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Céline Boutier sur le LPGA – épisode 5 : « Le fruit d’un travail très dur depuis deux ans »

En novembre dernier, à l’issue de sa première saison complète sur le Circuit américain, la golfeuse française avait annoncé la couleur : « gagner un tournoi en 2019 ! » Un objectif qu’elle n’a pas tardé à atteindre, dès le mois de février. Au ISPS Handa Vic Open. Son premier tournoi de la saison !

L'année 2019 ne pouvait pas mieux démarrer pour la jeune golfeuse française Kelly Defina / Getty Images Asiapac - AFP
14-17
février
ISPS HANDA WOMEN'S AUSTRALIAN OPEN
LIEU : The Grange Golf Club, Australie
CIRCUIT : LPGA Tour

« Je suis super contente d’avoir pu décrocher ma première victoire sur le LPGA Tour sur le premier tournoi de la saison. C’était une journée difficile, surtout au niveau du long jeu mais mon petit jeu a fait la différence, notamment sur les neuf trous du retour. Je n’ai pas eu énormément d’opportunités de birdies, mais j’y ai cru toute la journée. Un peu plus encore quand j’ai réussi ce putt pour birdie sur le green du 15. Je rêvais de cette victoire depuis que j’ai commencé à jouer au golf. C’est le fruit d’un travail très dur depuis deux ans. Alors forcément, dimanche soir, j’ai eu un peu de mal à trouver le sommeil mais c’est bien quelque part de pouvoir enchaîner tout de suite avec un nouveau tournoi (ISPS Handa Women’s Australian Open, du 14 au 17 février). Je vais pouvoir me concentrer sur un nouvel objectif ! » 

« Je reste deux semaines en Australie ! Avec ce qu’il vient de se passer, le Vic Open aura une place à part dans ma vie de joueuse professionnelle, d’autant que c’était la première fois que je jouais ce tournoi, avec un format que je ne connaissais pas du tout. Faire jouer les hommes et les femmes sur le même parcours, avec un même prize-money, c’est très positif pour le golf. C’est super innovant et ça demeure une super initiative. Et puis c’est sympa de voir jouer les hommes, on ne les croise jamais sur le Tour… Au practice, ils ont une frappe de balle différente de la nôtre. On apprend toujours. J’ai pu échanger un peu plus avec Adrien Saddier. C’est intéressant de voir comment les garçons abordent le parcours, notamment les positions de drapeaux, sur des départs très souvent identiques pour les hommes et les femmes… » 

Fatiguée physiquement et mentalement 

« A l’issue de la saison 2018, j’étais vraiment fatiguée à la fois physiquement et mentalement. J’avais réalisé que j’avais beaucoup joué en 2018 (25 tournois sur le LPGA Tour, 4 sur le LET). Je suis partie en vacances le 20 novembre, je n’ai pas joué au golf pendant un mois et demi. J’ai juste retouché les clubs sur la fin mais je suis ensuite rentrée aux Etats-Unis au tout début du mois de janvier. C’est là seulement que je me suis remise sérieusement au golf. Durant cette période de break, je n’ai pas réellement ressenti ce besoin d’aller au golf… Cela m’a fait du bien de passer du temps en dehors du golf, de voir ma famille que je ne voyais que très rarement… » 

« Je suis partie en Thaïlande un mois au total, en effectuant un crochet durant une semaine à Singapour. Mes parents possèdent un appartement à Bangkok où nous avons passé trois semaines là-bas, avant de rejoindre Chiang Mai durant une semaine. Ma grand-mère est de là-bas. Je suis rentrée ensuite à Paris quelques jours mais je suis repartie très vite aux Etats-Unis car j’avais besoin de revoir mon coach (Cameron McCormick) pour m’entraîner. Il ne me restait que trois semaines avant le début de la saison… »

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Encore une grosse marge de progression 

« J’avais très envie de reprendre le golf, j’étais très contente de repartir au Texas. Durant mon break, je ne me suis pas vraiment entretenue physiquement, c’est pour cela aussi qu’il était temps pour moi de revenir à Dallas… Jusqu’au CME Group Tour Championship (15-18 novembre), ça allait physiquement mais après, pendant les vacances, c’était un peu plus compliqué. De façon générale, je mange assez sainement, donc je n’ai pas eu de problème de poids. Avec Cameron McCormick, on a travaillé surtout sur le swing, car j’ai une grosse marge de progression à ce niveau-là. C’est sur le jeu long que je veux travailler en priorité, et pas seulement sur les premiers tournois mais plutôt sur toute la saison. En trois semaines, avec Cameron, on ne s’est vu que deux ou trois fois… Et c’est vrai que j’aurais aimé le voir une ou deux fois encore mais il n’était pas disponible. Il m’a néanmoins donné des axes de travail, sans avoir aussi ce besoin de le voir tous les jours. » 

« Par rapport à l’an passé, je pense avoir encore une marge de progression importante. Je veux juste essayer d’avancer dans la bonne direction : driving et putting. Je veux aussi me focaliser sur le long jeu, sur les choses que je peux contrôler plutôt que sur les rankings, les résultats, etc. En pensant à ça, on se met trop dans le stress. J’ai déjà connu cela auparavant, et ça ne m’a pas beaucoup réussi. Mon programme pour les prochaines semaines ? Après l’Australie, je pars en Thaïlande (21-24 février) et je serai aussi à Singapour (28 février-3 mars). Avant le Vic Open, je n’étais pas sûr de pouvoir entrer dans le champ mais depuis dimanche soir, c’est une question que je ne me pose plus… »


Par Lionel VELLA
12 février 2019