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Amundi Open de France : la der des ders de Pascal Vincent

Arbitre français pour le Tour Européen depuis 25 ans, Pascal Vincent officie cette année sur son dernier Open de France, lui qui en compte 39 à son actif. Il se confie sur son ultime édition et sur ses souvenirs.

Pascal Vincent restera une figure emblématique de l'Open national. Alexis Orloff / ffgolf
17-20
octobre
AMUNDI OPEN DE FRANCE
LIEU : Golf National, France
CIRCUIT : European Tour

Quel est votre meilleur souvenir à l’Open de France ?

Chaque tournoi a une certaine importance parce que à chaque fois c’était un souvenir mémorable et différent. Parfois parce qu’il faisait beau, parfois à cause des scores et parfois à cause de la ferveur et du public français. Je me souviens particulièrement du doublé de Jean-François Remésy en 2004 puis 2005, c’était assez exceptionnel.

On souhaite toujours voir un Français triompher chez nous et cette année on a quelques bons tricolores comme Victor Perez ou encore Benjamin Hébert. Alors si pour ma dernière l’un d’entre eux pouvait gagner ça serait chouette. Je n'en suis pas à mon premier Open, j'ai un peu de bouteille. Je ne dis pas que j’étais sur les fonts baptismaux mais presque. Je fais très discrètement partie de l’histoire de ce tournoi et ça restera dans ma mémoire pour toujours.

L'un des derniers ruling pour l'emblématique arbitre de l'European Tour. Alexis Orloff/ffgolf

Ressentez-vous déjà des émotions particulières à l’idée d’arrêter ?

Pour l’instant je n’ai pas d’émotions, je fais en sorte que ça soit un tournoi normal, que ça soit une édition comme une autre. Maintenant je pense qu’en approchant de la fin du tournoi, j’aurai sûrement quelques petits pincements. Ce tournoi a une place particulière dans mon cœur. Jusque-là c’est tout à fait classique malgré ce changement de date, avec un peu moins d’ambiance et un peu moins de joueurs.

Ça fait 39 ans que je travaille à l’Open de France, 25 années en tant qu’arbitre pour le Tour. Les voyages et tout ça me fatiguent un peu. C'est pour ces raisons que j'ai pris la décision d'arrêter, ce n'est à aucun moment par manque de plaisir.

Tout le monde me demande de faire le 40e mais je n'en ferais que 39. Je ne sais pas si c’est pour être original mais c’est mon dernier c’est certain.

Quel est votre sentiment sur l’avenir de l’Open de France ?

Je ne suis pas dans le secret des dieux, il y a beaucoup de bruits, on entend beaucoup de choses sur son changement de destination. L’Open s’est déjà déplacé deux fois par le passé donc à voir. Ici au Golf National j’ai mes habitudes, mes repères et puis j’ai assisté à la création du parcours avec Hubert Chesneau (L'un des architectes du Golf National), j’ai vu lorsqu’il faisait ses plans et j’ai le sentiment d’avoir un peu participé à l’histoire de l’Albatros. On pensait déjà à la Ryder Cup dès les années 80 d'ailleurs donc c’est super de l’avoir eue. C’était très bien organisé, belle météo, l’Europe qui s’impose, c’était formidable donc respect pour l’organisation. L’avantage de ça c’est aussi qu’on bénéficie des travaux qui ont été fait et c’est un parcours idéal pour recevoir des grands tournois donc personnellement je souhaite que l’Open reste ici.

Ici je me sens chez moi, je connais tout le monde mais c’est la première fois qu’on me demande mon badge donc ça m’a fait rire. Alors du coup il est bien en évidence autour de mon cou pour cette année.


Par Romain MURAILLE
18 octobre 2019