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Perrine Delacour, la saison de tous les espoirs…

36e de la Race 2020, auteure d’une saison très solide sur le LPGA Tour, la Française espère confirmer en 2021 en visant, pourquoi pas, une place en Solheim Cup et un ticket pour les Jeux olympiques de Tokyo. Ambitions.

Perrine Delacour avec son caddie, le Français Fred Bonnargent Michael Reaves / Getty Images North America - AFP
25-28
février
GAINBRIDGE LPGA
LIEU : Lake Nona Golf & Country Club, États-Unis
CIRCUIT : LPGA Tour

Après un intermède fin janvier au Diamond Resorts of Champions Tournament (remporté par l’Américaine Jessica Korda), tournoi exclusivement réservé aux vainqueurs des trois dernières saisons sur le LPGA Tour, le plus puissant circuit féminin au monde entame réellement sa saison 2021 cette semaine à Orlando, en Floride, au Gainbridge LPGA (2 millions de dollars de dotation).

« Régionale de l’étape » puisque vivant à l’année à Orlando, Perrine Delacour, 26 ans, est au départ d’un nouvel exercice qu’elle espère aussi riche que le précédent. Sinon plus… En 2020, la Picarde a ainsi pris part à quatorze tournois, franchissant à douze reprises le cut et terminant notamment troisième de l’Australian Open (13 février). Elle s’est aussi distinguée lors des quatre tournois du Grand Chelem au programme (l’Evian Championship ayant été reporté à 2021) en s’invitant à chaque fois les week-ends (30e au ANA Inspiration). Un sérieux plan de marche qui permet d’aborder 2021 avec un maximum de confiance.

Quelques mésaventures

« En 2020, je pense avoir été plutôt régulière dans tous les secteurs de jeu, notamment avec mes fers, explique-t-elle. A ce titre, je suis assez contente du travail que j’effectue avec mon coach (Chris Masson) depuis bientôt deux ans et demi. Globalement, ce fut une bonne saison. Mais rien n’a été facile. J’ai ainsi essuyé quelques mésaventures qui n’ont finalement pas interféré dans mon niveau de jeu, et ça c’est plutôt cool… Dans un passé récent, ces situations qui ne sont pas simples à gérer m’auraient certainement coûté quelques coups mentalement… »

La Française, qui avait fini à la 36e place de la Race (CME Globe Season), fait ici allusion à son retrait forcé du Marathon Classic cet été en raison d’un test positif au Covid-19 effectué sur son caddie de remplacement, alors que Jeremy Young, son caddie habituel, avait rejoint, lui, le PGA Tour sur le sac de Jim Herman.

Un wedging plus efficace

« Pour 2021, on va rester sur le même niveau de jeu, poursuit celle qui a désormais pour caddie le Français Fred Bonnargent, le compagnon de Karine Icher. On va progresser encore. J’ai bien bossé cet hiver avec Chris, on a bien avancé. Quand je dis progresser, c’est plus par rapport au niveau de mes stats, de mon niveau de jeu… Je veux être encore plus régulière. Durant l’intersaison, j’ai beaucoup travaillé sur mon wedging qui me freinait dans cette capacité à faire plus de birdies (68,89 % de greens pris en régulation). Même si Chris est en Californie (du côté de San Diego) et moi en Floride, il y a un vrai échange. Il me donne des idées de plan de travail et tout se passe bien. Il m’arrive aussi de le rejoindre sur la côte ouest pour une semaine de travail intensif… Bref, si ça se passe comme je le souhaite, les résultats suivront. A ce titre, je pense évidemment à la Solheim Cup (4-6 septembre à Toledo (Ohio)). C’est mon objectif mais je ne vais pas non plus me mettre une pression supplémentaire. Et puis il y a les Jeux olympiques à Tokyo (4-7 août)… Quand le golf est redevenu un sport olympique, ça a été mon rêve de défendre les couleurs de la France dans ce genre d’événement unique. »

Reste à savoir si ces Jeux, déjà décalés d'une année, auront bien lieu. Le Covid-19 reste très virulent. Et ce n’est pas Perrine Delacour qui dira le contraire. La situation sanitaire demeure en effet toujours aussi préoccupante aux Etats-Unis où l’on a récemment dépassé la barre, hélas, symbolique des 500 000 décès.

Tout jouer jusqu'à fin avril

« On fait attention, souffle la Française. Je vois toujours les mêmes personnes. Je sais qu’elles font attention. Je ne vais pas m’éparpiller, voir des gens qui auraient tendance à être moins vigilant. Sur les tournois ? On peut manger avec d’autres joueuses en chambre mais c’est à nos risques et périls. Quand on partage, c’est surtout en maison avec une chambre et une salle de bain différente. Et avec une distanciation sociale respectée. Cette année, j’ai un peu partagé. J’ai eu aussi la chance d’être accueillie par quelques familles (Housing), malgré le Covid… Je suis allée également à l’hôtel, toute seule. Les prix étaient bradés, il n’y a pas eu trop de frais supplémentaires… On va continuer comme ça en 2021 même si je ne veux pas trop réserver à l’avance du fait qu’on ne sait pas encore comment tout ça va se passer… J’essaie de m’organiser jusqu’à fin avril-début mai. Après, on verra… »

Elle a ainsi prévu de jouer tous les tournois au programme jusqu’au Hugel-Air Premia LA Open (22-25 avril). Ensuite, il y aura la mini-tournée en Asie (Singapour, Thaïlande, Chine…) mais rien n’indique pour l’instant que ces destinations seront toujours au calendrier le moment venu…


Par Lionel VELLA
24 février 2021