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Korn Ferry Tour, mode d'emploi

La deuxième division américaine reprend ses droits cette semaine en Floride. Paul Barjon et Cyril Bouniol, les deux Français engagés sur le circuit, nous en expliquent les tenants et aboutissants.

Korn Ferry Tour
Le Korn Ferry Tour est l'unique porte d'accès au PGA Tour. Jamie Sabau / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - AFP
18-21
février
LECOM SUNCOAST CLASSIC
LIEU : Lakewood National Golf Club, États-Unis
CIRCUIT : Korn Ferry Tour

Deux années, une seule saison

Comme la plupart des circuits internationaux, le Korn Ferry Tour organise sa saison sportive sur une année calendaire. D'ordinaire, les joueurs démarrent en janvier et finissent début septembre, mais la pandémie de Covid-19 a chamboulé les habitudes. « Pour protéger les membres du PGA Tour, ils ont décidé de faire durer la saison deux ans », explique Paul Barjon, qui a fréquenté ce circuit pour la première fois en 2017. « On va donc jouer 45 tournois environ, étalés sur 2020 et 2021. » Sans promotion ni relégation, le classement a donc été gelé : «  En septembre dernier, personne d'en haut n'a perdu sa carte, et personne de chez nous n'est monté. On a donc gardé nos positions cet hiver, et ça repart cette semaine », poursuit-il. Le Néo-Calédonien est actuellement 10e du circuit, Cyril Bouniol est quant à lui 180e.

23Le nombre de tournois au programme en 2021, ce qui porte le total à 46 sur l'ensemble de l'exercice 2020-21 du Korn Ferry Tour.

Deux voies d'accès au sommet

Lors de la refonte de la structure sportive du PGA Tour en 2013, le Korn Ferry Tour est devenu l'unique moyen d'y accéder puisque l'historique épreuve des cartes, ou « Q-School », a été supprimée. Cependant, il existe deux façons de gagner sa place sur le circuit le plus compétitif du monde : via l'ordre du mérite de la saison régulière, ou via les gains accumulés sur les trois derniers tournois, labellisés Finals, auxquels participent également les recalés du PGA Tour, à savoir les joueurs classés entre la 126e et la 200e place de la FedExCup. Dans un cas comme dans l'autre, vingt-cinq sésames sont distribués. « À moi d'être performant pour finir dans le top 25 et attraper cette carte du PGA Tour. Et à défaut, l'objectif est de terminer dans le top 75 de la saison régulière, ce qui permet de rentrer dans les trois tournois des Finals où 25 cartes supplémentaires sont mises en jeu. Ce top 75, c'est une carte pleine sur le Korn Ferry Tour assurée pour la saison d'après, et une deuxième chance pour le PGA Tour », résume Cyril Bouniol.

Un avant-goût de PGA Tour

Contraint de patienter une année supplémentaire avant d'accéder à l'élite, Paul Barjon a néanmoins gagné le droit d'y effectuer quelques apparitions sporadiques en 2020-21, un privilège réservé au top 10 du Korn Ferry Tour fin 2020. « On était censés avoir droit à six tournois mineurs du PGA Tour, mais les deux de l'automne dernier sont devenus des tournois réguliers dans lesquels on n'a pas pu rentrer. Il en reste donc quatre en 2021 », indique Paul Barjon. Ces tournois dits « alternate », c'est-à-dire organisés la même semaine que d'autres rendez-vous plus importants, sont le Puerto Rico Open (25-28 février, en face du WGC at the Concession), le Corales Puntacana Resort & Club Championship (25-28 mars, en face du WGC-Dell Technologies Match Play), le Barbasol Championship (15-18 juillet, en face du British Open), et le Barracuda Championship (5-8 août, en face du WGC-FedEx St. Jude Invitational). « Je ne sais pas encore si je les jouerai tous, ça dépendra de mon calendrier et ma position sur le Korn Ferry Tour », précise le Français. « Il n'y a que le premier, à Porto Rico, qui n'entre pas en conflit. Même si c'est un petit tournoi à l'échelle du PGA Tour, c'est six fois mieux doté qu'un Korn Ferry Tour normal, donc c'est un super bonus ! »


Par Alexandre MAZAS
16 février 2021