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Agathe Laisné : « Je ne touche plus un club pendant deux semaines ! »

Troisième de la finale des cartes du circuit européen, Agathe Laisné a décroché ce lundi ses droits de jeu de ce côté-ci de l'Atlantique, une semaine après les avoir obtenus aux États-Unis. La joueuse formée au RCF La Boulie, qui a disputé 13 tours de compétition en 19 jours, revient sur cet épuisant marathon automnal.

Agathe Laisné
La joueuse du RCF est désormais membre des deux principaux circuits mondiaux ! Tristan Jones / LET
16-20
décembre
QUALIFYING SCHOOL - FINAL STAGE
LIEU : Real Golf La Manga Club (North & South), Espagne
CIRCUIT : Ladies European Tour

Comment vous sentez-vous après avoir disputé 13 tours de compétition ces trois dernières semaines ?
Un peu fatiguée (rires) ! C'est vrai que ça commençait à faire beaucoup... J'ai réussi à bien gérer les phases de récupération entre les semaines, donc je suis restée performante jusqu'au bout, mais honnêtement je suis contente que ça soit enfin terminé. Et maintenant, j'ai hâte de passer de bonnes fêtes en famille !

Vous avez pris il y a huit jours la 22e place des cartes américaines, ce qui vous a donné une catégorie partielle sur le LPGA Tour l'an prochain. Ce résultat vous a-t-il satisfaite ?
Oui, bien sûr. Il y a forcément une petite déception de ne pas finir dans le top 20, ce qui m'aurait donné une carte pleine. Surtout pour un seul coup... Mais le plus important était d'attraper une catégorie, même partielle. Ça me permettra de jouer un peu en début de saison, et comme il y aura un « reshuffle » (reclassement des joueuses en fonction de leurs performances en début d'année, ndlr) au mois de mai, je crois, je vais avoir l'opportunité d'améliorer cette catégorie si je joue bien sur les premiers tournois. Donc c'est déjà une belle opportunité, et maintenant c'est à moi de bien jouer sur les premiers tournois de 2022 pour m'en procurer d'autres.

Qu'avez-vous pensé de la performance de votre compatriote, Pauline Roussin-Bouchard ?
Elle jouait plus tard que moi car elle était toujours en dernière partie, donc on ne s'est pas vues sur le parcours, mais on s'est retrouvées à la fin avec très grand plaisir. Elle était évidemment un peu déçue de finir deuxième après avoir mené pendant longtemps, mais elle a vraiment fait deux super semaines et j'étais ravie pour elle. C'est trop chouette de se dire qu'on va se retrouver sur les tournois l'an prochain !

Vous êtes partie directement aux cartes du circuit européen. Pas trop difficile d'enchaîner aussi sec ?
Oui, pas de répit ! Je suis arrivée le mardi en Espagne et je n'ai pu faire que six trous de reconnaissance sur chacun des deux parcours le mercredi, avant de démarrer ces cartes le jeudi. J'ai essayé de me reposer au maximum pour être en forme dès le premier tour. J'étais moins fatiguée que je le pensais, mais il a quand même fallu s'adapter aux greens plus lents et aux conditions de jeu plus froides et venteuses que dans l'Alabama. Je me suis aperçue dès le début que j'avais un peu perdu en distance, environ une canne, à cause de ces différents facteurs, donc ça m'a fait un peu bizarre, mais j'ai réussi à m'y faire. Et j'ai réussi à produire un bon golf, sur la lancée des semaines précédentes. Même si évidemment ça aurait été mieux de gagner, je suis contente d'avoir terminé à la troisième place.

Avez-vous déjà une idée de votre calendrier début 2022 ?
Il est peu probable que je puisse jouer les deux premiers tournois du LPGA Tour en Floride, fin janvier et début février, car je crois que ce sont des épreuves avec des champs de 120 joueuses, et je suis 155e sur la liste de priorité. Je pense que ça commencera vraiment fin mars ou début avril, quand le circuit reviendra aux États-Unis après les deux épreuves de début mars en Asie qui sont également à champ réduit. Mais avant tout cela, la LPGA va organiser un « rookie camp » vers la mi-janvier en Floride pour expliquer à toutes les promues comment fonctionne le circuit. Ça va être intéressant et sympa ! Quant au Ladies European Tour, le calendrier n'est pas encore sorti, donc c'est difficile de se projeter. Mais quoi qu'il arrive je pense que j'essaierai de jouer au maximum aux États-Unis.

Vous êtes pro depuis à peine six mois et déjà membre des deux principaux circuits mondiaux. Vous réalisez ?
Ça me plaît énormément d'être professionnelle de golf, c'est une nouvelle vie qui pour l'instant me ravit. Et même si, évidemment, il faut travailler dur, j'ai de bonnes ambitions pour le futur. Mais dans l'immédiat, je vais passer deux semaines sans toucher un club de golf, et je crois que ça va me faire le plus grand bien (rires) !


Par Alexandre MAZAS
21 décembre 2021