Céline Boutier sur le LPGA

Céline Boutier, qui a brillamment décroché son droit de jeu sur le LPGA Tour via le Symetra Tour, une première pour une Française depuis Perrine Delacour en 2013, nous plonge toute l'année dans son quotidien.

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Céline Boutier sur le LPGA – épisode 8 : « Je sens que je peux faire partie des meilleures… »

2019 aura été riche pour la Française, victorieuse pour la première fois en février sur le LPGA Tour et invaincue en Solheim Cup (4 matches, 4 points). En prenant la 26e place finale de la Race, elle sait aussi que sa marge de progression est encore importante. Vivement 2020 !

21-24
novembre
CME GROUP TOUR CHAMPIONSHIP
LIEU : Tiburón Golf Club, Etats Malais Non Federes
CIRCUIT : LPGA Tour

« C’était la première fois que j’effectuais cette tournée de fin de saison en Asie. Ce fut une belle expérience, sur de nouveaux parcours pour moi. En revanche, je n’ai pas réussi à performer comme je le voulais (63e à Shanghai, 53e en Corée, 19e à Taïwan et 52e au Japon). De manière générale, c’est un peu décevant mais c’était quand même sympa d’avoir pu disputer ces tournois à champ réduit et sans cut. J’avais forcément envie de bien jouer, faire quelques tops 10, etc. Mais bon, j’ai senti que physiquement, je commençais à ressentir la fatigue avec cette accumulation de tournois… Ce fut difficile mais ce n’est pas non plus la raison pour laquelle je n’ai pas bien joué. En fait, j’avais beaucoup de mal à scorer. Rien n’était catastrophique mais je pense que mon jeu est resté trop approximatif. Je n’arrivais pas à placer mes coups de fers proches des drapeaux, et mon putting n’était pas assez performant, je dirais même inconsistant d’une semaine à l’autre. En Floride, la semaine passée, pour la finale (CME Group Tour Championship), le ressenti a été un peu le même… Le parcours à Naples était long pour moi. Je devais sortir souvent des longs fers sur des greens assez fermes… D’où cette difficulté à me mettre près des trous, même sur ceux qui me semblaient plus faciles. Bref, j’ai eu beaucoup de mal à faire des birdies (47e place finale). »

« Après l’Open de France au Médoc, j’étais à la recherche d’un caddie… J’ai trouvé quelqu’un pendant une semaine (au Volunteers of America Classic) mais ça ne s’est pas vraiment bien passé. J’avais aussi envoyé un message à Fred Bonnargent (le mari et caddie de Karine Icher) pour des recommandations ou savoir s’il connaissait des personnes qui cherchaient à caddeyer. Et puis il m’a dit que si j’étais intéressé par son profil, il viendrait… C’est comme ça que ça s’est fait. Il m’a accompagné pour les derniers tournois de la saison. Pour moi, c’était plus facile en termes de communication même si je n’ai aucun problème en anglais. Je me suis bien entendu avec lui, même si au niveau des performances ça ne s’est pas bien passé. Ce fut une bonne expérience. Pour la saison 2020, je vais prendre un peu de temps pour savoir qui sera à mes côtés. Je n’ai encore rien décidé. »

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« Je termine 26e de la Race (1 344 points, à 279 points du top 20). Au début de la saison, dans mes prévisions, un top 30 m’aurait satisfait mais je demeure un peu déçue de cette fin de saison où durant cinq semaines, j’ai eu cinq opportunités pour améliorer mon ranking. Et cela n’a pas fonctionné. C’est vraiment la seule déception de l’année, mais en résumé, si on m’avait dit en janvier dernier que je finirais à cette place, j’aurais signé tout de suite. Au classement mondial du 25 novembre, j’apparais à la 61e place. C’est sûr que là aussi, j’aurais aimé faire un peu mieux. Mais bon, je n’essaie pas trop de me focaliser sur ça. Ce sont des choses que je ne peux pas vraiment contrôler. Après j’estime qu’au niveau du jeu, j’ai fait de très belles performances. Je me suis plutôt bien améliorée par rapport à 2018. Et je sais que j’ai encore une bonne marge de progression pour 2020. C’est toujours très satisfaisant. »

« En 2019, j’ai atteint beaucoup de mes objectifs. C’est super positif. Je m’étais ainsi fixée comme but de gagner sur le Tour (victoire en Australie le 7 février à l’ISPS Handa Vic Open), de briller en Majeurs (5e à l’US Open le 30 mai, 6e au British Open le 1er août) et de participer à la Solheim Cup (trois victoires en doubles avec l’Anglaise Georgia Hall, une victoire en simple). Mission accomplie ! Je sais aussi que je peux faire mieux encore. Donc, c’est très motivant pour continuer à progresser et aller dans la bonne direction. Au-delà de ça, j’estime être aussi plus à l’aise au niveau mental. Psychologiquement, cela m’a beaucoup aidé sur le Tour. Je sens que je peux faire partie des meilleures. Avant, j’avais un peu de mal sur ce point. Ma victoire a été très bénéfique. J’ai travaillé pas mal en début d’année avec Isabelle Inchauspé. Et là, j’ai commencé un travail avec Meriem Salmi. Je suis beaucoup plus sensibilisée à la façon dont mes pensées influencent mes réactions sur le parcours et agissent sur moi. Je pense être parfois un peu trop dur sur moi-même, et cette attitude ne m’a pas toujours servi. Là aussi, je progresse. En conclusion, je suis bien plus consciente de mes forces mais aussi de mes faiblesses. »

« La saison 2020 va reprendre très vite pour moi puisque je vais disputer à Orlando (Floride) le Diamond Resorts Tournament of Champions (16-19 janvier), le tournoi réservé aux vainqueurs sur le LPGA Tour. Le calendrier est assez fourni puisqu’il y a deux ou trois nouveaux tournois sans oublier les Jeux olympiques de Tokyo (le tournoi de golf féminin est programmé du 5 au 8 août). Ce sera difficile pour moi de tout jouer. Il va donc falloir faire des choix et optimiser la performance. Mais forcément, les gros objectifs en 2020 seront les Jeux et bien évidemment enchaîner avec une nouvelle victoire sur le LPGA. Je vais essayer aussi d’améliorer mes rankings… Au niveau du jeu, mes objectifs sont plus précis mais je ne les ai pas encore totalement arrêtés. En attendant, je suis en vacances depuis ce lundi (25 novembre). Je vais m’accorder un petit break de deux semaines avant de me remettre au travail. Je reviens en France une semaine, puis je pars en famille une semaine en Europe. Il sera ensuite temps de retourner aux Etats-Unis pour préparer la saison 2020, avec Cameron (McCormick, son coach). » 


Par Lionel VELLA
27 novembre 2019