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Antoine Schwartz : 2019, année exotique

Au sortir d'une saison 2018 pourtant honorable sur le Pro Golf Tour, Antoine Schwartz a préféré aller tenter sa chance sur le Mena Tour, circuit professionnel du Moyen-Orient en plein développement. Passé avec succès par l'épreuve des cartes, il attaquera sa saison ce samedi en Jordanie.

Antoine Schwartz
Le Racingman est désormais membre à part entière du Mena Tour. D. R.

Quelques jours après Maxime Blandin, qui a décroché sa carte de membre lors de la première épreuve qualificative organisée à Aqaba du 30 janvier au 1er février, Antoine Schwartz est devenu ce mardi le deuxième Français à rejoindre le Mena Tour. Une récompense obtenue dans la Q School B, après trois tours bouclés à la 27e place sur le même parcours de l'Ayla Golf Club, sur les rives de la mer Rouge. Contrat rempli donc pour le joueur du Racing Club de France, qui démarrera ce samedi, toujours en Jordanie sur le même parcours, sa saison. « On enchaîne ensuite à Dubaï, Oman, à nouveau Dubaï puis Bahreïn. Il y a une longue pause jusqu'à début octobre, où on repartira pour une nouvelle série de cinq tournois », explique-t-il.

Créé en 2011, ce petit circuit professionnel du Moyen-Orient (Mena signifie à la base « Middle East and North Africa ») est en passe de devenir une destination prisée des golfeurs européens, pour plusieurs raisons. « Il n'y a pas eu de tournois l'an dernier, car ils ont travaillé pour créer un circuit plus attractif cette année. Avant, les dotations étaient de 40 000 dollars, maintenant c'est entre 75 et 100 000 dollars, donc ils ont vraiment voulu faire quelque chose de gros, en association avec d'autres tours. Ils ont aussi la volonté d'offrir des exemptions sur le Challenge Tour, comme les autres circuits satellites tels que le Pro Golf Tour et l'Alps Tour. Ça montre qu'ils veulent évoluer. Quand j'ai su qu'il y avait des qualifications, je me suis dit qu'il fallait tenter ma chance. Les parcours annoncés sont sympa, les destinations également, donc c'est assez excitant », résume le Français.

De belles opportunités à saisir

Antoine Schwartz

Si les récompenses de fin de saison ne sont pas encore annoncées, plusieurs belles opportunités d'accéder aux échelons supérieurs attendent les joueurs en cours de saison. « Le premier de l'ordre du mérite à l'issue des deux premiers tournois est invité au Oman Open sur le Tour européen (28 février-3 mars, ndlr). À l'issue des cinq premiers tournois, le numéro 1 ira jouer le Maybank Championship en Malaisie (21-24 mars), le deuxième le Trophée Hassan II (25-28 avril), le troisième le Jordan Mixed Open (4-6 avril, épreuve co-sanctionnée par le Challenge Tour, le Staysure Tour et le Ladies European Tour), le quatrième et le cinquième un tournoi de l'Asian Tour », énumère-t-il. « Les organisateurs discutent aussi pour négocier des invitations sur des circuits supérieurs, soit à l'issue du ranking final, soit de celui des cinq derniers tournois. Il y a deux ans, les trois premiers de l'ordre du mérite ont joué les tournois de l'European Tour à Dubaï et Abu Dhabi. Donc tout laisse penser que ça sera dans le même style pour le printemps 2020. »

Avec ses alléchantes récompenses, ses dotations deux à trois fois supérieures aux circuits satellites européens, ses destinations ensoleillées et ses parcours de qualité, le Mena Tour 2019 a en effet de quoi séduire. Mais avec seulement dix dates au programme, pas de quoi contenter pleinement un golfeur professionnel doté d'un minimum d'ambition. « Au-delà de ça, mon objectif est de jouer un maximum de tournois du Challenge Tour, sachant que je n'ai que la catégorie française qui me permet de jouer les quatre en France. Il y aura peut-être deux ou trois tournois sur lesquels les joueurs sans catégorie pourront rentrer. Enfin s'il y a quelques qualifications en plus, j'irai les jouer. Si je fais une bonne première partie de saison sur le Mena Tour je serai peut-être en position de demander des invitations », poursuit Antoine Schwartz, qui effectuera aussi quelques apparitions épisodiques sur le Pro Golf Tour « pour garder le rythme ».

« Retrouver l'excitation de la découverte »

Joueur confirmé du circuit satellite d'Europe de l'est entre 2014 et 2016, année où il a d'ailleurs remporté l'ordre du mérite, l'élève de Guillaume Biaugeaud au golf PGA France du Vaudreuil assume pleinement sa nouvelle stratégie pour rebondir, après une saison 2017 ratée sur le Challenge Tour et une année 2018 conclue à la 13e place sur le Pro Golf Tour. « Je me suis remis en question, car même si finir 13e reste correct, j'avais envie de changement. J'aime bien découvrir de nouveaux endroits, donc je me suis dit pourquoi pas aller tenter ma chance au Moyen-Orient. Au-delà de tout ce que le Mena Tour peut offrir, l'essentiel aujourd'hui est de retrouver l'excitation de la découverte, de la nouveauté », indique-t-il. 2019 sera une année exotique pour le Racingman, qui partagera d'un point de vue logistique son aventure avec Christopher Mivis, un joueur belge passé lui aussi par le Challenge Tour et le Pro Golf Tour. « On a réservé tous nos billets d'avion, nos hôtels et nos locations de voiture, donc tout est booké. Il n'y a plus qu'à faire des birdies maintenant ! » Outre Blandin, Schwartz retrouvera sur les fairways jordaniens, émiratis, omanais ou encore bahreïnis quelques autres compatriotes - notamment Gary Stal, Victor Riu, Lionel Weber et Robin Roussel - exemptés grâce à leur statut de membre du Challenge Tour.

Antoine Schwartz

Par Alexandre MAZAS
7 février 2019