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L'Interview Hors-Limites : Manon Gidali

Suivez le parcours d’une golfeuse pleine d’ambitions pour 2020 !

Manon Gidali

Trou n°1 : quel était le programme de Noël ?

Nous avons une maison familiale près de Sancerre et chaque Noël toute la famille se réunit là-bas. En général on est 25 et j’adore cette ambiance, le fait de tous se retrouver, de revoir les cousins et cousines qu’on ne voit pas forcément beaucoup au cours de l’année et savoir où tout le monde en est, c’est sympa.

Qu’est-ce que tu as eu comme cadeaux ?

J’ai eu pas mal de petits cadeaux cette année, beaucoup de choses pour voyager notamment. Un coussin pour l’avion, ma grand-mère m’a offert une trousse en fourrure pour mettre mon bazar, des étuis à lentilles de formes rigolotes, une énorme combinaison pyjama Pokémon, je crois que c’est Roudoudou, il est tout rose en polaire. C’était parfait je la mettrais au coin du feu. Pas mal de petites bêtises et de bricoles pour le quotidien...

Et toi, quel est le plus beau cadeau que tu aies fait ?

J’ai offert un abonnement à Longchamp (ndlr : un site d’entrainement intra-muros situé à Paris) à mon père pour qu’il puisse s’entraîner et me rattraper. Il est 9 d’index, c’est lui qui m’a fait commencer le golf. On va régulièrement jouer ensemble quand on se retrouve à la campagne, on est allé faire un parcours juste avant Noël par exemple.

  

Trou n°2 : ton meilleur et ton pire souvenir de 2019 ?

Mon meilleur souvenir à vrai dire concerne l’année 2019 mais j’ai eu la nouvelle fin 2018. C’est lorsque j’ai appris que j’avais ma carte pour le LET le 23 décembre 2018. C’est ce qui m’a permis de jouer à plein temps sur le LET en 2019.

Le pire souvenir c’était quelques semaines après ça, je suis tombée assez malade, j’avais beaucoup de vertiges et j’ai été hospitalisée pendant une semaine. J’ai eu une névrite vestibulaire, une infection qui se produit dans les oreilles et fait perdre l’équilibre. Je ne pouvais plus marcher pendant 2/3 semaines donc j’ai un peu paniqué en me disant que ça allait être très compliqué de rejouer et de retrouver mon niveau rapidement. Finalement j’ai pu guérir assez vite une fois qu’on a découvert ce que c’était mais avant c’était très stressant !

Ça m’a arrêté un bon mois, mais cela m’a permis de beaucoup relativiser et de réaliser la chance que l’on a de juste pouvoir marcher. C’est un luxe dont on ne se rend pas toujours compte !

  

Trou n°3 : quelles sont tes résolutions pour 2020 ?

Toujours les mêmes ! Essayer de ne pas trop manger de gâteaux, parce que je suis une grosse gourmande. 

Et sinon m’entraîner toujours plus, toujours mieux. Et essayer de beaucoup travailler sur mon mental cette année. Je viens de commencer avec un psychologue du sport, qui travaille également pour la Fédération française de football, on est au tout début du travail mais ça me permet de communiquer avec quelqu’un qui connaît bien le milieu du sport de haut niveau et qui va sûrement m’apporter des nouvelles choses pour cette saison 2020.

Et quel est ton vœu le plus cher pour cette nouvelle saison ?

Sans aucune hésitation de récupérer ma carte sur le LET ! Malheureusement je l’ai perdue, je dois repartir aux cartes fin janvier et idéalement j’aimerais finir dans le Top 5 pour avoir ma carte...

 

Trou n°4 : est-ce qu’il t’arrive de faire une réelle coupure avec le golf à certaines périodes ? Ou même en vacances tu es toujours avec tes clubs ? 

Je sais couper parfois, je pense que c’est important de la faire. Je me suis autorisée trois jours à Noël en famille et je me prépare à fond maintenant.

Même en vacances j’aime bien totalement couper, profiter et ne rien faire où faire des choses différentes qui me relaxent.

  

Trou n°5 : quel était le programme pour ta soirée du nouvel an ?

