Céline Boutier sur le LPGA

Céline Boutier, qui a brillamment décroché son droit de jeu sur le LPGA Tour via le Symetra Tour, une première pour une Française depuis Perrine Delacour en 2013, nous plonge toute l'année dans son quotidien.

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Céline Boutier sur le LPGA - épisode 4 : « gagner un tournoi en 2019... »

Pour sa première saison au plus haut niveau, la Française, tout juste 25 ans, a fait preuve d’un sacré tempérament. Après quelques mois d’apprentissage, l’ancienne étudiante à Duke s’est imposée sur le plus exigeant circuit mondial féminin. L’avenir s’annonce radieux !

Joint par téléphone mardi alors qu’elle s’apprêtait à s’envoler vers la Thaïlande pour des vacances bien méritées, Céline Boutier est revenue sur la dernière partie de sa riche saison 2018 qui l’a vu finir troisième au Blue Bay LPGA au tout début du mois de novembre – tout simplement son premier podium sur le LPGA Tour – avant de prendre la 56e place finale de la Race quelques jours plus tard en Floride.

« La saison qui vient de s’achever est plutôt positive. Je n’ai pas très bien démarré l’année sur le LPGA Tour. Cela s’est un peu mieux passé en milieu d’exercice, alors que sur la fin, j’ai eu un peu plus de mal même si j’ai bien bouclé 2018 par deux bons résultats. Bref, il y a eu des hauts et des bas mais ce que je retiens surtout, c’est que j’ai beaucoup appris. Et cela me servira bien évidement pour 2019. »

Un 66 sans faute lors d’un dernier tour

« Psychologiquement, je pense avoir bien progressé… En début de saison, je n’étais pas du tout à l’aise sur un parcours. Durant plusieurs tournois, je ne suis pas parvenue à produire mon jeu, celui qui était justement concluant aux entraînements. En compétition, j’avais du mal… Mais petit à petit, mes performances se sont améliorées. Je me suis sentie plus libérée au fil des mois. Aujourd’hui, j’estime avoir le niveau d’évoluer pleinement sur le LPGA Tour. Ce sentiment m’a d’ailleurs bien aidé pour performer dans les dernières semaines… »

« A ce titre, mon 66 (-6) lors du dernier tour au Blue Bay LPGA est l’exemple parfait des choses que je veux reproduire le plus souvent possible dans un avenir proche. En 2018, j’ai eu à plusieurs reprises l’opportunité d’accrocher des tops 10 mais, malheureusement, le dimanche, je n’ai pas vraiment scoré à la hauteur de mes espérances. Du coup, ce 66 sans la moindre erreur m’a énormément boosté en termes de confiance. En début d’année, je m’étais fixée comme objectif de réaliser quelques tops 10 et là, cette troisième place a été au-delà de ce que je visais au départ. Mais en même temps, au regard de mon niveau de jeu, j’ai toujours estimé que j’en étais capable. Il n’y avait juste qu’à franchir ce cap mental… Ce 66 est peut-être le tour le plus abouti de ma saison mais ce 63 (-9) au troisième tour au Thornberry (le 7 juillet) a été aussi un élément moteur. C’est marrant à dire mais malgré les conditions de jeu difficiles en Chine où le vent a souvent été présent, j’ai trouvé que le tracé me convenait parfaitement. Je me suis donc sentie à l’aise dès mes premiers coups de golf. Je ne me suis pas posée trop de questions et tout a bien fonctionné… »

Wedge work @cmegrouptourchamp

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Performer en Majeurs

« Cette troisième place m’a clairement libéré, notamment lors de la finale de la Race à Naples (Floride). En Chine, je ne pense pas avoir joué mon meilleur jeu mais cela m’a prouvé à moi-même que je pouvais être parmi les meilleures mondiales. Une fois encore, j’ai fini sur ma meilleure carte de la semaine (69), ce qui m’a permis de prendre la 37e place finale. A l’arrivée, je termine 56e de la Race, un objectif que je m’étais là aussi fixé en début d’année puisque je visais le top 60. Une chose est sûre, cela me donne pas mal d’espoirs pour le futur. »

« En 2019, je vais aussi essayer de performer en Majeurs. Ils ne m’ont pas franchement réussi (un cut sur trois franchi avec une 69e place à l’Evian Championship). Ni les autres années d’ailleurs (rires). A ce niveau-là, j’estime avoir une énorme marge de progression. Ce sera, de toute évidence, un des points à améliorer pour l’année prochaine. Je ne suis pas une joueuse très longue, et dans les tournois du Grand Chelem, les parcours sont plus longs. Je suis presque en-dessous de la moyenne en termes de distance. Ce qui explique qu’en Majeurs j’ai plus de mal que d’autres joueuses. J’ai remarqué que sur les parcours longs et larges, ça me convenait moins car ce n’était pas très sélectif. Si j’arrive à gagner en distance, ça m’aidera forcément à performer, sur plusieurs types de parcours. C’est également sur cet axe que je vais baser mon travail d’intersaison. »

« Après un break d’un mois, je pense reprendre sérieusement l’entraînement au début du mois de janvier. Cela va me laisser un gros mois avant la reprise de la saison. On devrait cette année commencer la saison régulière en Australie, et non plus aux Bahamas comme c’était le cas auparavant. Il y aura, certes, un tournoi en Floride avant cela mais c’est un rendez-vous à champ réduit qui regroupe toutes les lauréates des deux dernières saisons sur le LPGA Tour. Pour 2019, j’aimerais bien gagner un tournoi. Ce sera d’ailleurs mon objectif principal. Et après, le reste suivra. Tout simplement… »


Par Lionel VELLA
28 novembre 2018