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Saison 3, épisode 3 Céline Boutier : « J’aimerais prendre ma revanche à l’US Open »

La Française espère briller en décembre à Houston (Texas) où se disputera l’US Open, le dernier Majeur d’une saison tronquée. En attendant, elle jouera tous les tournois encore au calendrier aux Etats-Unis et ira même disputer une étape du LET à Dubaï début novembre.

« La reprise du jeu fin juillet a failli se traduire pour moi par une seconde victoire sur le LPGA. J’ai en effet fini seule deuxième du LPGA Drive On Championship, à Toledo (Ohio), un coup derrière l’Américaine Danielle Kang. Je pense qu’il m’a manqué un peu de nerf dans cette première semaine après un long break. Cela a été intense. Surtout en fin de partie. J’ai eu la possibilité sur les derniers trous de décrocher un play-off mais les putts ne sont pas rentrés. Globalement, c’était malgré tout une belle reprise. Je m’étais beaucoup entraînée pendant l’arrêt de la compétition, j’avais continué à jouer, j’avais gagné deux tournois sur le mini-tour… Au fond de moi, j’espérais donc réaliser une bonne perf’ quand le jeu effectif reprendrait, et cela a été le cas. »

« Par la suite, il y a eu la tournée en Europe avec un encourageant top 20 au Scottish Open (18e) mais aussi une journée très dure le jeudi au British (du 20 au 23 août au Royal Troon). Je n’ai pas du tout géré comme il le fallait ce premier tour, joué dans des conditions de jeu extrêmes alors que lors des parties d’entraînement entre lundi et mercredi, il n’y avait pas eu de vent. Le jeudi, on a eu jusqu’à 40 km/h de vent… Cela m’a pris par surprise. J’ai signé un lourd +10 (81) alors que le lendemain, j’ai joué dans le par (71) en manquant le cut d’un point. J’attribue donc tout cela aux conditions météo et non pas à mon jeu. Pour moi, même en ayant raté le cut dans ce premier Majeur de la saison, je n’étais pas du tout en panique car cela a été compliqué pour tout le monde (quatre joueuses finiront sous le par total après 72 trous). Ce sont des choses qui arrivent. »

« Quand le jeu a repris fin juillet, les prévisions étaient très restreintes. Compte tenu de la situation sanitaire, il nous était difficile de savoir si on pourrait jouer les tournois qui étaient encore au calendrier. La pandémie continuait en effet d’évoluer constamment, d’une semaine à l’autre. A ce titre, on ne savait pas si le deuxième Majeur de la saison, le ANA Inspiration (10-13 septembre), allait être maintenu car le virus restait à ce moment-là très virulent en Californie. C’était donc très difficile de se fixer des objectifs, notamment pour les Majeurs. Alors il est évident que j’aurais aimé un peu mieux performer au ANA mais également au KPMG Women’s PGA Championship la semaine dernière (respectivement 44e et 37e). Sur ces deux tournois, j’ai eu clairement un manque de réussite au putting sur des parcours qui étaient tout sauf faciles. Et puis d’une semaine à l’autre, on pouvait avoir des types d’herbes totalement différents. Quand on chip sur du Bermuda ou du Bench, ce n’est pas la même chose. Il faut très vite s’adapter… Mais il est clair pour moi qu’il faut que je m’améliore dans le secteur du putting. »

« Au KPMG la semaine passée, les greens étaient franchement compliqués et super larges. C’était difficile de se placer très près des drapeaux. En jouant agressif, on pouvait aussi se mettre dans des situations dangereuses pour sauver le par dans la foulée. Sur le Aronimink Golf Club, il fallait être patiente sans être trop agressive. Il fallait trouver le bon compromis. Sur les premiers tours, je me suis retrouvée avec des putts de 20 mètres à négocier, donc c’était très compliqué de pouvoir scorer (7 birdies en 72 trous). Au KPMG, le parcours était vraiment très long et avec seulement deux pars 5 et des greens aussi difficiles, c’était loin d’être facile d’aligner les birdies. Il fallait surtout éviter les bogeys… »

« Après quelques semaines, on s’habitue à l’absence du public. Quant au protocole sanitaire, c’est assez strict. On ne peut finalement rien faire. On doit rester dans notre chambre, on ne peut pas aller dîner avec d’autres personnes. Il y a eu quelques écarts mais ça a été rapidement rectifié. C’est assez strict, je le répète, mais il faut l’être aussi un peu si on veut pouvoir continuer à jouer jusqu’à la fin de l’année. Alors justement, je vais jouer les cinq derniers tournois qui sont au programme. Je vais aussi m’aligner sur le Ladies European Tour (LET) du côté de Dubaï au début du mois de novembre (Omega Dubaï Moonlight Classic). J’en profiterai d’ailleurs pour effectuer un saut en France juste après. Et puis il y a l’US Open (10-13 décembre) à Houston (Texas). Ce serait bien de signer une belle performance cette semaine-là, d’autant que j’avais réalisé une belle semaine l’an passé (5e alors qu’elle était en tête au départ du dernier tour). J’aimerais bien prendre ma revanche. Ce sera toutefois différent puisque le tournoi a été déplacé de juin à décembre, il y aura deux parcours (pour les deux premiers tours). Ce sera par conséquent une semaine à part. Mais je ne pars pas dans l’inconnu. Il y a quelques mois, j’étais allée faire une reconnaissance du parcours principal. Il est assez sélectif et assez étroit. Ce sera un bon test. »


Par Lionel VELLA
15 octobre 2020