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Alexander Levy, revenir plus fort en 2020

L’année qui s’achève dans quelques jours a très certainement été la plus difficile depuis son arrivée sur le Tour européen en 2013. Mais en opérant quelques ajustements dans son staff, le Varois est de nouveau impatient de reprendre la compétition.  

Alexander Levy, au Portugal Masters fin octobre. Son dernier tournoi de la saison 2019 ! Harry Trump / Getty Images Europe - AFP
16-19
janvier
ABU DHABI HSBC CHAMPIONSHIP
LIEU : Abu Dhabi Golf Club, Émirats arabes unis
CIRCUIT : European Tour

Il vient de passer un mois en Floride. Chez lui, à Miami. Une escapade studieuse où Alexander Levy a pu travailler durant plusieurs jours du côté d’Orlando avec le Canadien Sean Foley, l’ex-coach de Tiger Woods. Les deux hommes ont débuté une collaboration aux premiers jours de février 2019. Entre Dubaï et l’Arabie saoudite. Une association qui a très rapidement porté ses fruits puisque le Varois avait réussi dès le 3 février l’exploit de finir cinquième du très relevé Saudi International avec quatre cartes dans les 60 (dont deux 65) et devant quelques très grosses pointures internationales telles Ian Poulter, Bryson DeChambeau, Brooks Koepka et Sergio Garcia.  

Un coup derrière la tête

« On a commencé à parler de swing ensemble la semaine de l’Arabie saoudite, souligne le Français. Je l’ai eu au téléphone… Je partais de Dubaï… L’excitation a peut-être fait que j’ai signé dans la foulée une perf là-bas… Mais de là à dire que c’était la patte Sean Foley qui s’exprimait déjà… Je dirais plutôt que j’ai été dans une bonne semaine, dans tous les secteurs de jeu… »
Hélas, ce bel élan a été brutalement stoppé un mois plus tard, à Oman. Une blessure aux lombaires, alors qu’il occupait les premières places au leaderboard, l’a obligé à un repos forcé d’un gros mois avant une reprise au Trophée Hassan-II, fin avril.
« C’est arrivé au pire moment, souffle-t-il, doucement. Je commençais ma collaboration avec Sean, j’étais très motivé. Cette blessure m’a mis un coup derrière la tête. Mais ça m’a aussi servi à m’ouvrir sur d’autres choses… Cela m’a permis de mieux m’organiser, au niveau psychologique notamment… Mon fond de jeu était bon, cela a un peu plus pêché sur le petit jeu. Mais je dois bien avouer que le plus important, c’est ce qui se passe entre les deux oreilles, et, là, je n’étais pas assez bien préparé. » 
Depuis deux mois, il travaille par conséquent avec une psychologue basée sur la Côte-d’Azur, à quelques encablures de Cannes où il réside.

Pas assez bien préparé

L’année 2019 qui s’achève dans quelques jours a donc été riche en changements pour le quintuple vainqueur sur le Tour européen, même si dans le même temps il a signé certainement son plus mauvais exercice depuis son arrivée au plus haut niveau en 2013 : 125e à la Race, vingt-trois tournois joués, sept cuts franchis seulement, avec tout de même deux cinquièmes places, en Arabie saoudite puis en Suède, le 25 août.
« Je pense que je ne me suis pas assez bien préparé, admet-il. En revanche, humainement, 2019 a été enrichissant. Avec Sean Foley par exemple. Sur une séance de trois heures, on travaille deux heures et la dernière, on parle beaucoup de l’état d’esprit, des petites choses à côté, de la vie privée… C’est ce que j’aime avec lui. J’adore sa perception de la vie. Il n’y a pas que la notion golf. L’état d’esprit est aussi important que le travail. C’est primordial que tout roule bien autour pour être performant dans son golf. Par rapport à mes précédents coaches (Alain Alberti, Pete Cowen), c’est la grosse différence. Alors évidemment, mon swing a bien évolué aussi. Même si ça ne s’est pas confirmé au niveau de mes résultats. Si on regarde mon swing il y a un an et celui d’aujourd’hui, ce n’est plus du tout le même. En fait, ce qui m’a manqué par rapport aux années précédentes, c’est mon driving. Et surtout, le putting à moins de trois mètres du trou. »

Confiance renouvelée à Tom Ayling

Quelques ajustements au sein de son staff devraient ainsi intervenir dans les prochaines semaines. Depuis six mois, Alexander Levy a recommencé à travailler avec son ancien préparateur physique, Fabien Lefaucheux. Il a aussi renouvelé sa confiance pour 2020 à son caddie, Tom Ayling - « on a eu une bonne discussion, constructive, on a mis certaines choses à plat après cette année décevante. Tom constitue une part importante dans mon staff. C’est lui qui me voit le plus souvent. C’est important de l’écouter… » - et devrait s’assurer très bientôt la présence autour de lui d’un coach technique servant de relais à Sean Foley, qui demeurera le plus souvent de l’autre côté de l’Atlantique. 2020 pourrait donc bien être l’année du renouveau après un dernier semestre difficile, où l’envie de jouer l’avait quasiment abandonné…

A Dubaï le 4 janvier prochain...

« Mon objectif principal, c’est de retrouver une bonne organisation autour de moi, un bon état d’esprit, qui va me permettre d’être performant, conclut-il. Je sais que j’ai le jeu. Je veux aussi prendre du plaisir, y allé à fond, sans se poser de question. Si je ne fais pas le con, je sais que je jouerai au moins un Majeur. Tout va très vite dans le golf. Dans un sens comme dans l’autre. Cette coupure, depuis le Portugal Masters (27 octobre), m’a fait beaucoup de bien. A ce moment-là, j’avais vraiment envie d’arrêter le golf. Je n’ai plus touché un club pendant un mois et demi. J’étais arrivé à saturation. Avant de partir aux Etats-Unis, je ne ressentais plus rien… Mais maintenant, je rêve de retourner en tournoi. Cela me manque vraiment. »  

En attendant de repartir « au boulot » le 4 janvier à Dubaï (Emirats arabes unis) afin de préparer au mieux la reprise à Abu Dhabi (16-19 janvier), le Varois sera ce week-end au Riviera Golf de Barbossi, à Mandelieu-la-Napoule (06), pour disputer « entre potes » la Noël Cup en compagnie notamment de Romain Langasque, Matthieu Pavon, Robin Roussel ou encore Julien Brun. Entre autres...


Par Lionel VELLA
18 décembre 2019