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Robin Sciot-Siegrist, le marathonien

Actuellement 150e de la Race, l’élève de Benoit Willemart entend jouer un maximum de tournois cette saison sur le Tour européen. Avec pour objectif principal de conserver son droit de jeu pour 2022. Mais pas que…

10-13
juin
SCANDINAVIAN MIXED HOSTED BY HENRIK & ANNIKA
LIEU : Vallda Golf & Country Club, Suède
CIRCUIT : European Tour

Robin Sciot-Siegrist, 27 ans, est l’un des trois français engagés cette semaine en Suède, au Scandinavian Mixed Hosted by Henrik & Annika (1 million d’euros de dotation) en compagnie de Benjamin Hébert et Robin Roussel. Le vainqueur de l’Open d’Irlande du Nord en août 2017 sur le Challenge Tour enchaîne après ses deux cuts manqués au Danemark (Made in Himmerland) et à Hambourg ce dimanche (Porsche European Open). Avant cela, il s’était accordé quelques jours de repos à l’issue de sa 62e place finale au British Masters qui venait ici clôturer une longue série de cinq tournois. Un rythme qui semble lui convenir. 

« J’aime beaucoup jouer, explique-t-il. J’aime bien quand il y a pas mal de semaines à enchaîner, même si on se repose moins. J’aime bien être dans le jeu pur, même quand ça commence à être un peu plus dur au bout de trois semaines. Moi, ça ne me dérange pas. Après, il faudra voir comment ça se passe dans le jeu. Si ça se passe moins bien, je m’accorderais tout de même des breaks… »

Le top 60 de la Race ? Pourquoi pas !

Malgré la pandémie, l’actuel 402e joueur mondial, qui a franchi cinq cuts en dix départs depuis le 10 mars 2021, avait disputé 18 tournois en 2020 – « je me suis permis d’en louper quelques-uns, c’était une saison blanche » – après les 22 joués sur le Challenge Tour en 2019. Une belle cadence qui ne devrait pas ralentir, d’autant que les enjeux sont importants cette année… 

« Je jouerai en 2021 un peu plus de tournois, confirme-t-il. Je jouerai tout jusqu’à l’Irish Open, début juillet…  J’aimerais évidemment que mon travail paye, que je conserve mon droit de jeu pour 2022… Et pourquoi pas plus… En fait, j’essaie de ne pas trop sauter les étapes. Mais si l’occasion se présente, je la saisirai. L’exemple de Richard Bland qui a attendu 478 tournois pour débloquer son compteur sur l’European Tour (Ndlr, au British Masters le 15 mai), c’est quelque chose de très motivant. A ce titre, le top 60 de la Race est toujours en ligne de mire… »

Meilleur français aux Canaries

Le triptyque aux Canaries entre fin avril et la mi-mai a aussi prouvé au gaucher de St-Nom-la-Bretèche (78) qu’il était largement armé pour rivaliser avec les meilleurs du Tour européen. Au Tenerife Open puis au Canary Islands Championship, il a par exemple pris respectivement les 22e et 12e places, terminant à chaque fois meilleur tricolore de la semaine… 

« J’ai l’impression que mon jeu est là, poursuit-il en guise de conclusion. C’était difficile depuis quelques mois mais dès qu’on est arrivé aux Canaries, j’ai commencé à bien putter. Cela m’a fait beaucoup de bien. Et ça donne confiance. Forcément. Le putting était mon petit souci et j’ai beaucoup travaillé depuis le premier week-end aux Canaries où j’ai loupé le cut d’un point après avoir joué -4 sur deux tours. Donc, oui, le travail paye… Après, il faut rester patient. Les belles semaines peuvent arriver bientôt… »


Par Lionel VELLA
8 juin 2021