Une soirée avec mon chéri. On a décidé qu’on ne faisait pas de grosse fête car je me prépare pour les cartes et je n’ai pas envie de perdre une journée à être fatiguée et ne pas m’entraîner le lendemain. Donc on restera dans la région parisienne, chez nous à Issy-les-Moulineaux.

Ton copain est aussi dans le milieu du golf ?

Pas du tout, il fait une formation pour devenir pilote de ligne. J’aime bien notre rythme, chacun a son espace, et ça se passe très bien même si on ne se voit pas autant qu’un couple « traditionnel ».

Il te suit un peu sur les tournois ?

À vrai dire, je ne préfère pas. Quand je suis en tournoi je suis là pour performer, j’aime être dans ma bulle et ne pas avoir à m’occuper du fait qu’il soit là et que je ne m’en occupe pas vraiment.

  

Trou n°6 : quelle est la chose dont tu ne te sépares jamais en tournoi ?

J’ai toujours ma panthère rose qui est mon cache drive que j’adore. C’est mon seul gri-gri je dirais. 

J'aimerais me téléporter pour éviter de prendre l'avion.

Trou n°7 : as-tu une phobie ?

Et bien je n’aime pas du tout l’avion ! Ce qui tombe plutôt mal avec ma profession. C’est toujours la partie qui n’est pas agréable pour moi, même si je suis ravie une fois arrivée sur place. J’essaye donc de prendre des huiles essentielles, des petites pilules pour être plus zen... et j’y arrive à chaque fois (rires).

 

Trou n°8 : si tu pouvais inventer une nouvelle règle de golf ce serait quoi ?

Ce serait de pouvoir se dropper à côté des hors-limites, à l’endroit où on est rentré. Le hors-limites c’est la chose que je n’aime pas sur un parcours, lorsque j’en vois ça me fait toujours cogiter, même inconsciemment.

  

Trou n°9 : quelle est ta plus grande fierté ?

Je pense que c’est d’être partie aux États-Unis et d’avoir décroché mon diplôme en économie et business marketing et gagné cinq tournois là-bas. Ça a été une période de ma vie superbe, j’étais épanouie dans tous les domaines, au niveau golfique, scolaire, et même social.

  

Trou n°10 : la chose la plus folle que tu aies fait dans ta vie ?

Peut-être le simulateur de chute libre. C’est une soufflerie qui te propulse en l’air, c’est censé imiter la sensation de saut en parachute. Je m’étais dit que je ferai un vrai saut en parachute après mais je n’ai toujours pas franchi le pas...

  

Trou n°11 : quelle est la personne qui te fait le plus rire ?

En humoriste connu je dirais Gad Elmaleh que j’adore et dans mon entourage Louis Cohen-Boyer (ndlr : joueur de golf professionnel français) qui a vraiment beaucoup d’humour.

Quelle est la personne qui t’a vu le plus pleurer ?

Je pense que c’est mon chien ! En réalité je ne pleure pas beaucoup devant les gens, et je dois me relâcher quand je me retrouve avec mon chien.

  

Trou n°12 : si tu pouvais avoir un super pouvoir ce serait lequel ?

De me téléporter évidemment ! Pour pouvoir éviter de prendre l’avion.

 

Trou n°13 : si tu pouvais échanger ta carrière avec un autre sportive, dans n’importe quel sport ce serait qui ?

Avec un homme ce serait évidemment Tiger Woods. Et une femme, Lindsey Vonn car elle a quand même une carrière spectaculaire.

 

L’Amen Corner

 

Trou n°14 : ta chanson préférée ?  En ce moment c’est Stand Up de Patrick Bruel. D’ailleurs j’ai aussi eu son nouvel album à Noël. 

Trou n°15 : ton sportif préféré ? Tiger ! 

Trou n°16 : ton plat préféré ?  Plutôt un dessert, le moelleux au chocolat avec une petite glace vanille à côté.

Trou n°17 : ta destination de vacances préférée ?  New York.

Trou n°18 : ton coup de golf préféré ? Le coup de Fer 7 punché en léger draw entre 130 et 135 mètres.

 

À toi de jouer maintenant, de quel joueur ou joueuse souhaites-tu tester les limites pour L’Interview Hors-Limites du mois de février ?

 Louis Cohen-Boyer, Stanislas Gautier et Émilie Picot.


Par Prune JUNGUENET
9 janvier 2020