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BMW Charity Pro-Am (Web.com Tour) : Paul Barjon, le cousin d’Amérique

Seul Français engagé sur la très relevée deuxième division US, le Néo-Calédonien passé par le MacKenzie Tour Canada et installé au Texas rêve d’évoluer bientôt sur le PGA Tour. 

Après une victoire en 2016 sur le PGA Tour Canada (Freedom 55 Financial), Paul Barjon évolue depuis le début de l'année sur le Web.com Tour
18-21
mai
BMW CHARITY PRO-AM
LIEU : Thornblade Club (Caroline du Sud), Etats-Unis
CIRCUIT : Korn Ferry Tour

Paul Barjon est cette semaine en Caroline du Sud. Plus précisément au Thornblade Club à Greer, au BMW Charity Pro-Am. Un tournoi en alliance de 700 000 dollars de dotation. Le Néo-Calédonien âgé de 24 ans reste sur un cut manqué en République Dominicaine le 7 mai dernier mais sa neuvième place acquise au Chitimacha Louisiana Open le 26 mars vient pourtant éclairer un début d’exercice 2017 difficile où notre homme n’a joué pour l’instant que trois fois le week-end en huit départs. Actuellement 90e à l’Ordre du mérite avec 16 083 dollars de gains, il conserve néanmoins le moral, même si « la fracture » avec le MacKenzie Tour Canada (PGA Tour Canada) où il évoluait encore en 2016 « demeure importante. »

Rude concurrence

« Sur le Web.com Tour, la concurrence est rude, souffle-t-il. C’est la grosse différence avec le Canada. Ici, il n’y a que très peu de rookie. On croise très souvent des anciens vainqueurs sur le PGA Tour et même d’anciens lauréats en Majeurs. J’ai ainsi vu Angel Cabrera en février en Colombie puis à Panama... Le top 75 conserve son droit de jeu complet pour l’an prochain. La saison est encore longue, il n’y a donc pas de raison de s’alarmer. Mon top 10 en Louisiane m’a fait beaucoup de bien. Et je sais que je suis capable de conserver ma carte... »
Ancien étudiant à la TCU (Texas Christian University), tout comme son pote Julien Brun revenu en Europe faute de résultats, Paul Barjon, installé à Fort Worth (Texas) et passé professionnel en 2016, est formaté pour faire carrière aux Etats-Unis.
« C’est là que ça se passe, répète-t-il. J’aime la culture texane, j’ai la chance de bénéficier de superbes installations d’entraînements au Mira Vista Country Club où je suis membre. Pour mes déplacements aériens, Dallas, c’est l’idéal car c’est une ville particulièrement bien desservie, la météo y est souvent très favorable... Bref, pourquoi devrais-je quitter tout cela ? »

Un caddie à plein temps

Né en Nouvelle-Calédonie, il avoue n’avoir aucune attache en France - « mes parents viennent de s'installer en Australie ! » - même s’il se sent profondément français au pays de l’Oncle Sam. Son objectif est bien évidemment d’évoluer un jour, « le plus vite possible », sur le PGA Tour. Le graal de tout golfeur pro.
« Les joueurs de culture européenne qui montent sur le PGA Tour via le Web.com Tour sont peu nombreux, explique-t-il. Si j’y parviens, ce serait un accomplissement personnel. Cela aurait de la gueule. Et puis on change de planète sur le PGA Tour, forcément. C’est une autre vie. Les parcours sont géniaux. Et je ne vous parle même pas des dotations... »
En attendant, son budget en 2017 sur la deuxième division US est de l’ordre de 2 000 dollars par semaine, dont 1 000 dollars réservés au caddie. « Contrairement au MacKenzie Tour, j’ai quelqu’un à plein temps qui s’occupe de mon sac, conclut-il. Heureusement, comme sur le LPGA Tour, on pratique le Housing lors de nos déplacements sur le sol nord-américain. On est logé chez l’habitant, très souvent dans de superbes maisons car les propriétaires qui nous accueillent ont un fort pouvoir d’achat. Il n’y a juste qu’à louer une voiture et le reste est pris en charge. Je me suis fait pas mal de connaissances, des amis aussi... On garde le contact en s’envoyant régulièrement des mails... C’est vraiment très sympa. En revanche, quand on se déplace hors des Etats-Unis, on est hébergé à l’hôtel. Avec un peu de chance, on peut avoir une chambre pour 100 dollars la semaine mais à Punta Cana, au début du mois, c’était 150 dollars la nuit... »


Par Lionel Vella
18 mai 2017