je ne m’étais pas entraîné de la semaine… Cela ne présageait rien de bon… Je pense même que je trainais ça depuis un petit moment et que ça s’est réveillé en début d’année… 

Vous étiez pourtant très ambitieux pour cette saison 2021-22. On imagine que cette blessure a été difficile à gérer au début…
Oui, c’est clair. Pendant un petit moment, j’ai été très affecté. Après, il faut vite sortir de cette spirale et ne surtout pas accuser le coup. Car ça ne sert à rien… J’ai vécu des passages très durs mais j’ai réussi à rebondir… J’ai redoublé d’efforts, j’ai fait beaucoup de kiné, énormément d’exercices pour remettre mon dos d’aplomb… Avoir quasiment toute une année pour remettre son corps dans la bonne direction, ça ne nous arrive jamais. Cette convalescence a donc été quelque part positive… 

Avez-vous envisagé l’opération ?
Non… Même si on en a discuté avec les médecins, avec mes proches… Il y avait deux options. Celle où je bosse plus dur, où j’en chie beaucoup… Ou celle où je me fais tout de suite opérer tout en sachant qu’il peut y avoir des séquelles de l’opération. J’ai choisi la première solution, celle de la remise en forme par les soins et le physique.

En termes de condition physique, je vais arriver au top comme je ne l’ai jamais été auparavant. Et j’ai encore deux gros mois de préparation

Allez-vous bénéficier d’une exemption médicale ?
Normalement, oui. Après, arrivera ce qui arrivera. Je donnerai le meilleur de moi-même tout en sachant que la saison 2023 sera hyper importante avec ces dix places pour le PGA Tour en fin d’année… En termes de condition physique, je vais arriver au top comme je ne l’ai jamais été auparavant. Et j’ai encore deux gros mois de préparation. Et plus j’avance, plus j’augmente les difficultés de la préparation. Je suis content de reprendre mais je ne vais pas là, tout de suite, me fixer les points pour ce ranking en fin d’année. Je veux d’abord retrouver mon niveau de jeu et l’envie de jouer les tournois. 

Durant ces longs mois d’arrêt, avez-vous pu malgré tout suivre de près l’actualité du golf ? Avez-vous suivi par exemple l’Open de France la semaine passée au Golf National ?
Je n’ai rien raté. Je faisais mes séances devant la télévision, afin de me donner un peu plus les crocs de pédaler et de me dépasser. Concernant l’Open de France, je vais parler franchement, j’ai été très déçu de voir aussi peu de spectateurs sur le parcours… Quand on sait qu’il y a quatre ans, à la même période, il y avait la foule sur ce même parcours de l’Albatros pour la Ryder Cup… Ce n’est pas le même niveau, certes, mais s’apercevoir le vendredi ou le samedi qu’il n’y avait pas grand monde pour suivre les parties, c’est décevant. C’est d’autant plus regrettable qu’il y avait pas mal de Français dans le coup en haut du leaderboard. J’ai trouvé ça dommage. 

La victoire de Guido Migliozzi à -16 avec un dernier tour en 62 (-9) sans bogey, ça vous inspire quoi ?
Plus les années avancent, plus je trouve le parcours facile… Là, il n’y avait pas de rough… Quand je suis arrivé sur le Tour, l’Albatros, c’était vraiment un parcours très compliqué. Et là, avec ce que j’ai vu… Les roughs n’étaient pas très épais, c’était bien plus jouable qu’à une époque. Avant, quand on s’y retrouvait dans ce fameux rough, c’était la pendaison assurée. Après, le National reste le National. C’est un très beau tournoi avec un parcours magnifique à jouer, qui réserve des surprises. Les quatre derniers trous demeurent des trous très difficiles. On a pu encore le constater cette année !


Par Lionel VELLA
27 septembre 2022