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Paris Legends Chp (ST) : Jean-François Remésy, chef de file

Quinzième à l’Ordre du mérite du Circuit européen des plus de 50 ans et meilleur français, le Nîmois, victorieux début juillet en Suisse, est l’un des grands favoris de l’unique étape tricolore du Staysure Tour. Interview.

Jean-François Remésy va retenter en novembre prochain les Cartes américaines... Phil Inglis / Getty Images Europe - AFP
11-13
octobre
PARIS LEGENDS CHAMPIONSHIP
LIEU : Golf de la Boulie, France
CIRCUIT : Staysure Tour

Son départ pour le deuxième pro-am de la semaine ce mercredi à La Boulie est dans moins d’une demi-heure. Mais Jean-François Remésy, radieux et en pleine forme physique, abrège son entraînement pour nous consacrer quelques minutes. Entre son retour à La Boulie, trente ans après le tournoi Perrier de Paris, ses ambitions de top 10 à l’Ordre du mérite européen et sa préparation pour les cartes américaines en novembre, le double vainqueur de l’Open de France au Golf National n’a évité aucun sujet. Rafraîchissant !

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant de prendre part à la seule étape française du Staysure Tour, le circuit européen des plus de 50 ans ?
Je vais peut-être vous étonner mais je l’aborde comme un autre tournoi. Il n’y a pas de raison de changer d’objectif. Le mien étant avant tout de faire à chaque fois le mieux possible. Mais il est évident que d’être en France va me donner un surplus de combativité. La France, c’est mon pays et j’ai toujours essayé de bien jouer chez moi. Alors c’est sûr qu’au départ du 1 ce jeudi, il y aura inconsciemment ou pas un gain de motivation supplémentaire. Après, on verra bien ce qui va se passer… J’ai trop d’expérience dans ce sport qu’est le golf pour dire qu’on se sent bien et à l’arrivée, on passe à travers. Et vice-versa. En Suisse au mois de juillet, je ne m’attendais pas à briller et j’ai finalement gagné. Et puis en Allemagne la semaine suivante, je me sentais super bien, je visais la victoire et je n’ai pas gagné… En tout cas, je suis très content d’être ici à La Boulie. 

Quel souvenir gardez-vous de ce parcours de la Vallée ?
Je ne l’ai plus rejoué depuis une trentaine d’années je crois (rires)… Depuis le Tournoi Perrier, en 1991 ou 1992… Je ne sais plus au juste… J’ai croisé pas mal d’amis depuis que je suis arrivé cette semaine à La Boulie… Cela fait beaucoup de bien. Et puis je débarque ici plutôt serein. 

Effectivement. Vous enchaînez les bons résultats depuis la mi-juin…
Je l’avais expliqué après ma victoire en Suisse au début du mois de juillet. Il n’y a pas de hasard. C’est juste une question de travail et d’investissement supplémentaire. Et se dire aussi qu’il est quelque part temps d’arrêter de passer à côté des saisons. Le temps passe vite. Il me reste encore quelques belles années devant moi. Jouer au golf, c’est ce que j’aime le plus. 

Vous évoquez ce succès en Suisse. Etait-ce inattendu pour vous ?
Non car j’étais en train de bien jouer à ce moment-là. J’avais été dans le coup quelques semaines avant en Italie (9e place finale). Je revenais plutôt bien. La fracture de mon doigt s’est totalement résorbée, le fait de reprendre à fond le travail, de sortir tout ce que j’ai dans les tripes, tout cela me mettait en position idéale sur un leaderboard. Et cela s’est confirmé en Suisse… Comme Barry Lane ou Stephen Dodd, on est là pour la gagne, pour la dernière bataille sur les neuf derniers trous…

Finir dans le top 10 de l’Ordre du mérite du Staysure Tour, c’est jouable ?
Complètement ! Il faut faire de gros résultats même si sur ce circuit il y a certaines choses qui ne vont pas. En Angleterre, la semaine passée, le vainqueur empochait 50 000 et le deuxième seulement 17 000… Ce n’est pas normal. Malheureusement, nous ne sommes pas aux Etats-Unis. Economiquement, c’est compliqué en Europe. 

Alors justement, repartir aux Etats-Unis sur le Champions Tour, vous y pensez ?
Bien sûr. Je vais même disputer le Stage 1 en Floride (13-16 novembre). Je pars là-bas dans quinze jours. Comme je l’ai dit, le temps passe vite, ma carrière est plus derrière moi que devant mais d’un autre côté, je joue bien. Donc, si j’ai deux bonnes semaines lors du Stage 1 et lors de la finale (27-30 novembre à Tampa Bay, Floride), pourquoi pas ? En tout cas, je ne veux pas avoir de regret. Là, je joue de mieux en mieux. Je progresse sur plein de choses… A 54 ans, vous vous rendez compte ? Ce jeu est tellement surprenant. Après, il y a un entretien physique à assurer et rien ne vient tout seul. Mais je suis bien !


Par Lionel VELLA
10 octobre 2018