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Amundi Open de France : Pour les amateurs, une semaine qui en vaut cent

Jeong weon Ko et Charles Larcelet ont engrangé une expérience colossale, en passant tous les deux le cut de l’open national pour leur première participation. Tous les deux repartent du Golf National avec des certitudes sur leur propre niveau de jeu par rapport à l’exigence d’un circuit qu’ils ambitionnent, tôt ou tard, de rejoindre.

Charles Larcelet et Jeong weon Ko jouaient leur premier tournoi sur le Tour européen. Alexis Orloff / ffgolf
17-20
octobre
AMUNDI OPEN DE FRANCE
LIEU : Golf National, France
CIRCUIT : European Tour

Passons vite sur une dernière journée de l'Amundi Open de France disputée par un temps de Toussaint, et qui n’a été favorable ni à l’un, ni à l’autre. Jeong weon Ko a souffert en début de partie, avec un bogey au 1 et des doubles bogeys au 2 et au 5, mais a bien contrebalancé par des birdies au 3, au 7 et au 9. Malheureusement, les difficultés sont revenues en fin de partie, avec une première balle dans l’eau au 16 pour un bogey, un autre bogey dans la foulée au 17, et un double au 18 avec une deuxième balle noyée. Au final, le joueur de Bussy rend un 77 (+6), pour une 57e place à +5.

Quant à Charles Larcelet, auteur d’un sage début de partie après son départ du 10, il a encaissé un malheureux quadruple bogey sur le 16 avec deux balles dans l’eau, qui a marqué le début de difficultés. Ces dernières se sont de nouveau manifestées sur son retour. Il signe un 80 (+9), et prend la 73e place, à +14.

Ko : « Je sais que je peux aller aux cartes, et cartonner »

Lucas Abrial, coéquipier de Jeong weon Ko à Bussy, était sur son sac durant toute la semaine.

Depuis vendredi soir et la fin d’un deuxième tour qui les voyait franchir le cut dans le par total pour leur première participation à un tournoi de l’European Tour, on sait que l’essentiel de l’enseignement de la semaine sera ailleurs. Pour Jeong weon Ko, qui s’était déjà fait remarquer par un premier tour spectaculaire en -8, fin septembre à Pont-Royal, la montée en puissance avant d’aller disputer la deuxième étape des cartes européennes est certaine.

« Avant le tournoi, je ne tapais pas très bien la balle, je m’inquiétais, je me demandais si j’allais passer le cut, livre-t-il. À Pont-Royal, quand j’ai fait -8, ça ne m’avait pas donné plus de confiance que ça, car je n’avais pas réussi à enchaîner derrière. Ici, jouer sur un parcours aussi dur, dans le vent, et me battre comme ça, tenir tête à des joueurs que je voyais à la télé, il n’y a rien de mieux. Là, je sais que je peux aller aux cartes, et cartonner. »

Les joueurs de la télé lui ont justement fourni l’occasion de cibler les secteurs de jeu à peaufiner, en vue de pouvoir les rejoindre de manière régulière : « Quand ces joueurs sont en difficulté, ils font lay-up et ils sont presque sûrs de faire wedge-putt derrière. Dans ce sens-là, je sais que j’ai beaucoup à rattraper. Au putting, je pensais que je puttais pas mal, mais j’ai encore beaucoup de route à faire. »

Cette route qui le mènera notamment en Espagne, du 7 au 10 novembre, pour les PQ2 du Tour européen.

Larcelet : « Ce monde qui m’attire tant »

Du haut de ses 17 ans (18 le mois prochain), Charles Larcelet n’en est pas là. Pas encore, disons. Mais lui aussi a pu constater que le chemin qui lui reste à parcourir n’a rien d’un gouffre. « Quand je vois mes deux premières journées, j’avais moyen de faire plus bas, et j’avais quand même un peu de marge sur le cut, se félicite-t-il. Il y a des moments où je suis capable de rivaliser avec ces joueurs. Mais ce qui fait leur force, c’est qu’ils sont capables de garder ce niveau de jeu toute la semaine. »

Charles Larcelet était, à 17 ans, le benjamin du tournoi.

Bien dans son jeu, le joueur de la Forêt d’Orient s’est également bien senti dans ses baskets, malgré son inexpérience dans des tournois de cette envergure, charriant plus de public et d’organisation que ceux qu’il joue habituellement. « Ça ne me dérangeais pas vraiment. Je le prenais plutôt comme un jeu de faire applaudir et crier les gens. Pouvoir approcher de si près les joueurs et ce monde qui m’attire tant, c’était chouette. En plus j’ai eu la chance d’avoir Thomas [Levet] auprès de moi, qui m’a fait découvrir l’envers du décor, et qui m’a beaucoup aidé à dédramatiser ce tournoi. »

Charles Larcelet aura l’occasion de faire fructifier son expérience lors d’une prochaine tournée en Argentine, en tournoi amateur cette fois, avant de préparer la fin d’année et les gros tournois floridiens.


Par William LECOQ
20 octobre 2019