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Perrine Delacour : « Envie de gagner en 2020 sur le LPGA Tour »

Après un cut manqué en Floride fin janvier pour son premier tournoi de la saison sur le LPGA Tour, la Française, qui revient au plus haut niveau, a enchaîné deux très bons résultats en Australie. Au 21 février, elle pointait ainsi à la 10e place de la Race Globe Season !

Perrine Delacour en discussion avec son caddie lors du 3e tour du Women's Australian Open Sue McKay / Getty Images Asiapac - AFP
19-22
mars
FOUNDERS CUP - REPORTÉ
LIEU : Phoenix, Arizona, Etats-Unis
CIRCUIT : LPGA Tour

16e au Vic Open puis 3e la semaine suivante à l’Australian Open, peut-on dire que vous êtes sur la dynamique du Symetra Tour 2019 où vous aviez terminé première ?
C’est vrai que cette campagne australienne au début du mois de février a été excellente. Alors oui, je suis sur cette dynamique. Juste avant de m’envoler vers l’Australie, j’ai vu mon coach, Chris Mayson. Il est basé à San Diego (Californie) mais il est venu me voir à Orlando (Floride). On fait du bon boulot ensemble. Et cela m’a clairement donné confiance pour ces deux tournois en Australie. 

Ce joli retour sur le LPGA Tour, est-ce une divine surprise ou vous vous y attendiez ?
J’ai très bien joué au golf durant ces quinze jours. Le week-end, au Women’s Australian Open, on a eu beaucoup, beaucoup de vent. Le samedi, j’ai sorti un très bon Moving Day (67, -6). J’ai été chercher un maximum de birdies pour grimper le plus haut possible au leaderboard. Le dimanche, ce fut un peu plus compliqué. J’étais un peu moins bien. Le parcours était vraiment difficile (73, par). Mais j’ai réussi à rebondir. Quand il y a du vent, j’aime bien, ça ne me gêne pas. Au Vic Open, les conditions de jeu étaient encore plus délicates qu’à Adelaïde. C’est un links, un bord de mer. A l’Australian Open, le parcours n’était pas en bord de mer mais j’ai eu la chance de connaître le parcours. Je connaissais ce tracé car j’étais venue ici il y a deux-trois ans. Le tournoi tourne selon les années sur trois parcours différents. Et j’en connais deux sur les trois.  

Qu’est-ce qui a changé pour vous entre 2019 et 2020 ?
Le travail est identique. J’ai juste rajouté en fin d’année 2019 un préparateur physique dans mon équipe. Il s’appelle Josh Loyo. Il travaille en relation avec Chris Mayson. Ils sont dans la même dynamique. 

Je ne vais pas non plus chercher constamment cette victoire car plus on la cherche, plus on se met la pression.

Et par rapport à votre dernière expérience sur le LPGA Tour en 2018 ?
Je suis plus rigoureuse. Mon niveau de jeu est plus élevé. Et puis je sais à quoi m’attendre. L’entraînement est le même qu’en compétition. Mais ça semble plus facile pour moi. 

Quels sont vos objectifs pour 2020 ?
J’ai envie de gagner cette année sur le LPGA Tour. Si ça arrive, c’est très bien. Après, je ne vais pas non plus chercher constamment cette victoire car plus on la cherche, plus on se met la pression. Je vais juste faire ce que je fais de bien en ce moment, c’est-à-dire taper mes coups là où je veux les taper. On verra par la suite…  

Pour cause de Coronavirus, le LPGA Tour a annulé trois tournois programmés en Asie, à savoir la Thaïlande, Singapour et la Chine. Quel est votre point de vue sur cette situation ?
J’avais prévu de jouer la Chine. Si j’avais gagné à l’Australian Open, j’aurais pu aussi entrer pour la Thaïlande et à Singapour. Bon, là, tout est annulé. On reprend à Phoenix (Arizona) à la mi-mars (Volvik Founders Cup du 19 au 22 mars). Mon sentiment sur cette situation ? Je voyage beaucoup dans les aéroports, je n’ai jamais eu de gros soucis de santé. Là, je fais attention en me lavant beaucoup les mains. On a un système immunitaire assez fort, du coup je pense qu’on a très peu de chance d’attraper ce virus. Quelques joueuses ont un peu monté la tête au niveau de la direction du LPGA pour dire que c’était dangereux. Mais la LPGA envoie son staff et des arbitres sur place, ils sont responsables de ce qui pourrait arriver. Ils n’ont pas envie de les voir tomber malade…  

Il y a de très grandes chances pour que je dispute le ANA Inspiration, le premier Majeur de l’année !

Qu’allez-vous faire durant ce long break non prévu au programme ?
Je reste aux Etats-Unis.

Pas de retour en France pour quelques jours ?
Non. Je vais m’entraîner, faire du sport. Je partirais quatre jours plus tôt sur San Diego afin d’aller voir Chris (Mayson). J’en profiterai pour voir également mon coach physique. Après, j’irai sur Phoenix. Les conditions en France ne sont pas les meilleures en ce moment pour s’entraîner au golf… 

Continuez-vous votre travail avec Amélie Cazé, votre préparateur mental ?
Oui, on a prévu de s’appeler. Avec le décalage horaire, ce n’est pas toujours simple mais on a prévu de reprendre ensemble le travail. D’ailleurs, je sens que j’ai progressé dans ce secteur. Lors du dernier tour à l’Australian Open, j’ai ainsi concédé un triple bogey au 14 mais j’ai réussi à rebondir en faisant birdie au 15 et au 16. C’est un signe. J’ai joué dans le par avec six birdies. Je n’ai jamais lâché. C’est très encourageant.  

Quel sera votre programme après Phoenix ?
Au début, j’étais partie pour jouer tous les tournois. Avec cette 3e place en Australie, j’ai décidé de faire l’impasse à Hawaï (LOTTE Championship, du 15 au 18 avril). Il y a de très grandes chances pour que je dispute le ANA Inspiration, le premier Majeur de l’année (2-5 avril). Du coup, ça m’aurait fait trois semaines de tournoi, une semaine de break et j’aurais ensuite enchaîné sur trois semaines de tournoi. Là, je préfère partir sur trois semaines de compétition, puis deux semaines de break et de nouveau deux semaines de tournoi. Je n’ai pas envie de jouer beaucoup et de me cramer pour le reste de la saison. 

Evian ? Les Jeux olympiques ?
Evian, c’est un tournoi qui me tient à cœur. Forcément. Mais ce n’est pas non plus mon objectif principal. Même si ce n’est pas le seul objectif de la saison, c’est vrai que j’aimerais bien faire les JO à Tokyo. De façon générale, je préfère voir comment mon niveau de jeu évolue plutôt que de me fixer sur des tournois en particulier.


Par Lionel VELLA
26 février 2020